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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 16:05

Oncle Boonmee

 

HANOMÂN

 

Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) est un film du thaïlandais Apichatpong Weerasetrakul qui à reçu la palme d'or au 63 ème festival de cannes 2010. Le réalisateur s'inspire d'un livre écrit par un moine bouddhiste. L'histoire d'un homme âgé qui souffre d'une maladie des reins,qu'il pense avoir contracté pour avoir tuer trop de communiste et décide de passer les jours qui lui reste à vivre dans son domaine agricole situer dans les montagnes,avec l'aide de sa belle-soeur et d'un médecin laotien. Un soir en leurs compagnie,les fantômes de sa femmes et son fils défunts se manifeste à la table du dîner. Son fils à pris l'apparence d'un grand singe noir aux yeux lumineux. L'homme malade part alors en compagnie de sa famille dans la profonde jungle tropicale,pour prendre refuge dans une grotte énigmatique qui fût l'origine de sa première existence. Pendant ce long écoulement de temps,il prend conscience de ses vies antérieures qu'il l'invite à la contemplation. Ce film,tourné au Nord-est de la thaïlande,d'une grande beauté,prend un départ très ennuyeux. D'une lenteur incroyablement hypnotique,il  nous conte le salut d'un ARHANT apiculteur qui par la pureté de sa vue (ditthi visuddhi),sa tranquillité mental (vippassama bhavana),puis la non-conscience de la séparation matériel-esprit (nâma-rûpa pariccheda ñâna) atteint la délivrance de soi en mourant en position d'accès au PARINIRVÂNA,fin de sa dialyse-dualité,couché sur le côté droit une main sous la tête,que reproduira sa belle soeur à la fin du film devant la télévision du monde moderne. Bouddhisme theravâda (hīnayāna) et croyances animistes parcourt ce long (très) métrage peuplé d'animaux sauvages et d'insectes,d'un ballet incessant d'entrelacement de différentes réalités superposés d'ombres. Une rêverie ou les frontières disparaissent,les liquides s'écoulent dans la vacuité des phénomènes. Quelques moments surprenants et comiques : l'accouplement d'un poisson-chat et d'une princesse défigurée,des combattants communistes sympathisant avec "le grand homme singe" transformé en trophée,un bonze en période vassa (carême) qui prend une douche et dont le fil et la paume fait penser au nâga (serpent des illusions). Un film magique réincarnationniste, à la double apparence mystique de l'âme thaï,parvient à être agréable pourvu qu'on le médite.

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Published by the visionnaire - dans cinéma
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