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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 12:15

Noah

 

LE LIVRE DES VEILLEURS

 

Noé (2014) est un film d'aventure du réalisateur et metteur en scène américain Darren Aronofsky. Après son thriller fantastique, Black Swan (2011), il nous conte par ce gros-blokbuster de 125 millions de dollars, l'histoire en 138 minutes tirée d'un épisode biblique mondialement connu, celle du patriarche Noé (Noah) et de sa famille lors du déluge universel. Sur une terre dévastée par la violence et la cupidité des hommes, Noé se voit confié une mission fondamentale, sauver les animaux de la destruction prochaine de toute forme de vie par un cataclysme planétaire, la submersion totale de la terre par les eaux. Des visions effrayantes et prophétiques lui indique comment accomplir sa tâche : Construire une Arche. Encerclés par une horde de guerriers sanguinaires, lui et les siens sont secondés dans cette entreprise colossale par des créatures géantes : Les Veilleurs. Mais voyant la férocité et la méchanceté des hommes, le regard de Noé s'assombrit, son coeur se durcit envers ses proches, son âme n'est plus que tourments. Ce film aux effets spéciaux parfois spectaculaires, à l'image somptueuse et saturée est aussi l'adaptation d'une bande dessinée d'héroic fantasy où le scénario co-signé d'Aronofsky lui-même, fut publier en 2011 par un premier tome : Noé-Pour la cruauté des hommes. Le long-métrage hollywoodien est soutenu par la prestation remarquable de l'acteur Russell Crowe qui réalise à cet effet une très grande performance dans le rôle de Noé. Il accompagne dans son navire, l'actrice Jennifer Connely (Naameh) sa femme aimante, la très belle Emma Watson (ila) sa fille adoptive, l'aîné de ses fils, Sem (Douglas Booth) et son second, Cham le tiède (Logan Lerman), tous sortis d'un casting de haut niveau qui fait du film une agréable et dramatique apocalypse familliale pleines de rebondissements. Le réalisateur ayant pris des libertés interprétatives sur le texte du Pentateuque de la Genèse, déroule l'intrigue de sa superproduction héroïque comme un Midrash Haggadah (l'art d'enrichir par le développement de l'imagination (règle) improvisée les lacunes qui sont présentes dans une histoire pour en trouver le sens) en prenant comme référence certains textes dits abusivements apocryphes. Pour une plus grande conpréhension de sa lecture nous les associerons à des versets Bibliques. L'une des grandes attractions de son Péplum écolo-monothéiste est la présence de gigantesques personnages aux corps de pierre possedant six bras chacuns et aidant Noé à la construction de l'Arche. Leur chef porte le nom de Samyaza. Qui sont-ils ? Ses colosses de pierre aux yeux enflammés sont mentionnés dans le livre des veilleurs, la partie la plus ancienne (-300) du livre d'Hénoch I l'éthiopien, un pseudépigraphe attribué à l'arrière-grand-père de Noé (Genèse 5:18-24), Hénoch (Idrîss l'initié), d'où l'authenticité à été prouvée par des fragments découverts sur le site archéologique de la Mer Morte de Qumrân (1947-1956) en Palestine. Il decrit la rébellion et la chute (Nâphal) des veilleurs du ciel, (chapitres 7-17) sur la terre au mont Hermon (abel maïn) entre le Liban et le Semir (Ézéchiel 27:5) dans l'intention de prendre pour compagne les filles des hommes (Gen 6:1-4). Les veilleurs surnaturels sont communément appelés B'néi Ha-Élohîm, fils du très-haut. D'après une autre version, Le livre des secrets d'Hénoch II (Slave) en 61:10, ils étaient au premier rang de l'armée céleste avant leurs chutes (Ésaïe 14:9-19). Ce sont des Séraphins (séraf, Sârâf : brûler) à formes humaines (Gen 19:1-8, Hébreux 13:2) dotés de six ailes (Hénoch II 21:2-3, Ésaïe 6:2-4). Le roi Nabuchodonosor dans le livre de daniel (4:10-20) est averti de son jugement par un veilleur et bien d'autres sont aussi porteurs d'ordonnances émanant du très-Haut. Déchus, ils sont alors désignés comme des serpents (Deutéronome 8:15) errants dans le désert. Lors de son ascension mystique (Hébreux 11:5) (Gen 5:24) à travers les palais célestes (Hékâlôt) des sept cieux, lieux de séjours de toute la hiérarchie angélique, jusqu'à la Merkabah, le char du trône d'Élohîm, Hénoch III (Sépher Hékhâlôt) place les Séraphins (ardents) autour et au-dessus du siège divin et indique (26:9) que leurs 3 paires d'ailes correspondes aux six jours de la Genèse (voir le Maâmar Yiqqawou Ha-Mayyîm). Le septième patriarche, père de Mathusalem, leur rends visite au 5 ème palais (ciel) dans Hénoch II (18:1-2) et les désignes par le nom d'Égrêgoroi (veilleurs) : "Qui se sont séparés d'eux-même, deux princes et deux cents marchant à leurs suite, et qui sont descendus sur la terre et ont fait alliance sue le sommet de la montagne de l'Hermon, pour se souiller avec des femmes et ils se sont souillés, et le très-haut les a condamnés". Nous retrouvons dans le film, l'un de ses deux prince, Shemêhaza (Hénoch I 9:6-7) animé par la voix de l'acteur Nick Nolte. Cet ange resplendissant a enjôlé avec l'aide d'Azaël (livre de tobie 8:3) tous les êtres angéliques les plus élevés qui gravitais au-dessus du trône d'Élohîm dans la Merkabah pour venir sur la terre s'accouplés avec les femmes des humains. C'est la chute de la bande des Deux-cents. Bien que cet épisode effrayant sur une des origines du mal au sein de l'humanité (Caïn) en perdition à l'époque antédiluvienne ne soit pas mentionné dans le film d'Aronofsky, il est indispenssable d'en prendre connaissance pour y trouver l'origine de son histoire. Selon un fragment Noachique (106-107) de l'Apocalypse de Noé, ses esprits célèstes et divins on transgressé du haut du ciel la parole du maître de lunivers et voici encore "qu'ils on commis le péché et transgressé la loi : ils se sont unis à des femmes, avec elles ils ont commis le péché, et les en ont épousé et ils on eu des enfants" (106:13-4). Comment des anges émanés éternellement ont-il pu commettre une telle infamie ? Eux, qui sont les fils d'Élohîm, les enfants du créateur, ses feux spirituels (Sepher Ha Zohar (noah 62b, Le Midrash de Semhazi et Aza'el, Job 38:7, Gen 6:3-4). Les filles de la terre les ont attirées par leurs artifices, leurs beautés charnelles semblables aux éclats des tourbillons des grandes galaxies comme l'insinue Le Testament de Ruben (5:6), un écrit intertestamentaire de Qumram. Mais me dira-t-on, comment se fait-il, puisque les anges ne sont que pur esprit (Hébreux 1:14) et qu'il n'y a ni chair ni matière en-eux ? (Ps 104:4). Alors qu'ils veillaient sur le bien-être des hommes après la première chute du Gan Eden, c'est en soufflant (rouah) une image (germe) d'eux fantasmée, une idée sublimante comme une semence fantastique, un souffle de parole imaginative (Ézéchiel 1:28), dans les rêves des filles de l'homme que leurs désirs d'êtres semblables au très-Haut Élohîm se réalise. L'idolâtrie par la convoitise (Ésaïe 14:12-24) pour se faire adorés comme des dieux par leurs propres créations; Cette copulation psychique et surnaturelle est expliquée en (5:6-7) du Testament de Ruben : "C'est ainsi qu'elles séduissirent les veilleurs qui existaient avant le déluge. En effet, comme ceux-ci les voyaient continuellement, ils les convoitèrent et conçurent l'acte dans leur esprit. Ils se changèrent en hommes et leurs apparurent quand elles étaient en train de coucher avec leurs maris. Les femmes convoitèrent dans leurs esprits leurs formes et enfantèrent des géants. Car les veilleurs leurs apparurent comme s'ils touchaient les cieux." puis dans le Livre Des Jubilés 5:1-5) : "ils prirent pour femmes les filles des hommes qui enfantèrent des fils : Les Géants (Néphilîm)" de même pour Le Testament De Naphtalis en (3:5). On apprend aussi que les Séraphins veilleurs du ciel peuvent atteindre (Hénoch III 21:1-4, 22:16, 25:4, Talmud Haguila 13a, Guedoulat Moché 4) de très grandes tailles, la hauteur d'un homme à plusieurs dizaines de mètres de hauteurs. Dans le film d'Aronofsky, ils sont assimilés aux Géants (Néphilîm, ceux-qui tombent), leurs fils. Noé et sa famille sont protégés par un veilleur en pierre et bienfaisant du nom de Og (animé par l'acteur Frank Langella) qui essaieras de convaicre Samyaza de garder leurs vies. Qui est ce Og ? Un Réphaïm (Deutéronome 3:11) de la race (ombre) des géants (Baruch 3:26). Les géants (Nephîlayyâ) sont les fils des veilleurs (Écrits de Damas 2:19) et Og (ôg) qui est née avant le déluge (Nombres 21:33) est le fils d'Akhija (A'hia) un ancien visionnaire (Deutéronome 1:25, Josué 12:4-5) dont le père était le chef des anges déchus (Traité du Talmud de Babylone niddah 61a) : Shemêhaza (Cham'hazaï). Og mesurait (deutéronome 3:11) neuf coudées de longueur (15 pieds = 4,55 mètres) et quatre de largeur (2 mètres). Certains disent qu'il a survécu au déluge en restant assis sur le toit de l'Arche (talmud Babli Zabahim 113b, Pirkê de Rabbi Eliezer 23) se qui explique la présence de son frère Sihôn (Nidda 61a) et d'une nombreuse descendances, les Gibborim (Judith 16:6), les Anakim et autres héros aux noms repertoriés : Ahiman, Schéschaï, Talmaï fils d'Anaq (Nombres 13:22) ou Hahyah et Ohayah pour le Livre des Géants (Qumrân), après le cataclysme des eaux où ils seront chassés pendant la conquête du pays de Canaan par la tribu de Juda (Josué 15:14, Juges 1:10-20) et détruits (Livre d'Amos 2:9). L'Archange Uriel (Urî'el) les conduira au jugement dernier dans le second Livre des Oracles Sibyllius. Au temps de Noé, les néphilîm rendirent la terre improductive (Nephtali 3:5) car ils dévorèrent le fruit du travail des hommes jusqu'à ce que ceux-ci ne puissent plus se nourrir (Hénoch I 7:3-5). Shemêhaza (terre du puissant), le grand séducteur Sêmîazâz (Yeqon-Mastêma) et toute sa clique (Og, Rameel etc..) d'anges-géants déchus, ont leurs véritables corps de gloire recouverts de pierre, dans le film Noé (repos de la terre), une sorte de cuirasse de roche résultat de leurs chutes des cieux sur la terre. Les Séraphins dechus sont des étoiles (Job 38:7) filantes, des astres messagers, enbourbées depuis leurs chutes dans la pesanteur terrestre. ils sont les instructeurs de l'humanité de Caïn (Livre des Jubilés 6:15) et pour cause seront enchaînés dans les profondeurs de la terre (Jubilés 5:6-7). Parmi les chefs des anges tombés, Azâzêl (Ouzziel, falaise du rocher (Talmud Yoma 67b, Livre de Tobie 8:3, Lévitique 16:10-26) enseigna la fabrication par la forge du fer et de l'airain des instruments de guerre, des boucliers, des épées, toutes armes de mort, aux hommes qui s'empressèrent de dévasté la terre (Hénoch I 10:8, Ézèchiel 8:17) en l'emplissant de corruptions et de massacres (Midrash Abkir 68a). Un art transmis de la guerre que semble maîtrisé le roi Toubal-Caïn (Genèse 4:22), joué par l'acteur Ray Winstone, un descendant de Caïn et bâtisseur de ville viciée par la folie (Gen 4:17) qui donnera pour fils à sa propre soeur un démon noir, Asmodée (Livre de Tobie 3:8). En ces temps-là tout n'était que chaos de sang. Au milieu d'une nature saccagée où règne des charniers épouvantables, les hommes ruinés et livrés au canibalisme féroce, aux affreuses fornications perverses, commençèrent d'invoquer le nom du très-Haut (Gen 4:26) par la magie noire et l'ignoble astrologie impure (Zohar I Rabbi Abba 1:37b). Ce fût la cause du déluge. Une longue chaîne de corruption depuis le meurtre d'Abel par Caïn. Seul Noé (Nouh) un descendant de Seth trouve grâce aux yeux du très-Haut (Gen 6:8) en respectant le terre et le sang (Gen 1:29, 2:15). Les Géants de pierres paraissent vouloir demander leurs rédemptions (Hébreux 1:4-5) et le pardon auprès du maître de l'univers lors de la pulvérisation de leurs écorces de pierre sous les coups désespérés des troupes guerrières des descendants de Caïn (fer-de-lance) à l'assaut de l'Arche, leurs corps de feu glorieux, s'en échappe pour s'élevés à une vitesse fulgurante vers le ciel. Leurs véritables corps de lumière qui étaient ensevelis dans la boue sont semblables à ceux d'Adan et Ève, le premier couple humain avant leur bannissement du Gan Eden, t-elles qu'imaginées par Darren Aronofsky dans son film. Effectivement,  Adonnaï-Elohîm constitua le corps du premier homme (Harichon) à partir d'une subtance lumineuse (Qav) proche (Tselem-Elohîm) de son image (Ézéchiel 1:26) et de celles des Séraphîns de son trône (Isaïe 6:2, Ps 33:6). Yahweh dit en Genèse (1:26) : "Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance." à l'adresse de ses Anges, vu qu'il prend toujours conseil auprès de ses familiers d'en-haut (Daniel 4:14, Sanhédrin 59b). Ainsi ceux qui avaient été créés par Adonnaï le Saint béni-soit-il avant le monde terrestre (Ps 93:2), assistèrent dans le jardin d'Eden (Sanhédrin 59, Béréshit Rabba 8:9) à la naissance de celui qui les dominera (Zohar H'adash 14) : L'homme, origine de toutes les âmes (Tikouné Zohar 56, 90b, 139b). Devant les Anges réjouis (Job 38:6-7), Adonnaî-Elohîms inséra par son (Rouah) souffle (Genèse 2:7) une âme flamboyante (Neshamah) et radieuse (Genèse 1:4) dans une enveloppe de matière indestructible (Zohar II, 55a) et éternelle provenant du Jardin des délices. Un corps de sang et d'argile (Nephesh-Adamah) empli d'une âme vitale (Siphré Deutéronome 132a). Puis Yahweh "Qui s'enveloppe de lumière comme d'un manteau" (Ps 104:2), étendit sa gloire (Shekhina) toute puissante sur Adam. Ce qui lui fit un vêtement de lumière (Ézéchiel 10:4, 43:2). Yahweh, en conçu un deuxième égal au premier, pour la Mère de l'humanité (Midrash Mishle 34a), Ève (Icha). Tous deux, le corps radieux (Exode 34:29, Homélies pseudo-clémentines 17:7, Proverbes 20:27, Job 32:8) entourés de la splendeur célèste (Zohar I 36b) et revêtus de cette tunique de lumière (Midrash Rabba Béréshit 20:3, 20:29, 29:29, Zohar I et II Genèse 36b, Pikkoudei 229b, Arizal likkoutim Béréshit) semblable au manteau (Haluq) personnel du créateur d'univers (Hekhalot Rabbati 102), furent tenté par un étrange animal doué de parole : Le Nahash (Nâhâs). Cette bête était la plus intelligente de tous les animaux vivants au Gan Eden (Genèse 2:7) mais aussi la plus rusée (eiron). A suivre...........

 

Noah (2)

 

La chute des veilleurs sur la terre.

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 12:55

masque blanc iboga the-visionnaire (2)-copie-1

 

LA NUIT DES MASQUES

 

Troisième partie : Pendant l'ingestion et l'irradiation (45 minutes) des propriétés subtentielles psycho-magiques de l'écorce amère d'Iboâ (iboga) dans le corps du Bandzi, sortant des pénombres de la brousse, un petit groupe de danseurs (Akom) drapés de longs pagnes imprégnés de rouge, le visage couvert de Kaolin blanc, les cheuveux verts et le cou enlacés par des parrures enfilées de coquillages reliées à des paires de dents de panthères, l'invitent à quitter le Nzimba de la forêt (Afane) sur les ryhtmes frénétiques des battements de tambours (Ndungu) et des vibrations modulées, répandues par les cordes stimulées par la bouches des joueurs (Béti) de deux petites cithares Mogongo (Ribocki) en forme d'arc. Ainsi sont les premiers battements du cœur et du souffle de Nzame qui interpellent le Bandzi à connaître sa volonté (Bwiti) de conscience par l'interrelation élémentale et végétale qu'est l'Iboga, son propre sang. Avant de se joindre aux danseurs mystiques, le Dindario reçoit un large trait rouge (Tsingo) vertical et central, descendant du sommet de sa tête (nlô) jusqu'au bas de son abdomen. C'est la trace de sa naissance dans le sang de l'accouchement, la délivrance. Le Bandyi doit revenir à l'origine de son être en mettant en bas (rouge) l'esprit (blanc) d'en haut. Le Kombo initiateur (Nima) le fait s'asseoir à genoux sur des grandes feuilles de bananiers, signe représentant les langes de sa nouvelle renaissance (Meyaya), à la gauche de son Parrain debout qui tient dans sa main droite deux petites torches de braises enflammées indiquants la présence des esprits (Ekaba), lui ouvre la bouche et perce d'un coup sec sa langue d'une longue aiguille (Etombo) d'enveloppe de Bambou plantée aussitôt dans le centre (Rachis) d'une grande plume brillante provenant de la queue rouge vif d'un perroquet gris du Gabon. Elle est ensuite fixée dans la chevelure du Bandzi ou maintenue par une couronne de coquillage blancs. Le perroquet (Ngouiaye) appartient au culte des animeaux fétiches anonciateurs de la parole messagère. L'initié est alors blessé au front par les lames de deux grands couteaux que le Nganga-magicien, dans un cri de rage, fait disparaître à moitié dans le sol. ils incarnent les deux tranchoirs qui servirs à découper en morceaux le corps de la mère (Bensogho). Le fait d'enterrer les pointes ensanglantées dans le sol de la terre (Mère) apporte une protection contre les attaques des mauvais sorciers (Beyer), un repoussoir pour les génies malfaisants (Abanbo). Les marques (Ba) ou incisions sur le front matérialisent l'ouverture de la connaissance dans le sang du sacrifice (Bandjoku). Les hurlements plaintifs des chiens se font entendre dans le lointain opaque de la nuit (Alou) rituelle (Ngoze). Les yeux exorbités et rougis de l'initié scrutent avec inquiétudes les étincelles attisées des flammes (Akwa) qui voltigent comme des guides ailées hors de leurs supports bâttonnés vers le gouffre de l'obscurité épaisse de la forêt de l'étrange. C'est l'appel sur le chemin du Boity. Le bandzi est enfin prêt à rejoindre la file en ligne des danseurs mystiques qui s'élancent en dansant (Endzamba), les chefs à leurs têtes, vers le village (Dza) où réside sur sa place, le sanctuaire cosmique des ancêtres (Mbanja), le Mulebi du corps de garde. Arrivé sur la cour (Nseng) du lieu-dit au abord des cases d'habitations (Boundzi), tous les résidents sont pris dans une danse collective (Nginda) qui se manifeste par des figures accrobatiques dynamiques (Ndjèmbé) en forme de spirale tourbillonnante (Seng) autour d'une grande bâtisse rectangulaire de bois consolidée de terre battue au toit recouvert de pailles et de feuilles de palmes (Akora), la case-temple (Tsapala/mbanja) dédiée au Bwiti qui sert de lieu de réunion pour l'exercice de la justice et de veillées à toute la communauté. Sur le seuil, devant son entrée, s'élève un grand pieu en bois emmailloté et hérissé de tiges en rotin, de feuilles végétales de toutes sortes, imprégnées de pigments blancs. C'est l'Otunga (otsouang), l'arbre de la mort : l'échelle où descendent les âmes des ancêtres (Mighonzi). Sa face est aspergée du sang de trois poules blanches sacrifiées pour l'occasion afin qu'il devienne l'arbre rouge (Ndembe) de la vie. À son côté gauche, siège une femme (Mewouma) entièrement vêtue de couleurs vives, la seule (Yombo) à être présente lors de l'initiation, le visage recouvert d'un petit masque plat à l'expression énigmatique troué de deux yeux clos comme enflés par le sommeil, son front surmonté d'une coiffe raffinée, supportant un panier-reliquaire en rotin enfermant des fétiches occultes. Le nom secret de ce défunt lié à la descendance familiale du Bandzi lui sera révélé l'ors de son dédoublement astral (Kouka) dans le monde de Nzame (Endoudom). À sa droite, un guerrier initié (Mvôn) en pleurs, accroupi, les bras chargés de branches feuillues d'iboga, arbore avec disgrâce un grand masque blanc rectangulaire à deux cornes dévoilant au milieu de sifflements atroces une dentition féroce. il incarne l'entité féminine du deuil Monghondzi, émanation de la mère du commencement pygmée : Benzogho. C'est par l'abandon définitif de ses comportements négatifs influencés par les liens des actes criminels et cachés par ses ancêtres que le Bandyi trouvera le secret de la guérison (Boghaga) révélé par la prise phytothérapeutique de l'esprit d'Iboga. Le Dindadio est sollicité par l'esprit manifeste de l'entité affligée à quitter son corps pour le monde des Ancêtres (Bavulu) et de renaître dans la chair du Bwiti. Ainsi, il empoigne de sa main droite un gros silex (Seng) enduit du sang du sacrifice et de sa salive, le jette en frappant par quatre fois l'arbre modifié et fini par le lancer en direction d'un grand feu de bois (Mewouba) qui brûle depuis l'aube. Le Kombo le récupère à l'aide d'un instrument en forme de fourche (Dipaku) pour l'enterré en dessous de la base (pierre) du poteau ensanglanté "Ndembe", l'arbre-vie. Le son vrombrissant du souffle d'une corne d'antiloppe (Ndijbo) retentit, faisant fuir une nuée de chauves-souris (Kondzo) qui s'éloignent vers la lune (Ngon) livide s'éffaçant dans la buée nocturne de la nuit inondée d'étoiles luisantes. La troisième étapes de la prise des secrets (Abwa) de l'Iboga peut commencer.

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 15:01

Bwiti-Iboga

 

LA MÈRE ORIGINELLE

 

Deuxième Partie : L'aspirant (Bandzi) à la connaissance du Bwiti (Bwété wa mabanzi) non-christianisé est traditionnellement présenté aux membres du cercle par parrainage ascendant afin de participer à la vie communautaire régie par la force sacrée des ancêtres et ainsi devenir disciple de la confrérie secrète. C'est pour la purification de son organisme et la guérison de son âme, qu'il est amené à manger le bois amère pendant cette cérémonie magique (Môvémbo) où il sera plongé par des visions étranges et fantastiques dans le monde des réalités invisibles. Le Bandzi (cadet) est soutenue dans l'épreuve par un maître Bwiti initiateur (Nima-nyima), l'aîné. Dautres guides du cercle, les Ngangas (Ngang), medecin-guérisseurs et devin-féticheurs lui serviront d'éducateurs. Au commencement de la nuit après la récolte de toutes les herbes nécessaires au rituel, on dresse un feu (Akwa) qui durera tout au long de l'initiation. Le Bandzi doit être protégé des attaques maléfiques qu'il pourrait rencontrer dans le monde d'iboga, comme les esprits vampires des sorciers (Agodo-balosi) de la nuit (Enzanga), ceux qui mange l'âme, la force d'autrui. Le Nganga-magicien va donc pour cela, confectionné le fétiche Mbando protecteur, qui représente le double occulte (Tsombi) du Bandzi, sa force vitale (jumelle) fixée dans un talisman. C'est une petite statuette évidée ou un sachet de forme arrondie en tissu teinté de rouge et de blanc, bien ficelé, rempli de plusieurs mèches de cheveux (Totsogé) pris sur le front et la nuque du Bandzi, mélangé à des fragments d'ongle du pouce droit (Dinèta) ou des auriculaires de ses pieds et mains agrémentés d'une poudre magique minérale (coquillages, charge de fusil, noix de kola) pétrie avec du sang séché d'une poule blanche. Pour rendre vivante cette double personne, le Nganga y crache dessus un liquide fait à base de graines de Nzinbo trempé dans un rhum épicé ou du vin à base d'écorce d'Owalè. Le paquet protecteur est ensuite entérré dans un endroit isolé et secret (Nzimbe) au pied d'un arbre connu du seul magicien. Le Bwiti d'origine était une religion mystique des arbres. À la nuit tombée, le néophyte est alors dénudé, seul un pagne (Ibari, Mubati) en fibres de raphia coloré de rouge représentant le sang de l'enfantement, lui sert de vêtement. Des hommes vigoureux entreprennent des chants mystérieux au rythme des tambours, allument des flambeaux et des torches faisant jouer de curieux reflets sur la face de leurs masques à cornes. On donne au Bandzi deux bols en bois remplis d'une décoction légèrement chaude qu'il absorbe aussitôt. C'est la première "prise" d'iboga. La nuit rituelle (Ngose) tombe sur la conscience du Bandzi. L'esprit végétal d'Iboga (éboga) concentré dans cette petite tisane (90 mg d'ibogaïne) aiguise par son appel stimulant le métabolisme neuro-musculaire et mental du nouvel adepte, le préparant à la voyance des choses cachées par le retour à la nature et son dépassement. Le prétendant aux oracles s'éloigne de l'esprit N'kwe du feu (Nyambi-wouba) qui le regardait, pour être conduit dans la petite obscurité, loin de la clameur du village, sous une bonne escorte aux flambeaux (Efsa), vers un cours d'eau ouvert en surface ou un grand (Yogo) récipient (baquet) rempli d'eau trempée d'une mixture secrète (Ekasi) d'herboriste dépurative contenant des écorces bouillies de l'arbre à esprits (Mundju). Dans certaines régions, cette cuve (Ngang) percée et suspendue afin d'arrosée la tête, était placée en-dessous d'un arbre sacré au tronc de couleur rouge, l'Olouni (Oluni), le talisman géant de la forêt Gabonnaise avec sa résine odorante qui repousse les démons nébuleux des ancients. La respiration du Bandzi (ange) sous l'emprise d'Iboga s'accélère, son souffle (Bokayé) insistant dans la chaleur de son sang. L'esprit du vent M'bongwe (Nyanbi-poupabiango) le regarde. Au milieu des ténèbres cérémonielles (Efun), il est alors encouragé ou précipité dans les flots mouvants de la rivière sous une étrange mélodie musicale envahissante. C'est le bain rituel de purification (Mosolo-mososo). Immédiatement, retentit un chant aux allusions cruelles, sortant des pénombres de la forêt : "Oh a' Yaé, c'est le Maraka qui attrape le gros python (l'infinie) eh ! yo yo, il s'y fait croqué les pieds, pauvre wé Makaya oh ! ho ! ho ! Voyez, ya é le Makara n'est plus qu'un gros morceau de bois flottant dans son sang, ebanga ! eh !". Le Bandzi envahi par la crainte, nage vers l'amont, son corps comme disloqué de tous ses membres par le son de l'étrange mélodie. C'est l'ouverture allégorique des portes corporelles de son âme mue par les vibrations sonores des cordes en boyaux humain de la harpe sacrée (Ngombi) à tête de femme qu'attise le musicien (Béti) assis sur la terre ferme. Cette singulière symphonie représente le dernier souffle de la femme originelle pygmée Benzogho (Ébanja), sosie de la soeur (Egnepé) célèste de Nzame, sacrifiée et dépecée en 8 morceaux (Bandjoku) pour la transmission du pouvoir mytho-morphologique de l'iboga. L'esprit Mebeghe (Yamwei) de l'eau regarde le Bandzi qui regagne la rive en se retirant à la lueur des torches en bois d'oukoumé du royaume liquide de Mamiwata, reine des génies (Migesi-migisi) aquatiques. Sous une lune (Ngon) blafarde, on enduit le corps du novice en le badigeonnant de Koalin (Oukoula) blanc (Pèmba), une pâte huileuse à base d'argile friable et de pulvérisations de brisures d'ossements humains mélangés à la chair d'organes (foie) désséchée d'enfants jumeaux mort-nés. Dans certaines sociétés traditionnelles africaines, les jumeaux sont considérés comme des êtres numineux possedant un puissant pouvoir surnaturel et mystique, leur esprit unique étant resté au ciel. Ce sont les deux esprits jumeaux (Mavasa) crée par Nzame qui tuèrent Benzogho (Ningone) la femme originelle de la forêt. None, jaloux de la soeur (Egnepé) de Nzame, voulu en engendré un double. Nigon vit le désir de son frère et de cette connaissance réciproque se produisit 8 éclairs blancs (Mikadikadi) qui de par leurs déflagrations (Ngadi) enfantèrent la foudre rouge qui enveloppa de noir, de part sa combustion, la visibilité du monde de Nzame (Bémbé). Ainsi le jour, l'aube et la nuit furent ainsi formées. None devint femelle et engendra Benzogho (Dissumba) porteuse de tous les gemmes de la création terrestre. Nigon acquerra la masculinité par cette altérité honteuse. Mais tous les êtres accouchés de Benzogho (Guènyèpa) demandèrent par des sacrifices sanglants la vue secrète sur le monde de Nzame. Dans leurs plaintes, ne reconnaissant plus Benzogho (Maroundou) comme mère, ils l'offrirent comme offrande sacrificielle (Okandzo) aux deux esprits jumeaux qui la noyèrent et l'égorgèrent en répandant son sang sur la terre qui donna prospérité à la grande forêt. La nuit, ils la démembrèrent en 8 morceaux qui sont les formes ésotériques des 8 esprits par lesquels Nzame (Kana) créa le monde. Face à tous les êtres, ils brûlèrent chacunes des parties dans un feu sacré. Seul le crâne blanc immaculé de la mère (Dinzona) immergea des cendres et fut immédiatement vénéré (Byeri) par toutes les tribus. On l'enterra, déposé à l'intérieur d'un coffre cylindrique (Nsekh-byer), sous un grand monticule de tibias et de fémures empillés dans une clairière illuminée par les éclaires étoilés (Minanga-igegeni) du ciel (Loba) et couvert du rugissement rauque d'un léopard rouge à tâches blanches. C'est là que parmi les vieux os des ancients, apparu au jour, l'arbuste Éboga, le corps (Akôn-engo) de lien du monde invisible de Nzame par l'entremise magique de l'esprit-physique (l'Iboâ) de la mère forêt (Pindi). Le blanc (Koalin) utilisé abondamment sur le corps du Bandzi représente les cendres de la mort, l'apparition de l'âme, le deuxième corps du rituel Bwiti. Le visage du novice est chargé de ce blanc laiteux pour en être masqué. Cet autre visage (astral) devient alors le siège visible du sacré supraterrestre. L'initié est un homme masqué. On trace sur ce blanc des traits rouges (Tsingo) venant de la sciure d'un arbre (bois corail), le Padouk, mélangée au sang d'une poule blanche sacrifiée (Ku). Cette poudre rouge (Munguli) représente le sang menstruel (Ba), l'apparition naissante de la chair, le sang du vivant, premier corps du rituel Bwiti. Des tâches noires de poudre de charbon de bois ou d'argile bleue (E-boo) mêlées à de l'huile de palme brûlée sont réparties sur l'ensemble maquillé, tracées aux doigts ou projetées par jets, symbolisant la nuit, l'apparition de l'esprit (Mikuku), troisième corps du rituel Bwiti. Les principaux endroits du corps (portes) de l'initié à soignés sont délimités par ces tâches (rondes) noires. D'autres marques comme de petites étoiles ou des traits parallèles sont entaillées dans la peau par scarification du dos et du torse pour identifié le degré initiatique atteint par l'adepte après la réception (Nima) dans la confrérie secrète. Le chef (Kombo) du culte (Ta-d-je-ngang) habillé d'une grande peau de léopard, le chasse-mouche Combo en queue de panthère (Ngoye) à sa main droite se présente au Bandzi en lui crachant sur la fontanelle (porte de l'esprit) un mélange de sève d'un roseau d'eau (Okoskosa) et de salive (Ava-méti) comme giclée de salutation (Evoba) et de bénédiction magique à son transport vers l'au-delà. L'initié alors éveillé, mâche quatre ou cinq grandes bouchées de rapures d'écorces d'iboga (400 mg d'ibogaïne) enveloppées dans leurs feuilles que lui présente le Kombo à la flamme vive des torches (Otsa-mupitu). C'est la deuxième "prise" de L'IBOGA

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 14:10

Iboga, vision du monde invisible.

 

L'ESPRIT DE LA FORÊT

 

Première partie : Ces deux êtres fantomatiques, un Ngworékara (Abambo) errant avec son nez allongé, accompagné d'une espèce de créature végétale décharnée, L'Dedzengui, tous deux esprits de la grande forêt du Gabon, peuvent être perçus par des visions du monde invisible à l'issue d'une séance d'initiation rituelle très secrète où l'on mange (Mwignidyga Mabola) une plante puissamment magique qui nettoie et élargit la conscience à d'autres réalités : L'Iboga (Ebôghê). Découverte en 1860 par l'explorateur et médecin de la marine française, Marie-Théophile Griffon du Bellay (1829-1908), cet arbuste pouvant atteindre deux mètres de haut, pourvu de fleurs jaunes ou beiges rosacées produisant des fruits ambrés très vifs, ovoïdes de 10 centimètres à la saveur sucrée, pousse principalement dans les sous-bois de la jungle tropicale de l'Afrique de l'ouest équatoriale du Gabon (Gabâo) ainsi qu'au centre de la Guinée et du Sud-Cameroun. Il est prisé pour son écorce jaunâtre de ses racines, "le bois sacré", au goût amer, considérée comme un tonique psychoactif du système nerveux et musculaire, aphrodisiaque sexuel à l'occasion, mais surtout recherchée pour la redoutable substance qu'il contient, L'Ibogaïne, un puissant alcaloïde réputé pour ses vertus thérapeutique en médecine traditionnelle (corps-âme-esprit) et utilisé depuis des millénaires pour provoquer des extases psychédéliques et visionnaires parmi les membres d'un culte ancestral d'une étrange société secrète : Le Bwiti. Dans l'histoire, les premiers hommes Pygmées (Babongo) itinérants de la forêt originelle, détenaient le pouvoir pratique du culte de l'Iboga qu'ils transmirent par contact inter-ethnique à d'autres tribus forestières. La diffusion de cette tradition au clan des Apinzis, tribu du Gabon central, théorisa le Disumba, première branche ésotérique de l'arbre Bwiti, la voie mystique d'Eboga par excellence. Disumba c'est le nom spirituel de la grande Mère nourricière, la profonde forêt, qui allaita de sa sève le premier homme noir (Nzam), le père géniteur naturel de tous les ancêtres (guide), identifié par la suite au visage (masque) multiple de l'être suprême indifférent (Nzambé), commandant de tous les totems (Jengi), protecteur des communautés et personnifié dans l'arbre-fétiche (Ntsilo), le gardien du village des brousses figé à l'intérieur de la colonne centrale tutélaire (Gvenga Gn'enganza) de la case (Nganza) commune des peuples casaniers, le corps de garde des ancêtres, véritable temple magique des morts. Le Disumba est un ensemble de rites religieux et collectifs très précis qui forme la cohésion sociale du clan mis en pratique exclusivement par les hommes. Ce rite de passage qui cause la fortification de l'identité masculine par l'intégration du cercle, a pour objectif d'entrer en communication avec les âmes (morts) des anciens descendants pour demander par leurs connaissances, la protection et les conseils (lois) à suivre dans les événements et les incidents de la vie quotidienne, l'harmonisation hiérarchique du groupe organique. L'invité aux esprits, enivré de bois sacré, peut par l'intermédiaire des ossements vénérables des chefs (Byeri), de masques ou de statuettes fétiches incarnées par les puissances ancestrales, accédé à l'intermonde mémorable des aïeuls vers les cieux surnaturels, l'état d'Iboga, où l'invisible et le secret lui sont révélés à ses sens, ses yeux brillants dans la nature trans-historique des liens du clan. La recherche et le questionnement sur la réalité transcendante de l'essence des récits mythologiques fondateurs de la famille écologique et de sa receptabilité par l'expérience intime de l'initié absorbé dans une plante suprême et unique (éboga) aux propriétés relationnelles exceptionnelles à l'égard des forces métaphysiques, enfante la deuxième branche de l'arbre Bwiti au sein du clan de la tribu des Misôkô (Mitsogho) du sud, la voie clairvoyante et médicinale, le Misoko, où l'initié en tant d'individu récite par la parole lors de sa décorporation, l'expérimentation ibogaïde de la face cachée de son être profond dévoilé par le discernement des trois temps de sa vie à l'intérieur des deux sphères de l'existence (in-visible) et de leurs corrélations réciproques, démasquant devant ses yeux brillants, miroir de sa nature céleste, ses ennemies du plan astral (Évus-Nnem), divulguant les secrets maladifs de l'héritage familial, découvrant les mauvaises actions de faute contre les interdits, déséquilibrant l'initié qui entreprend la grande renaissance (Meyaya) libératrice (Bo-Hete) de la guérison existentielle de son âme, pour remonter vers l'origine en s'unissant dans l'énergie primordiale émanée de l'être suprême (Nzambe). Le Bwiti-Misoko est la voie bwétée de l'iboga médical la plus retenue des occidentaux en mal de bien-être. Les doctrine ritualistes et ésotériques d'une société secrète Bwiti gabonnaise reste mystérieuse et inconnue au profane, n'étant jamais écrite mais transmise par l'Iboga dans le vécu de l'initié et de son éducation oral par le questionnement sur la conformité des contenues symboliques de ses visions qui le rapproche du Bwiti. L'initiation (Nyima) est une épreuve personnelle approuvée par une science secrète et mystique. Le savoir de l'invisible, c'est l'Iboga lui-même.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 21:00

dame des 7 douleurs

 

MATER DOLOROSA

 

C'est l'image de Maryam souffrante, Marie la vierge divine, transpercée de sept épées qui illustre l'avers de cette médaille religieuse portant l'inscription latine : Mater Dolorosa Ora Pro Nobis (mère des douleurs, priez pour nous). Elle fait partie d'un instrument de prières qu'affectionnent plus particulièrement les fervents de l'église catholique pratiquants les cultes mariales : le chapelet (couronne) des 7 douleurs de Marie (Notre-Dame ). Cette médaille principale est placée en bout d'un long collier de 52 grains enfilés et divisés en septénaire (7x7), espacés chacun par une médaille (7) représentant par étape, une des douleurs de Marie, mère de Jésus de Nazareth. Ce chapelet prend son origine à Florence en Italie, historiquement le 11 février 1233 lors d'une apparition de la Dame du ciel aux 7 bienheureux fondateurs de l'ordre des servites de marie, qui de part son indication, l'ont conçue. la dévotion du martyre de Notre-Dame des douleurs (1072) est commémorée par un ensemble de rites et de coutumes depuis 1423 et officiellement (1814-1908) par l'église catholique le 15 septembre de chaque année lors d'une messe, le Stabat Mater Dolorosa. Certains croyants procèdent à cet hommage par la pratique (via matris) d'une neuvaine de prières méditatives du 7 au 15 septembre (mois dominé par l'archange Uri'el) pour l'obtention des indulgences. On peut réciter 1 notre père (Pater) sur chaque médaille, 7 Avé Maria sur les grains (larmes) qui les sépare et sur les 3 derniers par 3 Gloria et Avé maria alternativement, terminez par un Gloria sur la médaille principale. Sur cette dernière, le coeur de Marie, fille de Sion, qui y figure rajouté de 7 glaives provient d'un passage écrit dans l'évangile de Luc où elle lui est annoncée : "un glaive de douleur te transperceras le coeur". C'est la transfixion de la chair "mystique" de Marie. Les 7 épées enfoncées dans sa poitrine formes un unique faisceau de souffrance insoutenable. Une blessure divine. La vierge est alors couronnée Reine et Mère des douleurs aux 7 cieux dans un océan d'affliction. Avant son assomption qui comme le patriarche Énoch (Ge 5:24) monta à travers les cieux, corps et âme, Marie la nouvelle Ève, par ses affreuses douleurs infligées violemment par les sept tonnerres (Ap 10:3-4) des 7 anges (Tob 12:15) ministres des fléaux (Ap 15:1), obscurcis la matière orgueilleuse de la nature terrestre et du corps des hommes (Ps 51:7) enchaînés à la faute originelle souillée des 7 péchés capitaux, préparant par sa sainteté comme reine des hommes, elle qui fut conçue et fécondée sans péchés (Luc 1:35) par les 7 dons de l'esprit-saint, la purification universelle des nations domptées par son coeur maternel, le verbe corporel, son fils bien-aimé. La fiancée de l'Esprit-Saint lors de son ascension à l'âge de 72 ans immergea de sa lumière (grâces) immaculée successivement les 6 cieux comme Reine des anges afin d'accédée au 7ème ciel (Ap 11:19) sa demeure éternelle aux 7 palais (royaumes d'hêykhalôts) où elle règne en tant que Sainte et Reine des cieux, Mère de l'Église, cette rose mystique. Les 7 souffrances sont les 7 vertus des 7 états spirituels qui nous aident par son coeur douloureux à notre élévation vers la connaissance des trois personnes divines, l'un-trinitaire. Les 7 médailles au coeur piqué symbolisent des mystères mystico-visionnaires à méditer véritablement pour notre époque hyper-moderne où souffrir n'a plus de sens, où la douleur est devenue une absurdité face au néant. En voici une explication traditionnellement oubliée :

 

Première douleur

 

Alors qu'elle est au temple avec son enfant dans ses bras pour sa présentation, le vieux prêtre Siméon lui annonce en public par vision (Luc 2:34-35), l'agonie mortelle de son fils clouer sur la croix, le pectoral droit percé par une lance. C'est le signe de contradiction : celui qui vient sauver sera anéanti. L'ange Sealti'el (orator) qui descend du Vilone, le premier ciel (Esaï 40:22), enfonce dans le coeur de Marie qui fléchie en larmes sous la peine et l'affliction, le premier glaive. Ce mystère nous oblige en toute humilité à soumettre notre coeur à la parole de prophétie du D. juste, un et multiple.

 

Deuxième douleur

 

Gabri'el l'archange annonce en rêve à Joseph le charpentier, l'ordre et la mission de fuir dans la nuit avec Marie et son nourrisson lumineux, hors d'Egypte. Le roi Hérode le Grand ayant ordonné le meurtre de tous les nouveaux nées. C'est le massacre des innocents (Matthieu 2:13). L'ange Lehadi'el (Remunerator) qui descend du Raquia, le deuxième ciel (Gen1:17), transperce le coeur de Marie qui ploie en larmes sous les souffrances de la persécution et de l'exil. Ce mystère nous oblige en toute humilité à obéir dans la générosité et la piété à tous les avertissements du D. juste, l'un absolu.  

 

Troisième douleur

 

Pendant les fêtes de Pâque (Pessa'h), Jésus dans sa douzième année fugue pendant 3 jours hors de sa famille, pour assisté les prêtres au temple de jérusalem. Ses parents partent à sa recherche. C'est la perte au temple (Luc 2:41-52). L'ange Barachi'el (Adjutor) qui descend du Shehaqim, le troisième ciel (Ps 78:23), plonge le troisième glaive dans le coeur de Marie qui pleure, abasourdie de tristesse et d'angoisse par la disparition de son fils. Ce mystère nous oblige en toute humilité à chercher Jésus avec science et retenue.

 

Quatrième douleur

 

Jésus est condamné à mort par le gouverneur romain Ponce Pilate au tribunal de Lithostratos. Sortant de la prison du palais d'Hérode, humilié par le foule, torturé affreusement par des soldats, Jésus ensanglanté dans sa passion, porte sa croix sur son épaule gauche et rencontre sur le chemin de son supplice, Marie sa mère. C'est la rencontre (Luc 23:27). L'ange Uri'el (Fortis Socius) qui descend du Zevoul, le quatrième ciel (Esaï 63:15), plante dans le coeur de Marie qui vacille en pleurs sous la douleur, le quatrième glaive. Ce mystère nous oblige à supporter avec forte-patience les douleurs de cette vie et d'accompagner ceux qui souffrent vers la fin celle-ci.

 

Cinquième douleur

 

Jésus couronné d'épines (rosier) est crucifié à l'aide de clous sur une croix en bois érigée en haut du mont Golgotha en tant que Roi des juifs. Son corps souillé est constellé de plaies profondes d'où s'échappent des flux de sang écarlates qui éclaboussent l'arbre de la douleur planté à terre. Jésus est à l'agonie. Il hurle en convulsions son abandon face au ciel (Jean 19:25-27). Marie, sa mère, l'assiste au pied de la croix jusqu'à son dernier souffle. C'est la mort de Dieu. L'ange Rapha'êl (Medicus) qui descend du Maone, le cinquième ciel (Ps 42:9), poignarde avec le cinquième glaive le coeur de Marie qui pleure et hurle de douleurs, déchirée dans sa chair. Ce mystère nous oblige en toute humilité à être plein de joie (Colossiens 1:18-24) et de tempérance dans la souffrance (mortification) de la chair et de l'esprit devant le seul médecin universel, le D. juste.

 

Sixième douleur

 

Alors que le corps de Jésus est anéantie sur la potence, un centurion romain lui perce le flanc du côté droit avec une lance (Jean 19:36-37) d'où jaillit du sang et de l'eau. Jésus est ensuite descendu de la croix pour être rendu dans les bras de sa mère. C'est la descente (Jean 19:38-40). L'ange Gabri'el (Nuncius) qui descend du Machon, le sixième ciel (Deut 28:12), perfore du sixième glaive le coeur de Marie qui se courbe de gémissements et de sanglots. Ce mystère nous oblige en toute humilité a pratiqué la pénitence dans la tristesse (animi cruciatus) pour obtenir les mérites charitables du Seigneur des mondes, de diffusé des messages de fraternités et de consolations à ceux qui sont en deuil.

 

Septième douleur

 

Marie sa mère et plusieurs disciples enduisent le corps mort de Jésus d'aromates et de plantes odoriférantes, de l'aloès et de la myrrhe broyées, l'enveloppe ensuite d'un linceul blanc fait de lin, le suaire mortuaire, puis le dépose dans un tombeau creusé à même la roche située non loin du lieu de sa crucifixion à la 7ème heures de la veille du 7ème jours, le Shabbat. C'est l'ensevelissement (Jean 19:41-42). L'ange Mika'el (Victoriosus) qui descend du Aravot, le septième ciel (Gen 1:1), perce avec le septième glaive le coeur de Marie qui brisée par les sanglots se convulse de douleurs. Ce mystère nous oblige en toute humilité à observer une vigilance gouvernée par la sagesse de notre seigneur Jésus le Christ dans notre combat contre le mal pour la victoire absolue de sa volonté suprême sur tous les univers.

 

Ô Marie dans ta robe pourpre, par les 7 plaies du seigneur, ton fils sacré qui engendre les larmes de sang que tu verse pour le monde, Notre-Dame des douleurs, reine des fleurs (rosaire) et des martyres, faites qu'en nous souvenant de vos souffrances, en méditant sur votre coeur saignant pour le mystère de la souffrance universelle de tous les êtres vivants, en unissant nos larmes aux vôtres, que nous soyons illuminés par votre Sainte lumière et méritions d'aller au 7ème ciel pour connaître notre père céleste. Ainsi soit-il.

 

chapelet des 7 douleurs

 

Le chapelet aux 7 douleurs de Marie.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 13:59

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DE LA DESCRIPTION EN ART

 

Regardons de plus près cette œuvre photographiée porteuse de sens. À première vue, il s'agit d'un espace d'Art-Clôs (pratique de la perception esthétique définie dans un champs limité) dont la superficie est revêtue d'une nuance rougeâtre-orangée dominante, parsemée de longues et grandes traînées verticales d'une tonalité gris-bleutée découlant de certains points d'où sont fixés des bâtonnets en fer d'acier. À la gauche de l'observateur (vous) se positionne à l'horizontal un trapèze isocèle aux angles arrondis tandis qu'à sa droite, on peut y discernée des inscriptions abécédaires marquées à la craie. L'ensemble de la composition structurelle est attaqué par l'usure du temps, ce qui lui confère son éclat si coloré, production du résultat de l'émergence par l'éclatement de sa surface métallique : L'oxydation. C'est donc une œuvre métallo-clôvée aux allures corrosives que nous regardons et qui peut être rangée dans la partie des créations de l'art Post-Industrielle, son ancienneté érosive étant dépassée et dématérialisée par l'interprétation intellectuelle concepto-formaliste que l'artiste pseudo-contemporain s'en fait en pleine période de désindustrialisation compétitive des repères géo-techniques de certaines fondations picturales. Pourtant sa forme générale représente une unité de l'ancienne base des principes de construction industrielle de l'avant-siècle dernier, les grandes structures métalliques des sites urbains dominés par l'usine cathédrale. C'est que cette ancienne base du souvenir historique sert de véhicule progressif à l'après-temps qui ce discerne face à elle, annonçant le dépassement spatial de ses attributs propulsés par l'accélération conceptuelle de la mobilité spontanée : L'hyper-nouveauté. L'actuel créateur (artiste instantané) sublime ce soubassement rétrograde du jugement esthétique par le faire de la reproduction immédiate et unique, l'œuvre d'art réelle, cette fixation du temps délocalisé dans l'idée, abandonnant son usure. On peut alors désigner cette facture oxydée comme l'expérience révolutionnaire d'un art Post-Séculaire vu que seule son esprit est présente par le geste photographique de l'artiste créateur tandis que son corps est voué à l'ancienneté dans le regard contemplatif du spectateur-musée. Mais revenons à quelque chose de plus simple et laissons ce bavardage un peut abscons à ceux qui s'inquiètent de la non-réalité métaphysique et déménageante de la création artistique contemporaine. cette plaque d'acier rectangulaire rouillée en sa surface où est insérées plusieurs barres d'un même métal ainsi qu'une petite construction de ferraillage en forme de quadrilatère arrondit constitué d'un fil de fer de torsion (recuit) coudé sur dix tiges reliées en paire par des crochets courbés (épingles), établie un ensemble authentique d'une plate-forme destinée à être recouverte de béton-armé servant de fondation d'un édifice ou d'un bâtiment d'architecture métropolitaine, demeurait abandonné sur un chantier en cessation de travaux, seule, rongée par l'impact des cordes de pluie convulsives qui s'abattaient dans un bouillonnement acide sur son devant devenue inutile, sa masse imposante, invisible au regard des rares passants aux yeux rougis par le brouillard polluant de leurs infamies, dominait face à un tas de détritus déposé en bordure d'une voie de chemin de fer délabrée non loin du trafic fourmillant des véhicules assassins qui brondissent sur des larges et noires artères urbaines. L'artiste instantané, lui, l'a vu, cette chose concrète, cette silhouette rectangulaire et membrée, sur son étendue de branches sectionnées, cette petite carcasse de treillis en fer décharnés aux segments encerclés, l'armature du désenchantement moderne. Cet objet esthétique présente ainsi sa face sclérosée toute généreuse d'éclosion abstraite à l'amateur d'images qu'il sanctifie sur les ruines du monde réel. Là voici, étant tantôt dans la direction héréditaire de sa finalité pratique, puis en dessèchement vital de sa localisation inachevée. Elle semble perdue et pourtant triomphante sur le terrain vague de sa fin historique. Sa présence spectralo-expectative s'apparente aux blocs de structures d'acier préfabriqués qui bourgeonnent au sein des grandes villes fantômes d'Espagne (El Quiñon et Seseña (sud) ou Ciudad Valdeluz (centre) véritables squelettes de béton inachevés, ces grandes giga-bornes d'immeubles désertées aux énormes ambiances apocalyptiques accouchées pendant la crise financière de l'hyper-inflationnisme de la bulle immobilière des années 2000. Elle est ce déchet perdus du futur, un post-édifice battu par le vandalisme spatial du néo-globalisme mercantile avec sa superstructure graduellement rongée par le virus entaché du néo-capitalisme. Pris immédiatement dans le cadre de sa reproduction (photo), C'est son âme fonctionnelle conservatrice qui est saisie pour l'éternité visible de l'art. Les quatre lettres tatouées sur son plat en donnent le déchiffrage : A = enchâssement  B = immersion C = fondation D = recouvrement, qui sont les quatre cycles néo-réaliste de son existence technique, tout du moins, en son essence objective signalée dans l'hypophyse du conducteur des performances réelles de l'ouvrier-constructeur-assembleur de la société post-moderne. Notre sculpture métallo-clôvée sans nom, son arrière nous étant inconnue, se transforme à l'instant-même du faîte de son abandon, en une chose subjective, débarrassée de sa destinée. L'Art-Clôs est ainsi donner en Art-Essentiel pour le bien-être de la libération du discours en Art-Out court. Merci de votre attention.

 

virus du néo-capitalisme

 

Le virus entaché du néo-capitalisme.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 16:54

henry darger-copie-1

 

POSSESSION

 

Deuxième partie : En solitaire pendant la période (1932 à 1971) de sa pauvre existence, Henry DARGER accumule une grande quantité de journaux sur les modes enfantines, des revues illustrée, y découpes et duplique en série les photos ou les images, qu'il dispose en collage tout en modifiant leurs formats pour les agrandires par décalque sur de grande plaque de papier en réchampissent leurs fonds et détails au moyen de peinture à gouache, de crayon de couleurs, d'aquarelle, de stylos. Des centaines d'images, qui peuvent atteindre jusqu'à 3 mètres de longueur, sont ainsi crées, élaborant par assemblage de feuilles collées entre elles, de grands dessins panoramiques recto-verso en triptyque dont certains sont griffonnés de petites légendes explicatives. il semble que de son vivant, seul un ami aussi marginal que lui, Whilliam ("whillie") SCHLOEDER, ait pu apercevoir sa mystérieuse production en décalcomanie bardée de couleurs volatiles. Henry le taciturne s'inspire pour la création de ces petites héroïnes, d'albums d'enfants à colorier et principalement de Little Annie ROONEY (la petite Annie), la jeune orpheline brune et protagoniste d'un comic-strip Américain publié de 1927 à 1966, une émanation d'un autre personnage dessiné : Little Orphan Annie (1924). Quant aux Vivian Girls, véritables clones, elles ressemblent à s'y méprendre à une petite fille blonde, l'effigie de la marque américaine Coppertone, une crème solaire pour bambins, ou sous d'autres aspects, éventuellement à Shirley TEMPLE (1934), l'enfant-star aux bouclettes dorées. Les nombreuses scènes de batailles et de bombardements représentés dans The Realms Of The Unreal rappelle ceux de la première guerre d'indépendance (1775-1783) et sa suite (1812-1815). Les uniformes des méchants Gladéliniens aux soldats de l'époque victorienne (1832-1901) du royaume-uni ou à ceux des troupes confédérées américaines. Henry le silencieux fit lui-même un bref passage au service militaire (1917). Les nombreux paysages champêtres aux ambiances bucoliques transpercés d'éclairs vertigineux qu'il peint magnifiquement sembles inspirés de l'environnement de Heidi (adélaïde), la petite montagnarde inventée par l'écrivain Suisse-Allemande, Johanna SPYRIN (heusser) 1827-1901. Des panoramas clairsemés pour l'occasion de fleurs géantes ou de palmiers exotiques dont les nuances chatoyantes marquées par des phénomènes atmosphériques qui les accompagnes ne sont pas sans rappeler ceux du monde féerique du magicien d'Oz (The Wonderful Wizard Of Oz) où est emportée la jeune Dorothy pendant le passage d'une tornade sur sa ferme du Mid-Ouest (kansas) dans le conte pour enfants du réalisateur américain Lyman Frank BAUM (1856-1919). Mais le monde rêvé de DARGER (fort maladroit en dessin) est unique et toute ressemblance avec des personnages imaginés par d'autres serait bien sûr fortuite. il apparaît, tout au contraire, que la base qui sert à toute cette réalisation de spectacle coloré et halluciné soit réelle et éprouvée, de provenance directement pulsionnelle de la constitution personnelle même de l'artiste. Ainsi, comprendre cette oeuvre plus que déroutante nous est malaisé, n'étant pas destinée à l'exposition calculée de nos regards inquisiteurs de petits curieux. Conjointement aux royaumes de l'irréel, Henry DARGER compose sur plus de 11.000 pages, un nouveau récit onirique : "Crazy House. Further Adventures At Chicago" (la maison folle : nouvelles aventures à chicago (1939). À l'intérieur d'une maison hanté située sur la région d'Adams et d'Halsted Street, survie un groupe d'enfant en pleine détresse, affamés par le dénuement le plus noir. ils seront assassinés violemment par des sortes d'esprits malfaisants débordant de perversions des plus insidieuses. Les rares survivants font alors appels pour leurs protections aux 7 soeurs Vivian et leurs frères jumeaux qui après de maintes aventures éprouvantes réussiront à anéantirent les fantômes vicieux par de bizarres rituels d'exorcismes et de leurs constantes présences spirituelles pendant les service dominicaux en l'église Saint-Patrick. En 1959, meurt Schloeder, l'ami lointain, fidèle correspondant de Darger. Le peintre des petiotes en fleurs continue ses étranges illustrations et prend sa retraite cinq années après. Entre deux messes, il rédige en partie son autobiographie manuscrite en 8 volumes sur 5084 pages à l'âge de 76 ans (1968) en le signant du pseudo "Dargarius in Brazilian". C'est The History Of My Life (l'histoire de ma vie, 206 pages) avec des comptes-rendus météorologiques (incendie, cyclone). Les trois-quarts des volumes écrits (4878 pages) sont consacrés à la description méticuleuse d'une énorme tornade qu'il nomme Sweeti-Pie, certainement en témoignage de celle du 25 novembre 1908 qui détruisit le village de Tampico dans l'illinois. il resta marqué toute sa vie par la colère du ciel, fasciné par la foudre de l'orage. C'est un vieil homme effacé et usé par une vie de tourments qui se fait renverser au pied de son immeuble par une voiture (1969). il ne marchera plus comme avant, sa condition physique douloureuse étant altérée. En novembre 72, le petit écrivain modeste devenue infirme est transporté à l'hospice de la mission catholique des petites soeurs des pauvres de Saint-Augustin où soixante-dix ans plus tôt son père y est décédé. L'artiste de l'irréel meurt inconnu de tous le 13 avril 1973 à l'âge de 81 ans. il est alors inhumé dans la fosse commune de la ville des Plaines (illinois). C'est en déblayant la misérable chambre (2ème étages) de l'ermite illustrateur, encombrée d'images pieuses et de détritus, que le propriétaire de l'immeuble, le photographe et désigner industriel, Nathan LERNER (1913-1997), en compagnie de sa femme Kiyoko, découvrit sous des piles de feuilles carbone entassées et de vieux journaux en tous genres qui s'élevait à coté d'une antique machine à écrire, les précieux volumes aux récits oniriques. En fouillant parmi les cartons d'emballages publicitaires recouverts de matériels à dessiner, les futurs légataires trouvèrent, bien assemblés en rouleaux, les terribles et stupéfiants collages poétiques aux perspectives subversives du vieux henry. Sa petite chambre-atelier à été miraculeusement recrée en l'an 2000 avec son fouillis d'origine (très correctement rangée) au centre d'art intuitif et naïf de Chicago, vaste ensemble de salles éducatives et de galeries consacrées à l'expression d'esthétisme autodidacte contemporaine : l'Intuit, The Center For Intuitive An Outsider Art situé au 756 Milwaukee Avenue dans la même ville. Darger le visionnaire, adorait crayonné les petites fées (du latin : fatum (fata): destinée), qu'il démembrait sur le papier dans l'obscurité de son antre solitaire, sont maintenant exposées en pleine lumière dans les musées du monde entier, répandant de part leurs minois affolés, une aura embarrassante sur les représentations obsessionnelles qui les assailles de plein fouet, décontenançant le spectateur-visiteur de sentiments singuliers et de perplexités. Un de ces décalques-dessins rehaussé de belles aquarelles et baptisé "Strorm Brewing" (l'orage se prépare. ce que la petite fille tient dans sa main n'est pas une fraise) est visible au musée de l'Art Brut situé à l'ouest de la Suisse (lausanne). L'Américan Folk Art Muséum (manhattan) continue d'explorer son œuvre tandis qu'une ribambelle d'esthètes "professionnels" de la scène contemporaine emprunte son "style" ou comme certains, le copie directement en inventant si possible tout un boniment explicatif sur l'intention psycho-criminelle du bonhomme coloriste et comble de l'ironie, lui le misérable qui fouinait dans les poubelles de son quartier en arpentant le bitume blême des rues sous un ciel hyper-parallèle bombardé d'éclairs fabuleux, les yeux pleins d'éclats violents, prospectant quelques vieux journaux pour continuer son puzzle teinté de rêves empoisonnés, il est aujourd'hui bien "vendu" au monde. Un seul de ses dessins vaut de 45.000 jusqu'à 70.000 dollars (christie's). Son oeuvre reste un mystère confié pour l'éternité en la très curieuse inscription (récente?) gravée sur sa pierre tombale au cimetière All Saint de la Ville des Plaines (illinois) : "Artiste, Protecteur Des Enfants". Mais lui, il s'en fiche. Le vieil Henry frissonnait sur un autre monde aux rythmes des insurrections de petites filles, expiant sur terre tel un possédé dédoublé, les yeux écarquillés d'un souvenir crucifié, la gigantesque violence du massacre des innocents sur un parterre de fleurs acidulées, parole hantée d'une enfance perdue. Inclassable. LES 7 SŒURS IMMORTELLES

 

henry darger (2)

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 13:18

darger1

 

LA FÉE ÉTRANGLÉE

 

Première partie : Cette image ci-dessus est extraite de l'œuvre majeur et ambiguë de l'écrivain et peintre auto-didacte américain, Henry DARGER (1892-1973), un des rois de l'Art-Outsider yankee. On y voit trois créatures juvéniles entièrement nues déployant leurs ailes de papillons composées de figures géométriques aux motifs délicatement colorés, gambadant en pleine nature parmi un groupe de petites gamines aux minois agités dont les corps posent des attitudes singulières et craintives. Une des fillettes dévêtues, détient une sorte de récipient en forme de seau dans chaque main, le visage imprégné d'un regard fixé par une angoisse qui l'a paralyse de toute son âme. La totalité de la composition (24 x108 centimètres) est coloriée harmonieusement par des tons pastels ou d'une gouache peut prononcée. Les 3 êtres ailés portent un nom : BLENGINS. Cette variété de "fée" fait partie des héroïnes mystérieuses d'une épopée littéraire incroyable et gigantesque qui s'étend sur 15145 pages dactylographiés, composée de plus de 9 millions de mots connus, agencée dans 15 gros volumes bien massif et accompagnée de 300 aquarelles, dont le titre est : "L'histoire des vivian girls, épisode de ce qui est connu sous le nom des royaumes de l'irréel, de la violente guerre gladéco-angélinienne, causée par la révolte des enfants esclaves". Cette saga à certainement été écrite presque entièrement de 1910 à 1921 par son étrange créateur. Elle raconte l'histoire déroutante d'un combat manichéen sans-merci entre un peuple de petites filles et une armée sanguinaire de soldats sudistes. C'est la guerre Glandéco-Angélinienne du nom des deux pays ennemis qui s'affronte sur une planète colossale dont la terre y est devenue satellite naturel. Les régions géographiques de cette planète inquiétante portent des noms comme : "Domporia, Tribongonlia, Concentinia, Morammia, Calverinia" et sont partiellement dévastées par de puissants cataclysmes naturels oû règne parmi des jardins à la végétation paradisiaque garnis d'une multitude de fleurs et de fruits succulents, d'horribles massacres d'enfants. Tout à commencer par l'assassinat d'une certaine Annie ARONBURG, lardée à coups de rasoir, chef des enfants (angélinians) réduits à la servitude au royaume de Glandelia gouverné par le despote-sadique John (johnston) Jacken MANLEY, général des armées païennes exterminatrices de mioches, un étrangleur de première à la main facile. La révolte des gamines est amorcée par l'intervention épique des 7 princesses vaillantes et immortelles du royaume apostolique et catholique d'Abbieannie. Les 7 blondinettes sont représentées pourvues d'un sex de petit garçon comme une bonne partie des gamines de cette étrange histoire. Elles ne sont guère des polissonnes mais des guerrières insoumises aux adultes. De temps à autre, on note la présence de très jeunes boy-scouts en pantalon de salopette avec armes à la main. Les 7 filles du général Robert VIVIAN (ardent) sont baptisées par tous : "Les Vivian Girls". Ces petites pléiades blondes de Girls Scouts Ranger (Daisy, Jennie, Angeline, Catherine, Hettie, Joice, Violet) aussi nommées les "Viviannites" sont aidées dans leurs batailles désespérées contre les Gladéliniens par d'autres escadrons d'enfants provenant de nations différentes comme celle d'Angélinia, mais plus particulièrement par des monstres fantastiques originaires des îles lointaines de Blengigomeneans, une espèce de gigantesque dragon qui se métamorphose pour la cause en des créatures thérianthopiques ailées, mi-enfant mi-animal, possédant des cornes recourbées et spiralées sur le front ou la tête comme des mouflons sauvages, leurs corps juvéniles qui disposent au dos d'une grande paire d'aile de papillon ou de rapace, se terminant par une longue queue recouverte d'écailles de dragon aboutissant à un dard venimeux ou une variété de fleurs en forme de champignon multicolore, bien qu'ils se manifestent fréquemment en mouflette cornue, géante et nue, parée d'une rose dans la coiffure, ce sont les fameux BLENGINS, protecteurs des enfants, sentinelles des moutards. il leur faudra de la ténacité pour assisté et assuré la survie de tous ces petites filles en fleurs ensanglantées au milieu des centaines de carnages et de batailles les plus terrifiantes. Les pauvres petiotes hermaphrodites seront torturées d'effroyable manière. La brutalité sophistiquée des supplices infligées aux petites pré-pubères par les affreux soldats à la toque (calot) universitaire vissée sur la tête, engoncés de leurs sinistres uniformes gris, y est décrite avec une horreur compatissante. Mais le tout, formidablement rehaussé à la gouache, servant de très belles couleurs, admirablement construit dans l'espace, adoucit l'esthétique du crime et fait de nous sa complice. Les petites coquettes toujours déshabillées sont tour à tour cruellement trucidées au sabre ou percées par des baïonnettes sous des explosions de mortiers, paniquées par des forêts incendiées, affolées sue des voies ferrées pour y êtres écrasées par un train, piétinées sous les bottes ennemies, crucifiées avec des méthodes odieuses, pendues via les pieds de façon scélérate en agonisantes étouffées par le sang qui jaillit de leurs petites bouches convulsées, éventrées et dépecées avec leurs petits organes internes mis en avant du regard, le cou enserré au lasso lors de leurs captures par des cow-boys vicieux avant d'être égorgées sur de belles prairies. L'infanticide le plus prisé et dessiné par cet artiste gênant est la strangulation à main-nues. Un petit visage enfantin enflé de douleur à la langue pendante dont les yeux exorbités semblent se concentrés dans l'agitation la plus effroyable sur les deux grosses mains qui l'étrangle jusqu'à la mort. Selon l'histoire des royaumes de l'iréel, les enfants après mille aventures éprouvantes seront libérés de l'esclavage par les 7 blondes immortelles qui réussiront leur coup d'éclat contre l'ignoble sadique John MANLEY et ses armées. Les petites mortes, érigées en martyres messianiques contraindront le royaume de Glandelia à vivre une paix perpétuelle. L'amour chrétien des petites chéries étendue à l'ensemble des mondes universels. Son auteur semble exorcisé de façon obsessionnelle par la beauté lyrique se qu'il à vu ou commit de lui-même. À moins que.. Henry (joseph) DARGER prend naissance le 12 avril 1892 à CHICAGO aux États-Unis, y perd sa mère (Rosa Ronalds) à l'âge de 4 ans qui meurt (1896) en donnant au monde une petite soeur confiée aussitôt à l'adoption qu'il ne verra jamais. Après le décès de son père d'une maladie dégénérative en 1905 dans un hospice de la mission catholique de Saint-Augustin, il est interné pour cause d'onanisme en public et de rébellion contre l'autorité du système scolaire dans un institut pour enfants abandonnés à Lincoln dans L'Illinois réputé pour son régime carcéral et ses traitements inhumains hyper-violents infligés aux enfants internés. Pendant 7 années, il subira de terribles punitions corporelles et la rééducation par le travail forcé. Après une tentative d'évasion en 1908, Henry DARGER s'échappe de cet enfer à l'âge de 17 ans, le 29 juillet 1909, et regagne à pieds sur une période de 2 mois, sa ville natale. il occupe alors diverses postes de subalternes dans les Hôpitaux de la région (zone du near north side). Définitivement employé au nettoyage hospitalier, un an après la grande dépression économique (crise de 1929), il s'installe dans une chambre (2ème étage) louée au 851 avenue Webster (espace communautaire de Lincoln park) oû il y restera en solitaire jusqu'à sa mort, assistant régulièrement aux divers offices religieux de l'église (Saint-Vincent) du quartier tout en cherchant dans les poubelles des rues, le matériel nécessaire pour l'élaboration de son oeuvre littéraire et graphique commencé en 1910 qui ne regardait que lui-même. UN AUTRE MONDE

 

henry darger (3)

Henry Darger (1950), Sans titre (extrait du 17,25 X 47,25) exposé jusqu'au 9 Février 2013 à la Ricco Maresca Gallery (Kiyoko Kerner) 529 West 20th Street, New-York. 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 16:07

l'arbre

 

MANGER LA RACINE

 

La révélation sur l'impénétrabilité de l'Agapë Pistis débute ainsi : Le hurlement de l'archigéniteur au milieu de l'abîme insondable se forma en deux espèces d'arbres jumeaux qui prirent naissance en garde des deux puretés inférieures dans le Gan Êdén. La première pureté, errante au-dessus du jardin de la matière, prit de sa main vertueuse, toute en crachant contre l'Oudaidi des puissances sirupeuses et perverses, le rameau du coeur fleuri en forme de serpent de chair de l'arbre à droite dont le nom est Âgnoia ou "ignorance unit à l'intelligence lumière" vu que Yaldabaôth le démiurge jaloux là qualifié "d'arbre de la connaissance du bien et du mal", et dit à sa bête : "mangeons le bien, puisqu'il est beau". Mais la créature rousse, s'éleva des cendres dénudées de son rêve et gloussa à la pureté : "tu touche à l'irréparable conscience et à ses infâmes bourgeons sombres et luisants qui pendent comme de longs reptiles entrelacés d'éclaires brûlants de délices : ils sont la pitance de l'aigle véritable, l'autogénéré. Ne connais-tu pas ?" La deuxième pureté qui combattait de sa main gauche l'Arbao démoniaque, frère de la puissance visqueuse de droite, vit le grotesque sacrilège tout en mordant jusqu'à la sève une branche du second arbre en forme de serpent d'airain, dont le nom est Aiônios ou "éternité unit à l'engendrement mortel" vu que Yaldabaôth le démiurge jaloux là qualifié "d'arbre de vie", et souffla aux sentinelles du cosmocrator noir, les myriades de mouches insensées : "quelle laideur cette infamie indiscernable, donnons-lui le nom, puis mourrons". Comment ? s'exclama la mouche à reflets, Kaïn mère des ténèbres, en repoussant la créature ronde qui couvrait de ses six ailes sa partie honteuse enviée par le démon Bathinôth. Tous s'étonnèrent de cette nouvelle langue, de ces nouveaux mots, qui claques au vent. Tous s'incorporèrent à ce magma de matière insupportable que constituait les huit-cent-mille arbres du Gan Êdén. Leurs regards furent perdus. Au loin, dans les hauteurs étoilées de l'ogdoade, scintille un germe imbibé de puissances enveloppées de lumière. C'est Sophia, la génitrice de foi en pleine repentance qui sourit à l'immortalité de l'amour incréé.

 

enseigne du vieux-chene à Paris

 

Enseigne du Vieux-Chêne au 69 rue Mouffetard du cinquième arrondissement de Paris.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 16:12

l'homme de fer bouddhiste   

 

LA SCIENCE DES ARYENS

 

Deuxième partie : L'homme de fer possède inscrit sur son plastron de protection de combat (cuirasse-d'acier) un Svastikâ (lévogyre) de face (omote) soit un Sauvastikâ ou simplement une croix-gammée (Hakenkreuz) qui tourne à gauche, un vieux symbole universel représentant le mouvement infini de l'harmonie cosmique (vie) et de sa puissance (Shakti) ou la révolution du soleil (roue de feu) dans les équinoxes saisonnières (4). Ce signe, religieux proto-européens (quatre gammas grec) est associé à une action en rotation dans le ciel autour d'un corps céleste, une comète. En Inde, là où il est le plus marqué, il désigne, et indique selon le Mânava-Dharma-Sâstra, premier texte sanskrit s'exprimant sur le Dharma et ses règles de pureté, révélé par Brahmâ à l'être supérieur Swâyambouva (Manou) de la terre (pure) indo-aryenne (Hapta-Hindus (sindhu), l'appartenance à la caste (pure) des nobles (Ârya-Saras). il personnifie les quatre divisions hiérarchiques, les Varnas (couleurs), de l'organisation substantialiste de la société traditionnelle indienne (Brâhmanâ-blanche, Khâttiya-rouge, Vaiçya-jaune, Shoûdra-noire) mues par le Dharma. Le peuple des purs âryens a donné les Brâhmanes (prêtres), la haute caste supérieure, qui sont les enfants de la langue de Brahmâ, mais aussi les nobles guerriers âryens (Ârya-Khâttiya) où est née Siddhârtha Gautama, le Chakravartin-Chakralâ, souverain aristocrate et universel de la compassion. D'après le texte du Dîghanikâya-Sûtra (âggannâ-sûtra, 27-3), les Brâhmanes qui sont d'une constitution blanche, aspirent naturellement à la purification de leurs êtres. Ceux des castes inférieures, d'une disposition sombre (noire), sont poussées naturellement à l'obscurcissement de leurs êtres. Mais l'éveillé Shâkyamuni transcende graduellement la rétribution biologique-karmique en accomplissant l'infinitude de  l'ordre cosmique (Varnâsramadharma) pour devenir le Parâ-Bhamân inexistant en réunissant les deux parties du corps noble (mérite) de l'autorité âryenne (les prêtres-guerriers) par la division de sa noble substance organique (Rûpakâya) en deux segments (Nirmânakâya-Sambhogakâya) élevés dans un corps pur, le Dharma-Kâya, pour le service des combattants âryens du Samsâra. Cela nous apprend que le Dharma est la nature corrigée par la volonté du noble (Âryen-Siddhâçârya-Deha) au corps parfait. Le Svastikâ (du sanskrit : être (asti) supérieur, individu ou existence élevée, bénédiction (salutation à celui qui donne l'abondance et qui conduit à la victoire) symbolise la prospérité en mouvement. Celui qui se place sous son influence, obtient le bien-être puis gagne en fortune. Ce signe se retrouve gravé sur de nombreux talismans (Thokchas) ou apposé sur des divinités placées dans des temples de vénération. Sa signification vers une donnée morale (bien ou mal) selon l'orientation de ses bras du côté droit ou gauche n'a aucun fondement. Le 7 Août 1920, sous l'impulsion du futur Führer (guide) Adolf Hitler, le parti national-socialiste des travailleurs allemands adopte comme signe de ralliement, le drapeau Nazi, constitué par la refondation de l'ancien pavillon de l'empire Allemand du 16 Avril (1871-1919) remodelé, du blanc pour le nationalisme, rouge pour socialisme et en son centre la croix gammée pour l'origine Aryenne de la race nationale. Dans les anciennes tribus scandinaves, le Svastikâ cerclée (dextrogyre) était utilisé comme ornement sur les proues des navires (Drakkar (drekis), Dragon) ou sur les boucliers des guerriers germains. il représentait un soleil radiant, voire le tournoiement du marteau (Mjöllnir) du dieu Thor, produisant les éclairs (Atar) de la foudre du tonnerre. Cet étendard rouge de sang et noir de cendres apposée sur le blanc immaculé de la terre pure par la fureur du caporal à la croix de fer, mit en discrédit l'un des plus ancients symboles de l'humanité. Toujours en Inde au sein de la noble religion (Ârya-Dharma), le Svastikâ (swastika) ou roue de feu est le signe par excellence du dieu (Deva) soleil, Sûrya, père de l'être supérieur Manu le géniteur de la grande race solaire (Varna-Âryenne), pour être vénéré sous l'aspect du Chakra-Sudarshana (purânas), la roue sainte du seigneur Shri Vishnou (Hari) protecteur du cosmos, qu'il détient dans une de ses quatre mains (les quatre Védas-Samhistas des âryens), l'arrière droite, cette arme virevoltante est liée au corps des déités de l'univers et du culte du feu sacré (Agni), le Pâvaka purificateur. Le feu le plus ancien était allumé par les Brâmanes védiques avec un instrument fait de baguettes en bois d'acacia entrecroisées par frottements, ayant la forme d'une croix gammée appelé Aranis. Le Svastikâ est aussi un attribut de Shri Ganesh (Ganapati) le seigneur des catégories, l'éléphant qui danse, distributeur de richesse, puis celui du septième éclairé et conquérant Ârihant (jina) du Jaïnisme indien non-violent (Ahimsa). Vers 1940, l'origine de la race supérieure en Asie-Central fut abandonnée par certains idéologues Nazis, pour concentrées leurs études vers le continent du grand nord polaire (Arctique) à la recherche de l'Hyperborée (Ultima-Thulé), la nation d'Apollon, le dieu grec du soleil et de la purification. Dans ce pays hivernal se lève le soleil de minuit, le Svastikâ rayonnant du peuple des guerriers Âryens (Urvolk) qui envahirent la ville millénaire du nord de l'Inde, Mohenjo-Daro (-1900 ans), un des lits de la grande civilisation de l'Indus sur la plaine Indo-Gangélique, pour y fondés leur grande capitale, l'Âryâvarta. La croix de feu (Ugunskrusts) des Âryas évoque un tourbillon d'énergie (Manji) au Japon oû il est utilisé dans de nombreux art-martiaux pour d'écrire les techniques de combat en rapport avec l'activité du Ki (Qi). En Chine, il est un caractère (sinogramme) écrit, le Wan, définition de multitude et d'une image pour la forme d'ascension spirituelle, un Wanz (Falu) dans la discipline du souffle (Qi-Gong). Le Bouddhisme quand à lui, là en grand estime. Le Svastikâ bouddhiste représente en mouvement, la bonne santé, et d'autre part, la vacuité de toute chose (Sûnyatâ), les quatre lois du Dharma (Tchô) ou vérités nobles (Chatvari-Ârya-Satyani) de l'être élevé (Shakyâ-Thub-Pa) ainsi que les quatre royaumes du ravissement (Samâpatti) pour l'obtention de l'état connaissant (Gnose) et surhumain (Uttarimânussadharma). Chez les croyants tibetains, le Svastikâ est un emblème des doctrines tantriques du mahâyâna ésotérique. il a pour origine le dieu et seigneur des hindous (Âryas-Bhârata), Indra, celui qui porte la foudre (Vajrapâni) et son arme absolue, le Vajra (Dorje, pierre noble). Cet outil spirituel d'une puissance redoutable et utilisé lors de pratiques rituelles secrètes du Vajrayâna (voie du diamant) en association avec la cloche féminine (Ghantâ) pour l'application fulgurante de l'union tantrique. Le Svastikâ c'est le double Vajra (Vishva-Vajra) ou double croisé (Viçvavajra) qui matérialise l'attitude active et la détermination d'esprit que doit prendre le noble disciple (Ârya-Sâvaka) sur le chemin du Tathâgata (Satori) ou disposition supérieur de l'être (Moksha), l'héroïsme ultime, le corps océan (Rigpa) du Samyaksambuddha suprême (buddha-Uttama). Les quatre nobles vérités (Ârya-Satyâ) édictées par Sakiyamuni (Hotoke) qui sont exprimées au point de terminaison des rayons du quartette Vajra mettant en mouvement la roue (Dharmaçakra) du Dharma (loi). Les trois premières nobles vérités (Dukkha la souffrance, Samudaya (tanhâ) son origine, Nirodha (nibbâna) sa céssation) sont concentrées dans le moyeu (Gankil) de la sainte roue solaire. Ce triskèle correspond aux rotations (cycles) de l'enseignement éveillé qui assemblé à la quatrième noble vérité (Âryâstangamarga), la voie du millieu (Magga, Anggânga), modèle le Svastikâ qui tourne sur lui-même (le dharma n'a pas de sens) émétant ses huit rayons justes et pures, les parfaites : "compréhension, pensée, parole, action, manière d'existance, volonté, attention, concentration" qui s'unissant à leur tour (Ashtamangala) dans la lumière royale (Rigpa) donnes la jante (Samadhi), c'est le Kaivalya, purifiant par le feu toutes les souillures de l'égo (Kilesa) au-dedans de la noble vision non-différenciative, l'Âryânirvikâlpayatî. Cette roue que l'on peut retrouvée à son origine, toujours chez Shrî Vishnou, à l'emplacement de son sein gauche, finissante par une grande touffe de poils, la représentation d'un ensemble de nœuds (Shrî-Vasta) dit "cher-à-la-fortune" incarne sa quatrième émanation descendante (Avatar), l'énergique homme-lion, l'Âryadeva Narasimhâ, le chakra-Sudarshana précisé plus haut. Cette touffe peut concrétisée dans certains cultes, le feu de la colère divine (Krodha-satî). Le premier avatar suprême de Shrî Vishnou fut un poisson (Matsya) qui sauva l'être-supérieur, Manu, du déluge (Kalpa-Pralaya) universel. Hari est aussi la neuvième incarnation de Shakyâmuni, le grand Mahâsiddha Bouddha du vajayâna. À l'intérieur de certaines visions secrètes, cette roue à poils apparaît fixée entre deux piliers étincelants au centre d'un environnement sphérique et nuageux. Le pilier gauche, verdâtre (Syama), appartenant à la compassion (Karunâ) est enlacé par l'Ârya-Târâ (Dölma), une boudhisattva courroucée (Ekajati, tresse de poils) à la peau noire (Kâlî-Pingalâ), celui de droite, blanchâtre (idâ), constitue la sagesse (Pannâ) étreinte par le Bouddha Amoghasiddhi (le succès garantie), l'un des cinq (Dhyani) aspects émanés du corps pur de l'éveillé. Ces puissances contraires s'accouplent (Yab-Yum) lors du déplacement (Samsara) de la roue pileuse qui s'enflamme vers la terre pure (Bouddhakshetra) où règne Amitâbha le mâle rouge de la lumière infinie uni à son aspect femelle, la Shâkta-Mère, sa parèdre blanche, Pândarâvasinî l'appaisée. Si le chakra-Svastikâ symbolise les quatre bras du seigneur Vishnou, exprimant l'omniprésence de sa grâce infinie sur l'ensemble de l'univers, il "individualise" avant tout l'essence du pouvoir (Shakti), la volonté (Cetanâ) toute puissante (Icchâshakti) du feu liberateur (Mukti), l'Ârya-Dakînî mère de tous les Bouddha nommée Prajnâpâramitâ énergie de tous les Sûtras. C'est l'Ârya-Tridevî réunie avec ses manifestations en Sarasvatî, Laksmî, Pârvatî, parèdres et épouses de la grande trinité (Trimûrtî), la mère (Mata) tournoyante et illusoire de toutes les divinités (Devatâ) colériques, la pureté parfaite, Devî elle-même. S'est donc ce signe féminin et Âryen que l'on retrouve inscrit sur le torse de l'homme de fer dont la tête et le visage aux traits Mongoloïde-sino-tibétains, supportant une coiffe qui rapelle celle d'un haut dignitaire monastique plutôt qu'un casque de combat ou un simple bonnet de toile à forme conique des steppes, aborde une barbe fournie assez rare dans la représentation iconographique d'un Bodhisattva, soutenant à l'oreille droite une boucle en anneau, symbole de richesse et d'autorité impériale, portant attention à la parole des autres, le contraire d'un homme ordinaire (Puthujjana) ignorant. L'iron-man est assis (Upavishtha Sthiti) en posture (Âsana) d'Lâlitasâna ou Mahârâjalîlasana, une attitude d'aisance royale, sur un trône de diamant (Vajrâsana) équivalent au mont Méru, sa main droite ouverte de paume par ses doigts dépliés en direction du sol (Varada-Mudrâ), un geste de don annonçant sa libération par l'éveil (Bodhi), sa gauche porte en son creux un joyau (Chintâmani) qui exauce les vœux du noble disciple (Âryan-Sâvaka) lorsqu'il est dégagé de toute souillure (Arhat) presque parvenu à la libération (Mukti) vers le pur Nibbâna, ou bien, un vase à trésors cachés (Terma-Kalasha (boumpa) qui distribue richesses et prospérités par l'entremise de formules magiques (Dhârani) répétées en mantras. Ce vase Kalasha, un pot à eau sacrée, servant à la "purification" dans certaines cérémonies du Vajrayâna, est l'équivalent du Svadhisthâna-Cakra nombril, tandis que le Swastikâ porté au niveau du plexus-solaire de l'homme de fer désigne le Mani-Pûra-Cakra de feu, et ainsi, le talon de son pied droit : le Mûlâdhâra-Cakra de la terre (Shakti) du Brahmâ, l'être supérieur des nobles guerriers aryens de la terre pure. Le récipiant peut prendre la forme d'une grenade (fruit) où mûries les gemmes de la pensée juste (Sammâ-Sankappa) qui mène à la sagesse immortelle. La tête de l'homme en fer est oréolée (Shirashchâkra) ainsi que son corps (Prabhâvali). Ces radiations (nimbes circonférencielles) mystiques indiquent la divinité illuminée du personnage en évoquant l'union de la lune et du soleil, celle de la voie non-duelle (Parâ-Mârga-Dvaita) prit par l'éveillé. L'ensemble des détails spécifiques et la composition de cette œuvre sculptée, incite certains spécialistes à lui donné le nom d'Vaisravana (Jambhala), un Dharmapala gardien et protecteur du Dharma (loi), émanation d'une ancienne divinité Mongole de la guerre (Begtsé). Ce "Bouddha" de l'espace en fer, dont l'origine a été contestée par le Dr Achim Bayer spécialiste en études bouddhiques à l'Université de Dongguk (Séoul) pour la qualifée de "pseudo-tibétaine" et de contre-façon en raison du style de pantalon non adéquate qu'il porte (The Gardian du mercredi 24 octobre 2012), seraît le Mahâdeva Vaiçravana, un aspect de Kubera, une ancienne divinité locale Dravidienne et Himalayenne de la fertilité (Dhânpati). Ce roi de la richesse, qui lui fut offerte par Shrî Brâhman dans la grande épopée du Mahâbhârata, étendait sa souveraineté sur la célèbre cité perdue d'Alaka (Vasu-Sthali-Visana) qui surplombait le versant principal du Mont Kailash. Sa parèdre se nomme Riddhi (prospérité), une émanation directe de Shrî Deva Lakshnî (Mahâlakshmî), déesse de la fortune (dans l'Agni-Purâna). Ce maître de l'opulence prend divers formes dans le temps, celui de Pâcica (Punchika) un autre Mahâdeva de l'opulence semblable à Dhanapati (Dhânpati). Kubera, est parfois représenté sous la silhouette d'un guerrier armé et cuirassé portant forte barbe et moustache présent lors de la naissance de Gautama Siddhârtha (Lalitavistara-Sûtra). Son émanation principale est donc celle de Vaishravana (Rnam-Thos-Sras), seigneur de la grande écoute, le Namtösé tibétain (Vessavanâ), l'un des quatre rois (Chaturmahârâja, Gyekhèn Dé Shi) gardiens des quatre direction (Lokapalâ) du Monde. il en domine en protecteur sur le Nord contre l'invasion des Yakshas, les génies malfaisants et antropophages (Asuras) qui habitent les grandes forêts. C'est aprét l'écoute d'un prèche de Shâkyamuni, qu'il devient gardien de la loi (Dharma). Sa couleur est le jaune et sa bannière de victoire est une mangouste, petit mammifère friend de serpent. Vaishravana c'est aussi Bishamon Tennô (Zôchô Tennô) ou Chaturmahârâ (Shitennô) chez les japonais. Ses trois vassaux aussi terrifiants que lui, sont : 3) Virûpaksha (le mauvais œil) qui garde l'Ouest contre les Nâgas (Nâjas) ou dragons (la haine) souterains de la terre et des eaux. Le roi (Nâgarâja) d'une de ses créatures auraut protégé de la pluie en dépliant ses sept têtes en éventail au-dessus du héros Shâkyamuni qui était alors plongé dans une méditation profonde (Bhâvânâ-Citta de l'Ârya-Tantayana). Sa couleur est rouge, son attribut un Stûpa, l'aptitude noble des vainqueurs. Virûpaksa (Mi-Mi Sang) est guerrier de la connaissance. 2) Virûdhaka (Pha Kye-Po) l'aristocratique de couleur bleu protège le Sud de son épée contre des esprits cruels et volatils (Gandharvas) de la nature secondaire, les musiciens céléstes et gardiens du Sôma, la boisson qui abreuve de puissance la caste des Âryens. 1) Dhritarâshtra (Yulkor-Rung), le blanc remplie de force, défend quand à lui  l'Est et règne sur les Kûmbhânda (umbhandhas), des sortes de nains démoniaques et déformés par de gros ventres avident d'énergie humaine. certains se sont transformés en guerriers géants de la terre de l'éveil (Bhûmi) face au sourire serein de Shâkyamuni. L'attribut de Dhrtarastra (Vinarja) est un (Vina-Luth) instrument de musique à cordes symbole de l'art de la perfection. Es Vaishravana statufié, découvert et emporté par, selon-certains, l'entomologiste et cinéaste Ers Hans Ludwig Krause (1859-1942) coéquipier de l'expédition d'Ernst Schäfer de 1938-39 au Tibet ? L'équipe d'explorateur SS en quête de la race supérieure avait aussi rassemblée une multitudes d'objets (négociés ou offerts) provenant de leurs voyages sur le toit du monde, dont le célébre texte sacré du Tantra de Kâlachakra (la roue du temps), le plus puissant de tout les Tantras Bouddhistes (Parâmadibuddhatantra), incorporer au canon (Kangyur) Tibétain-Lamaïque. La réunion des grands préceptes de la science Âryenne la plus haute, enseigné (-1000 ans) par Shâkyamuni au roi Suchandra (Vajrapâni) du royaume de Shambhala et destinée aux conquérants de demain en route vers la terre blanche. Ainsi s'achève cette petite étude symbolique sur la statuette météoritique pour qu'une autre histoire commence. L'HOMME DE FER

 

Viçvaraja double vajra

 

Le double Vajrâ (Vishrâ-Vajrâ) avec en son centre le Yantra de l'union.

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