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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 16:13

original 539856

 

LE SACRIFICE

 

Trois jeunes enfants sont éduqués avec d'autres élèves du même âge, dans les conventions des plus respectueuses de l'hygiène corporelle et de la santé physique, dessinant et pratiquant l'Art, au pensionnat de HAILSHAM perdu au milieu d'une campagne Anglaise, loin du monde extérieur. ils sont protégés de tout les dangers de la Vie et promus à un avenir exceptionnel. Une amitié privilégiée naît rapidement entre KATHY (Carey MULLIGAN, Une éducation (2009), Wall Street (2010), TOMMY ( Andrew GARFIELD, The Social Network (2010) et RUTH (Keira KNIGHTLEY, Orgueil et Préjugés (2005), The Duchess (2008). Le trio est devenu adolescent. Kathy et Tommy s'aiment, mais Ruth s'interpose. Ensemble, ils découvrent au fur et à mesure, leurs véritable et insoutenables raisons d'être : ils ne sont que des doublures biologiques programmées pour donner leurs organes, afin de guérir les originaux vieillissant. Leurs existences seront brève, ils disparaîtront après utilisation. Cette horrible révélation, dont ils prennent lentement conscience une fois adulte, bouleverse leurs amitiés et leurs amours, les plongeant dans une résignation dès plus abjecte. Avec un calme brutal ils accomplissent leurs cruelles destinées. Mais une rumeur persistante, leurs indiquent que pour obtenir un sursis  de deux ou trois ans, ils doivent prouver la pureté de leurs sentiments réciproques. Ce on-dit est' il véridique ? NEVER LET ME GO (2010) est un drame-fantastique réalisé par l'Américain MARK ROMANEK (Photo Obsession, (2002), une adaptation assez fidèle du célèbre roman "Auprès de moi toujours" (titre français, éditions des 2 terres 2006, et Gallimard-Folio (2008) de l'écrivain Britannique d'origine Japonaise KAZUO ISHIGURO né à NAGASAKI en 1954. Un film immergé dans une profonde mélancolie, empli d'une nostalgie sans limite ou le romantisme élégant et très British d'une jeunesse sacrifiée, pleines d'attentes, est insulter par une société indifférente et chargée d'hypocrisies jusqu'à l'impitoyable du vivre plus longtemps, appuyer par une mise en scène sobre pour une ambiance inquiétante et fascinante. La très belle photos d'Adam KIMMEL, adoucis les cicatrises de l'agonie. On ne peut qu'être abasourdit par l'absence total de révolte de ces jeunes "donneurs" qui sont dépouillés de leurs organes vitaux, de leurs enfances, leurs innocences, formés au mensonge le plus répugnant d'une humanité cupide et vieillissante : la mort de l'art. Un film triste et beau à la fois, qui nous touche droit au cœur (ce qu' il en reste). Un avenir désespérant nous attend. il est déjà là !

 

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Published by the visionnaire - dans cinéma
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ERIC JL BRETON 21/03/2011 16:35



Vous connaissant, j'aurais préféré que vous parliez des voyages dans le temps, des mondes parrallèles et d'autres dimensions. Car je sais que vous vous êtes renseigné là-dessus.  Celà dit
votre critique est très bonne tout de même. 


J'ai juste une information complémentaire à vous formuler sur Andrew GARFIELD, il a été découvert dans le superbe film, BOY A et également dans le premier volet de THE RED RIDING TRILOGY, ce qui
lui a permis de décrocher pour ma plus grande tristese(pour moi ces films de superhéros salissent la carrière des acteurs, tout comme les doublages des personnages de dessins-animés)(d'autant
plus que les enfants ne connaissent pas les grands acteurs), le rôle de Spiderman, avant d'être nominé aux oscars dans la catégorie meilleur second rôle pour THE SOCIAL NETWORK.



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