Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:28

the-visionnaire.over-blog.com

 

L'AMBIVALENCE

 

En longeant le trottoir de la rue Réaumur côté impair (75-77) située dans le deuxième arrondissement de Paris, je suis tombé sur un bec (imprévu) en tournant mon regard soudain attiré par un étrange Bas-relief débordant (dont il en est la clef) au-dessus d'une entrée un ancien passage de cocher) d'immeuble en travaux de rénovation.Ladite curiosité, sculptée en façade, une bestiole à plumes au long cou, serait après renseignement, un cygne, seule description disponible sur l'arrêté du 06/11/1997 du registre des immeubles protégés au titre des monuments historiques, rien n'indique quel en est son auteur, ni sa signification. L'immeuble d'où elle en dépend, à été bâti vers la deuxième moitié du 17ème siècle par un maître-maçon du nom de Jean LAROUSSE, propriété d'un artiste et sculpteur francisé connu (l'inventeur ?), MrMartin DESJARDIN (1637-1694). il est tout de même emblématique, cet oiseau qui semble avoir perdu son bec. Une vouivre déguisée ou un serpent ailé au regard rieur semble se subtilisé au volatil gracieux. L'animal palmé est reconnue traditionnellement comme symbole de fidélité en amour (il est monogame), de pureté par sa robe d'une blancheur immaculée. Pourtant, cet oiseau androgyne passe le plus clair de son temps dans les mythologies les plus diverses, à se métamorphosé en une forme qu'il n'est pas. il est bien souvent le serpent de la duperie. Le dieu Zeus-Jupiter, pour posséder le corps de Léda (Némésis) femme du roi de Sparte, se déguisa en un cygne élégant et plein de grâce, au bord du lac d'Eurotas (nord-ouest de la Grèce antique) ou elle avait l'habitude de s'y tremper les pieds. Il lui fit violence sans retenues, plusieurs fois, agitant avec déchaînement passionnel ses deux grandes ailes, pinçant avec son bec les seins laiteux de la noble dame. Après ce drame, plutôt agréable selon certains auteurs, Léa devenue grosse, n'accoucha pas, mais pondit deux oeufs, d'où sortirent après l'éclosion d'une première couvée, non pas des cygneaux (bébés) mais des héros (Ashvîns), les gémeaux zodiacales, Castor brillant comme le soleil et son frère jumeaux Pollux à l'aspect lunaire, puis du deuxième oeuf, Clytemnestre la grosse et la petite dernière, Hélene (de Troie). Selon certains, Pollux fut faux jumeaux et Hélene sa soeur d'un même jaune (d'oeuf). les apparences sont donc trompeuses. En dessous du plumage blanc de l'oiseau aquatique, se cache une peau noire, d'une viande qui était autrefois forte appréciées des inquisiteurs et brûleurs de sorcières. Celle-ci est enrobée d'une couche de graisse qui à la vertu d'entretenir la beauté des visages, effaçant les rides et autres disgracieuses crevasses parsemées d'odieux furoncles. Le cygne est aussi le Mercure des philosophes, qui apparaît lors de son évaporations pendant la perte de ces gaz mensongers, à travers les vapeurs blanchâtres de la fin opérationnelle du grand-oeuvre, habiller de la sincérité de l'étoile. La pureté de la réalité est née d'un bec de gaz à col de cygne. En Inde, le cygnus migrateur est Hamsa (Hîntar) la grande lumière, et véhicule (Vâhana) de Brahmâ, son souffle (Âme), le pneuma-prâna. Le cygne suprême (Parâmahâmsa) d'avec son bec sépare le lait de l'eau, l'irréel du réel, pour la plus haute réalisation, la fin de l'oeuvre, le Moksha du grand Nirvâna. Son chant n'est-il pas la dernière production la plus remarquable réalisée par l'artiste. il est aussi synonyme de douleur, son plus beau chant de fin de journée, il le réserve dans sa perfection, avant de mourir. Le cygne expire en musique, par un cri semblable au son d'une trompette dès plus harmonieuse. La lyre, cet instrument de musique oublié est l'invention d'Hermès (volatil), qu'il confectionna de sept cordes qui sont les 7 cygnes de Méonie (Asie-Mineur). Apollon, dieu entre autres de la musique et de la poésie, tua à l'aide de ses flèches (Apollôn puthios), le dragon python (fils de Gaiya) qui siégeait dans une caverne du Mont Parnasse (2460 mètres) au pays de pytho. il n'aimait pas les serpents, ennemis du cygne, ce chanteur solaire (Swan) qui tire le char de l'amour de la Vénus Romaine, lui le dieu virile et enflammé (Sûrya) du rig-véda, qui vibre dans le vent. le cygne est la chimère des poètes, leurs amertumes impérissables, cette mélancolie de l'image parfaite et disparue que déclame le rêveur charles Baudelaire (1821-1867) dans ses Fleurs du mal (1857) dédié à victor hugo (1802-1885) le romantique. L'allégorie nostalgique des vieux faubourgs disparus d'un ancien Paris corrompue par l'aménagement du préfet George Eugène Haussmann (1809-1891). Drôle de python-cygne que cette sculpture oubliée, dans la grande capitale du pognon-business, aussi solitaire que le vilain petit-canard (1842) du narrateur danois Hans Christian Andersen, va t-il se modifié en sa vraie nature comme dans le conte folklorique de Wilhem et jacob Grimm, les six frères cygnes (1812), ou atteindre le 7ème ciel dans une mystique purification de son être ? La morsure du Python mène à l'extase (phythie) de la connaissance parfaite où se dissout le dernier chef-d'oeuvre d'art total, sous la forme d'un cygne cosmique, l'oiseau blanc de la constellation (croix du nord). Un cygne de dieu qui illumine cette silhouette ailée ciseler dans la pierre brute, la clef de voûte de l'univers : le corps du seigneur. En passant nous ne voyons que les choses oubliées, en se pressant que celles qui vont mourir. Soyons sur nos gardes, n'aimons pas les choses.

 

the-visionnaire.over-blog.com

 

75-77 Rue Réaumur 75002 Paris, Lignes de Métro : Sentier (ligne 3), Réaumur-Sébastopol (lignes 3 et 4), Louvre-Rivoli (ligne 1). Étienne Marcel (ligne 4).

Partager cet article

Repost 0
Published by the visionnaire - dans symbole
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : the visionnaire
  •  the visionnaire
  • : Arts et Mystères initiatiques
  • Contact

Recherche