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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 21:00

dame des 7 douleurs

 

MATER DOLOROSA

 

C'est l'image de Maryam souffrante, Marie la vierge divine, transpercée de sept épées qui illustre l'avers de cette médaille religieuse portant l'inscription latine : Mater Dolorosa Ora Pro Nobis (mère des douleurs, priez pour nous). Elle fait partie d'un instrument de prières qu'affectionnent plus particulièrement les fervents de l'église catholique pratiquants les cultes mariales : le chapelet (couronne) des 7 douleurs de Marie (Notre-Dame ). Cette médaille principale est placée en bout d'un long collier de 52 grains enfilés et divisés en septénaire (7x7), espacés chacun par une médaille (7) représentant par étape, une des douleurs de Marie, mère de Jésus de Nazareth. Ce chapelet prend son origine à Florence en Italie, historiquement le 11 février 1233 lors d'une apparition de la Dame du ciel aux 7 bienheureux fondateurs de l'ordre des servites de marie, qui de part son indication, l'ont conçue. la dévotion du martyre de Notre-Dame des douleurs (1072) est commémorée par un ensemble de rites et de coutumes depuis 1423 et officiellement (1814-1908) par l'église catholique le 15 septembre de chaque année lors d'une messe, le Stabat Mater Dolorosa. Certains croyants procèdent à cet hommage par la pratique (via matris) d'une neuvaine de prières méditatives du 7 au 15 septembre (mois dominé par l'archange Uri'el) pour l'obtention des indulgences. On peut réciter 1 notre père (Pater) sur chaque médaille, 7 Avé Maria sur les grains (larmes) qui les sépare et sur les 3 derniers par 3 Gloria et Avé maria alternativement, terminez par un Gloria sur la médaille principale. Sur cette dernière, le coeur de Marie, fille de Sion, qui y figure rajouté de 7 glaives provient d'un passage écrit dans l'évangile de Luc où elle lui est annoncée : "un glaive de douleur te transperceras le coeur". C'est la transfixion de la chair "mystique" de Marie. Les 7 épées enfoncées dans sa poitrine formes un unique faisceau de souffrance insoutenable. Une blessure divine. La vierge est alors couronnée Reine et Mère des douleurs aux 7 cieux dans un océan d'affliction. Avant son assomption qui comme le patriarche Énoch (Ge 5:24) monta à travers les cieux, corps et âme, Marie la nouvelle Ève, par ses affreuses douleurs infligées violemment par les sept tonnerres (Ap 10:3-4) des 7 anges (Tob 12:15) ministres des fléaux (Ap 15:1), obscurcis la matière orgueilleuse de la nature terrestre et du corps des hommes (Ps 51:7) enchaînés à la faute originelle souillée des 7 péchés capitaux, préparant par sa sainteté comme reine des hommes, elle qui fut conçue et fécondée sans péchés (Luc 1:35) par les 7 dons de l'esprit-saint, la purification universelle des nations domptées par son coeur maternel, le verbe corporel, son fils bien-aimé. La fiancée de l'Esprit-Saint lors de son ascension à l'âge de 72 ans immergea de sa lumière (grâces) immaculée successivement les 6 cieux comme Reine des anges afin d'accédée au 7ème ciel (Ap 11:19) sa demeure éternelle aux 7 palais (royaumes d'hêykhalôts) où elle règne en tant que Sainte et Reine des cieux, Mère de l'Église, cette rose mystique. Les 7 souffrances sont les 7 vertus des 7 états spirituels qui nous aident par son coeur douloureux à notre élévation vers la connaissance des trois personnes divines, l'un-trinitaire. Les 7 médailles au coeur piqué symbolisent des mystères mystico-visionnaires à méditer véritablement pour notre époque hyper-moderne où souffrir n'a plus de sens, où la douleur est devenue une absurdité face au néant. En voici une explication traditionnellement oubliée :

 

Première douleur

 

Alors qu'elle est au temple avec son enfant dans ses bras pour sa présentation, le vieux prêtre Siméon lui annonce en public par vision (Luc 2:34-35), l'agonie mortelle de son fils clouer sur la croix, le pectoral droit percé par une lance. C'est le signe de contradiction : celui qui vient sauver sera anéanti. L'ange Sealti'el (orator) qui descend du Vilone, le premier ciel (Esaï 40:22), enfonce dans le coeur de Marie qui fléchie en larmes sous la peine et l'affliction, le premier glaive. Ce mystère nous oblige en toute humilité à soumettre notre coeur à la parole de prophétie du D. juste, un et multiple.

 

Deuxième douleur

 

Gabri'el l'archange annonce en rêve à Joseph le charpentier, l'ordre et la mission de fuir dans la nuit avec Marie et son nourrisson lumineux, hors d'Egypte. Le roi Hérode le Grand ayant ordonné le meurtre de tous les nouveaux nées. C'est le massacre des innocents (Matthieu 2:13). L'ange Lehadi'el (Remunerator) qui descend du Raquia, le deuxième ciel (Gen1:17), transperce le coeur de Marie qui ploie en larmes sous les souffrances de la persécution et de l'exil. Ce mystère nous oblige en toute humilité à obéir dans la générosité et la piété à tous les avertissements du D. juste, l'un absolu.  

 

Troisième douleur

 

Pendant les fêtes de Pâque (Pessa'h), Jésus dans sa douzième année fugue pendant 3 jours hors de sa famille, pour assisté les prêtres au temple de jérusalem. Ses parents partent à sa recherche. C'est la perte au temple (Luc 2:41-52). L'ange Barachi'el (Adjutor) qui descend du Shehaqim, le troisième ciel (Ps 78:23), plonge le troisième glaive dans le coeur de Marie qui pleure, abasourdie de tristesse et d'angoisse par la disparition de son fils. Ce mystère nous oblige en toute humilité à chercher Jésus avec science et retenue.

 

Quatrième douleur

 

Jésus est condamné à mort par le gouverneur romain Ponce Pilate au tribunal de Lithostratos. Sortant de la prison du palais d'Hérode, humilié par le foule, torturé affreusement par des soldats, Jésus ensanglanté dans sa passion, porte sa croix sur son épaule gauche et rencontre sur le chemin de son supplice, Marie sa mère. C'est la rencontre (Luc 23:27). L'ange Uri'el (Fortis Socius) qui descend du Zevoul, le quatrième ciel (Esaï 63:15), plante dans le coeur de Marie qui vacille en pleurs sous la douleur, le quatrième glaive. Ce mystère nous oblige à supporter avec forte-patience les douleurs de cette vie et d'accompagner ceux qui souffrent vers la fin celle-ci.

 

Cinquième douleur

 

Jésus couronné d'épines (rosier) est crucifié à l'aide de clous sur une croix en bois érigée en haut du mont Golgotha en tant que Roi des juifs. Son corps souillé est constellé de plaies profondes d'où s'échappent des flux de sang écarlates qui éclaboussent l'arbre de la douleur planté à terre. Jésus est à l'agonie. Il hurle en convulsions son abandon face au ciel (Jean 19:25-27). Marie, sa mère, l'assiste au pied de la croix jusqu'à son dernier souffle. C'est la mort de Dieu. L'ange Rapha'êl (Medicus) qui descend du Maone, le cinquième ciel (Ps 42:9), poignarde avec le cinquième glaive le coeur de Marie qui pleure et hurle de douleurs, déchirée dans sa chair. Ce mystère nous oblige en toute humilité à être plein de joie (Colossiens 1:18-24) et de tempérance dans la souffrance (mortification) de la chair et de l'esprit devant le seul médecin universel, le D. juste.

 

Sixième douleur

 

Alors que le corps de Jésus est anéantie sur la potence, un centurion romain lui perce le flanc du côté droit avec une lance (Jean 19:36-37) d'où jaillit du sang et de l'eau. Jésus est ensuite descendu de la croix pour être rendu dans les bras de sa mère. C'est la descente (Jean 19:38-40). L'ange Gabri'el (Nuncius) qui descend du Machon, le sixième ciel (Deut 28:12), perfore du sixième glaive le coeur de Marie qui se courbe de gémissements et de sanglots. Ce mystère nous oblige en toute humilité a pratiqué la pénitence dans la tristesse (animi cruciatus) pour obtenir les mérites charitables du Seigneur des mondes, de diffusé des messages de fraternités et de consolations à ceux qui sont en deuil.

 

Septième douleur

 

Marie sa mère et plusieurs disciples enduisent le corps mort de Jésus d'aromates et de plantes odoriférantes, de l'aloès et de la myrrhe broyées, l'enveloppe ensuite d'un linceul blanc fait de lin, le suaire mortuaire, puis le dépose dans un tombeau creusé à même la roche située non loin du lieu de sa crucifixion à la 7ème heures de la veille du 7ème jours, le Shabbat. C'est l'ensevelissement (Jean 19:41-42). L'ange Mika'el (Victoriosus) qui descend du Aravot, le septième ciel (Gen 1:1), perce avec le septième glaive le coeur de Marie qui brisée par les sanglots se convulse de douleurs. Ce mystère nous oblige en toute humilité à observer une vigilance gouvernée par la sagesse de notre seigneur Jésus le Christ dans notre combat contre le mal pour la victoire absolue de sa volonté suprême sur tous les univers.

 

Ô Marie dans ta robe pourpre, par les 7 plaies du seigneur, ton fils sacré qui engendre les larmes de sang que tu verse pour le monde, Notre-Dame des douleurs, reine des fleurs (rosaire) et des martyres, faites qu'en nous souvenant de vos souffrances, en méditant sur votre coeur saignant pour le mystère de la souffrance universelle de tous les êtres vivants, en unissant nos larmes aux vôtres, que nous soyons illuminés par votre Sainte lumière et méritions d'aller au 7ème ciel pour connaître notre père céleste. Ainsi soit-il.

 

chapelet des 7 douleurs

 

Le chapelet aux 7 douleurs de Marie.

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Published by the visionnaire - dans spiritualité
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Tom 20/06/2015 23:59

Vous ne devriez pas avoir de site de voyance annoncé sur votre site, si religieux.

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