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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 15:16

Henri UGHETTO oeuf et gouttes de sang

 

LES QUATRE DISQUES

 

Trouver sur le couvercle d'une poubelle (vers 22h18) le soir du réveillon pour le nouvel An 2012, ce coffret de quatre DVDs-R ne comportant aucunes rayures est une heureuse découverte. Celle de quatre films intrigants : Sur ce qu'il faut savoir pour comprendre l'art brut et l'art hors les normes (titre sur le boîtier délaissé) gravé par les éditions Mémoire des Arts (2007). Le premier d'une durée de 62 minutes, intitulé : L'histoire de l'art brut et de l'art hors les normes, est réalisé à la Fabuloserie, un musée dédié aux artistes bizarroïdes et autres bidouilleurs non-conventionnels, inventer en 1983 par l'architecte Alain Bourbonnais (1925-1988) à Dicy (89) un petit village dans L'Yonne en Bourgogne, avec un entretien de son ami de toujours, le vendéen Anti-marxiste et anarchiste, écrivain pacifiste, professeur à l'école nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD), Michel Ragon (1924), critique et historien d'art, qui nous fait découvrir des artistes, tels que : Jano Pesset (1936), le magasinier et sculpteur sur bois de lierre, François Montchâtre (1928) et ses drôles de machines animées, Giovanni Battista Podestà (1895-1976), l'ouvrier céramiste et ses bas-reliefs post-néo-moyenâgeux à pancartes, Simone Le Carré-Galimard (1912-1966), la résistante décorée de la croix de fer en pleine accumulation de débris figurinistes (des pantins faits de boites de conserves), Francis Marshall (1946) et son univers diabolique, fait de chiffons et de bas nylon, de la petite Mauricette et ses autres monstres gonflés, Pierre Avezard (1909-1992) dit "Le Petit Pierre" et son incroyable manège, véritable bijou art-Brutique, où il est signalé que les enfants n'ont pas le droit de jouer avec (par mesure de sécurité), puis bien d'autres créateur marginaux sont présents. C'est l'aventure historique de la Fabuloserie. Le deuxième disque est consacré à l'artiste Mario Chichorro (1932) par un entretien (2005) avec Alain Vollerin, critique et historien d'art, co-fondateur des éditions Mémoire des arts. Le virtuose et portugais Chichorro en plein labeur, reçoit le critique au sein de son atelier à Perpignan (66). Cet artiste travaille avec des plaques de bois compressées, de l'agglomérer de liège, qu'il sculpte pour façonner et faire émerger un fourmillement de personnages étranges (des foules) peints de couleurs hypothétiques et vifs. Ouvrier agricole à 31 ans et étudiant à l'École Supérieur des Beaux-Arts de Porto, enseigne en France dans les écoles primaires ou il fait découvrir ses expériences esthétiques aux enfants. Son oeuvre s'inspire apparemment du Baroque Portugais (XVIIIème siècle) et plus particulièrement des carreaux (Azulejos) de faïences émaillées peints à la main, spécialité historique et décorative de son pays natal. il fut remarquer en 1969 par le peintre Claude Massé (1934). La troisième palette (28 minutes) est pour l'inquiétant plasticien lyonnais Henri Ughetto (1941-2011) par une interview datant de 1987, dans l'atmosphère très spécial de son atelier, où il raconte un peut sa vie, ses obsessions, face à la caméra. Cet homme surprenant commence à dessiner à l'âge de quatre ans (1945) sur un mannequin de couturière, puis travaille la peinture à 16 ans et tombe gravement malade à 22 en 1963. il subit alors, une trépanation qui le conduira vers un long coma de plusieurs semaines. il est déclaré par les médecins, mort cliniquement le 11 août. Mais se réveille et s'échappe des bras de la faucheuse en restant amnésique pendant une année (1964) où il peint ses premières tâches de sang; il a 24 ans (1965) et exécute son deuxième mannequin décoré de grosses gouttes sanglantes. une véritable frénésie maniaque et créatrice s'empare de toute son âme. C'est avec un goût raffinée de la composition provocatrice, qu'il peint des gouttes de sang sur des oeufs (une forme parfaite) en plastiques (servant aux raccommodages des chaussettes) greffés sur des mannequins, nommer "imputrescibles". il décrit son obsession viscéral du comptage des gouttes de sangs (400 à 500 par oeufs), qu'il trace de ses pinceaux ensuite réunis en paquets, puis collés à des réveils. Cette nécessité possessif de comptée, le rapproche du Facteur Cheval (joseph Ferdinand 1836-1924), le créateur du palais idéal (26). il fabrique aussi, des sortes de grands monument funéraires, parsemés de milliers de crucifix, des masques zyeutés ou injectés de sang, des mannequins fleurs hérissés de saucisses, de fruits et légumes en plastiques (carottes, citrons etc..), de tétons de seins et de matières non-identifiées. Une production hallucinante, fournit par cinquante année de travail ininterrompu, exposer dans le monde entier. Un univers où la vie s'entremêle d'avec la mort pour l'éternité. Le quatrième et dernier enregistrement est destiné (1987) quand à lui en 27 minutes et trente secondes d'entretien avec l'artiste spontané Marie-Thérèse Bourrat (1938) dans son appartement situé à Lyon. Elle dessine aux crayon de couleurs dès l'âge de 8 ans, rencontre à 16, le peintre Jean Couty (1907-1991) dans son atelier, après avoir déserté l'école. Marie-Thérèse est une singulière et les encadrements institutionnalisées ne sont pas sa tasse de thé. Elle est solitaire et aime travailler seule : "je suis une fille triste " dit elle en riant aux éclats. Un chagrin qu'elle peint très rapidement (1950), représentant des petites filles accablées de malheur, puis des femmes nues, illustre (entre autres) le roman de l'écrivain Jules Renard (1864-1910), Poil De Carotte (1894), réalise de nombreuses affiches et décors de théâtres, confectionnant des cartons à chapeaux et autres objets décorés. Elle invente en 68, un art-thermaliste. En 1969, de retour d'un pèlerinage (rosaire) à Lourdes (65), elle peint les foules de paysans à la croyance "naïve". La vieillesse l'intéresse. Dans son enfance, elle fut déconcertée par l'inutilitées des choses, d'un quotidien sans issus. Son univers familier, sa chambre, devient son sujet de prédilection : des plies d'un lit reflétant l'absence de l'être aimer, au lit-cage, en passant par la lumière des lampes, son oeuvre est emprunt d'une tendresse submergée par la souffrance d'être, d'une femme d'intérieur prisonnière du temps. C'est une grande poétesse de l'absurde beauté. Voila. C'est fou ce que l'on peut trouver d'enrichissant sur le couvercle d'une poubelle.

 

DVD Mémoire des Arts 2007

 

Éditions mémoire des arts : BP 4553, 69244 Lyon Cedex 04. Tel : 04 74 01 05 45

La Fabuloserie : 1, rue des canes 89120 Dicy. Tel : 03 86 63 64 21

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:47

crèche de noël

 

L' ÉTOILE  

 

En cette fête chrétienne de la nativité qui tombe un dimanche, jour du soleil, le 25 décembre 2011, de nombreuse familles pour sa veille, vont décorées et installées la traditionnelle crèche de noël (nael) à l'aide de santons (petits saints), des figurines représentant l'adoration du petit rabbouni Yeousha par les rois mages, entouré de sa vénérable famille. Arrivés à Bethléem, les 3 rois mages de Perse aux noms de : Galgalat, Magalat, et Saraïm ou Gaspard, Melchor et Balthazar (christus mansionem benedicat) était des prêtres et astronomes Zoroastriens qui (leurs étoiles sont Alnitak, Mintaka et Alnilham dit "les trois mages" placées au centre du Baudrier d'Orion, le chasseur à la massue ou bâton de jacob) avertis par trois Kebourîms (hayoth ha qodesh), puis quatre anges dénommés : Elemiah, Haïail, Sitaël et Azaryah, (dirigés par les deux archanges Gabriel (oag) et Mikaël (oam), de la présence dans le ciel d'Orient à l'est, d'une étoile éblouissante se déplaçant en direction d'un évènement cosmique : la naissance de l'enfant sauveur de l'univers. Cette étoile est appelée l'astre de l'épiphanie ou Tsemech, mais aussi Regulus (le petit roi) Basilikos de la constellation du (aryéh) lion (cor leonis) ou simplement Sirius en conjonction avec vénus et jupiter. Elle annonce la naissance (dies natalis) du petit Jésus (issa), l'astre issu de Jacob qui sauvera le monde. Quand les mages parviennent à l'entrer de l'étable, Marie (myriam), la mère vierge vient de mettre au monde l'enfant roi dans la grotte adjacente à la crèche (basilique de la nativité). Celui-ci est langé puis déposer dans une mangeoire pour bestiaux tapie de paille. L'étoile s'est enfin figée dans le ciel. L'archange de yhwh, gabriel (jibril), qui commandait à l'astre, laisse place à un ange (Boufarèu) jouflu qui souffle dans sa trompette, l'annonce de la naissance miraculeuse à tous les animaux de la terre. Le banbin divin à la bouille apaisée et auréolée par la rouah' hakodesh est entouré du boeuf et de l'âne (vision du prophète Isaïe I-3 : "le boeuf connaît son possesseur et l'âne la crèche de son maître"). Un autre personnage mystérieux est présent, la servante Abigaëlle (abigahel, la source de joie), quelques bergers aussi, avec leurs agneaux (le seigneur éternel est mon berger, Ps XXIII-1). Chacun déposes des offrandes et des cadeaux au pied du berceau de paille pour le petiot lumineux, puisqu'il est le roi des sages, sanctifié par toute le nature propulsée vers le Salut. Une sainte femme, Brigitte de Suède (1303-1373), la prophétesse scandinave, mère de 8 enfants dont Catherine (1322-1381), atteste la grande réalité de cet évènement cosmique dans ses "révélations célestes" source écrite de ses visions surnaturelles. Le rabbi Yeousha devenue Christ, ordonna (le 25 mai 1371) à Brigitte d'aller visiter les lieux saints de jérusalem. Plus de 20 ans auparavant, Marie sainte et vierge, lui avait suggérer de découvrir les mystères cachés de la nativité par une excursion à Bethléem. Le 13 mai 1372, elle accostât la terre sainte en compagnie de nombreux pèlerins. Après la visite de la ville  (le 25 mai) de Nazareth en galilée, elle se dirige (le 8 juin) vers la colline et la ville de Béthléem (maison de pain) en Judé. Elle entre dans la crypte où le mashia'h Christos naquit, et fut transportée en vision extatique dans le passé qui n'est qu'un présent. Elle y vit Myriam à la chevelure d'or, toute vêtue de blanc, joseph ("le vieillard") son époux accompagnés de l'âne et du boeuf, rester à l'extérieur de la crypte par pudeur. Une puissante lumière éclaire la grotte (basilique de sainte-marie, VIème siècle) au miracle. Elle assiste à la naissance (accouchement en direct) sans qu'une seule goutte de sang soit répandue. Puis les êtres célestes (9) réchauffèrent l'enfant qui tremblait de froid à l'aide de bandes de lins et de laines (un baigneur). Les mages d'orient arrivent et reconnaissent le bébé surnaturel qui leurs sourit. Brigitte (force) laisse exclamée : "Bel enfant né pour combattre." Elle a reçus le plus grand cadeau de Noël jamais offert : Assister de tout son être à la naissance de l'éternel. Très bonnes fêtes à tous.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 17:45

hanoucca

 

DES LUMIÈRES DANS LA NUIT

 

Selon certaines traditions, la flamme de la neuvième branche, le Gabaï (shamash) du candélabre (ménorah), servira à allumer la première mèche du calice sacré ou de la bougie (a gauche), pour commémoré, en ajoutant les lumières du jour (Beth hilel) ou en les diminuant (Beth Shamai), la grande victoire militaire (hag haurim) des asmonéens-maccabées en Judée sur les troupes séleucides du roi Antiochus IV (antioches epiphanes) en l'an 165 avant jésus-christ (IIème siècle). Cette fête(s) commence le 25 (jour hébreu civil) Kisslew (du mardi 20 décembre le soir au mercredi 28 décembre (2011) au coucher du soleil (40 minutes après) selon le calendrier grégorien. elle dure huit jours et neuf soirs. Le chandelier illuminé est disposé à la fenêtre de sa demeure familiale, pour être vue de tous les passants. C'est la victoire de la lumière (intellect) sur les ténèbres (la passion). Mais aussi une Hanukat Bayit, l'inauguration des saintes lumières de la maison du roi de l'univers. Après avoir souillés le saint Temple de Hashem, le roi helléniste avait imposé de rendre un cultes aux dieux, des statues mythologiques comme celles de zeus, apollon, poséidon, hadès, athéna, arès, hermès, aphrodite, en la place du temple du très saint béni soit-il. La résistance juive après 3 ans de guerre sans-merci, chassèrent du lieu saint les soldats ennemies, puis détruisirent leurs idoles, prirent les armes (attributs) de chacune des statues, pour en fondre leurs métaux, et fabriqués la ménorah au lampes sacrées envers la rédédication du temple à l'aide du miracle d'une petite fiole d'huile consacrée restante qui brûla au-delà d'elle-même. Chaque branches représentes les 8 planètes de notre système solaire : mercure, vénus, mars, jupiter, saturne, uranus, neptune, et la terre sous la domination (tzitz) du très-haut, l'inutilité des vénérations astrologiques et des idoles muettes, alignées, allumées et éteintes par le créateur des mondes, maître des étoiles. Hanuka, feter le 25 kislev, puisque l'homme fut façonner le 1er jour de la lumière émanée ('or) du mois de Tishré (6ème jours de la création) qui apparut dans l'univers le 25 'Ellul, mesure des 25 coudées des hauteurs du Temple de Salomon. Cette cérémonie lumineuse est une Mitzva d'ordre transcendantal pour l'Olam Haba. L'Âme de l'humain est une flamme céleste, prisonnière de la matière (Nibdal) imparfaite. L'Âme c'est Néfech, la flamme Nèr (valeur numérique de 250, les 248 parties du corps humain en plus de l'amour et de la crainte de D.), la mèche (ptila) Chin, l'huile (chémène), d'où le symbolisme de la bougie (torche). Puis 'hanou (camper) et kaf-hé (25 kislev) : 'het-nou-kaf-hé' (hannouccah). Les soldats grecs avait souillés les sept vêtements (Bigdeï-Kodesh) sacerdotaux du grand-prêtre (cohanim) sacrificateur (Kohenha-Rosh). ils ne purent infectés le 8ème qui forme l'identité primordiale et incompréhensible de la lignée d'Aharôn, circoncis le huitième jour (brit milah), scellé par le sang coagulé de son peuple. Les 7 qualités des vêtements glorieux des justes ont été ainsi dispersées parmi les 70 nations de gentils, leurs émanations se sont germés dans les 7 lois Noahides. Le Shémâ israël tiré de la Torah (25) émanation de la sagesse divine, contient les 25 lettres nécessaire pour la réintégration des vêtements d'avec la loi (Agoudath). Les huit branches de la Hanoukkia peuvent être expliquées ainsi : la première branche à gauche : la fête, 2) la lumière ('or), 3) le miracle, 4) Shabath (le 7ème jour de la semaine au soir (Bereshit) 5) l'héroïsme, 6) la langue hébraïque, 7) la Tsedaka (les 8 niveaux de la justice), 8) la paix. Les lumières ne doivent servir qu'au regard, aucun autre usage en est permis. Joyeuse fête de Hanoucca.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 17:39

Le cheval de turin

 

L'EFFONDREMENT

 

En Italie, au matin du 3 janvier 1889 sur la Piazza Carlo-Alberto de Turin, le philosophe Allemand Friedrich Nietzsche sortant d'un hôtel, aperçoit un cheval d'attelage éreinté se faire cravacher violemment par son cocher. il se jeta en larmes au cou du fière animal cruellement frappé pour le protéger, l'embrassant de toute son affection, puis perdit la raison, s'enfonçant définitivement dans la démence (paralysie progressive) jusqu'à sa mort le 25 août 1900. Qu'est devenue le cheval ? S'agit-il de celui (une jument) qui apparaît à l'image, fatigué et tirant une charrette conduite par un vieil homme au visage rude, sur une plaine désolée à la brume épaisse ? Une voix off émergente, nous répond que non, mais...Ainsi débute cet étrange long-métrage planifié en six tableaux (une anti-création de 6 jours) du réalisateur et cinéaste Hongrois Béla TARR, qui a obtenu le grand prix du jury et le prix Fipresci de la critique internationale au festival de Berlin (2011). En pleine campagne désertique et hostile (la Puszta) survivent un vieux paysan (Jànos Derzsi) et sa fille dans une maison à moitié ébranler au rythme d'un travail qui n'existe plus. La fille (Erika Bók) que son père (paralysé de son bras droit) du nom d'Ohlsdorfer appelle "toi", l'aide à s'habiller de guenilles raccommodées et prépare le repas unique de pauvreté, déposer dans leurs gamelles de bois : 2 pommes de terre bouillies, qui seront épluchées et dévorées avec une frénésie sidérante par les deux êtres. Une tempête aux vents violents sévie sur une terre desséchée. Elle est le prélude de la fin d'un monde. Au loin sur la colline, s'agite désespérément, un grand arbre mort et solitaire. Le vent en tourmente siffle une bien singulière mélodie, celle d'une foule de choses, hurlantes dans l'agonie d'une furieuse vengeance inconnue. A l'intérieure de l'étable perforée par la lumière grisâtre d'un jour moribond, le cheval ancien et fourbu, refuse de boire, de manger. il l'a décidé et n'ira pas plus loin. S'en est fini de tirer en traînant derrière lui, comme un esclave, une bête, la charrette minable qui sert de trône déchu à l'homme cupide et profanateur de vie, son maître en décadence. Une routine assommante au sein du pauvre foyer, emménage le rituel saint : se lever, s'apprêter pour la besogne, aller puiser l'eau dans le puits extérieur, laver le linge du corps sale, faire cuire les patates, boire un coup, regarder par la fenêtre, pour voir si l'existence est encore là, en un mot : s'éterniser. Le père aux cheveux hirsutes, le regard noir sans pitié sur une longue barbe fournie, crache un peu ses poumons (faut bien s'occuper comme on peut), constate par audition, que les vers ont cessés de ronger le bois de la vieille mansarde. Le destin historique est en marche. Les êtres s'affaissent sur eux-mêmes, rampant dans leurs pesanteurs, la servitude finale. Le labeur interdit qui fait éclore le temps libre, du mensonge infinie. La désintégration du vouloir universel. Heureusement on boit deux coups de Pàlinka (eau de vie), histoire de camoufler par la brûlure, une médiocre alimentation de laborieux. Cette misère, c'est la vie emprisonnée, dans sa répétition infernale qui agace et ulcère les chairs des entrailles de la mauvaise foi, le rêve du lendemain vite balayé par l'absurdité de l'identification du sans fin de toujours, la grande litanie saisonnière du tragique. La solitude et le dénuement dévorent à l'extrême, les regards ironiques des corps usés et figés par la mélancolie mortelle du quotidien que présente le silence. Ensuite vient le voisin du lointain, l'homme à la canne, le Bernhard (Milhàly Kormos), l'annonciateur de "bonnes" nouvelles qui réclame une bouteille de cette Pàlinka traditionnelle, tout en sortant de sa langue de vipère, les âneries du baratin prophétique : les hommes après avoir pillés et souillés la terre pendant des siècles (apocalypse XI -18) afin de posséder par la violence ce qui était à eux, ont détruits leurs natures. La terre est mourante. Les nobles qu'en à eux, on vu en la réalité, qu'il n'y avait aucuns dieux, pas de dieu, le bien et le mal ayant disparus. Bien que connaissant cette vérité dans leurs coeurs, ils sont restés tièdes. Sans réaction, ils se sont affaiblis, puis éteints. Un évènement primordial arrive, et Dieu, dit on, y participe de sa volonté. Foutaise ! assène le père rebuté par l'écho. L'homme repart dans la tourmente au vent furieux en titubant, se perdant au lointain brumeux. La parenthèse se referme. La vie austère reprend : entretenir les braises du feu, peler et engloutir avec ses doigts sa pomme de terre brûlante, remettre de l'huile dans la lampe d'éclairage, la présence rayonnante. il faut tenter de faire manger le canasson figé et récalcitrant, dont le regard fatigué est d'une profondeur inouïe. Mais aussi se laisser subjuguer par les ombres supérieures qui se projettent sur le mur de cette âtre divine, une caverne à barreaux, baignée de cette musique (Mihàlyvig) récurrente et désolante à souhait, une sorte de prière monotone pour violoncelle et orgue. La plainte inéluctable et fatale "qu'il faut toujours revenir à son malheur pour en rire". Les coups d'oeil sur l'autre sont vitreux mais spontanés. le tandem indigent est déplorable. Seul le père donne des ordres. Soudain, au troisième jours, un groupe de tziganes exubérants surviennent sur une carriole tirées par deux chevaux blancs. ils se dirigent vers le puits. ils baragouinent en jurant à tout ce mauvais vent, assoiffés d'eau claire. Le père les insulte tout en les chassant. Un des tziganes, une sorte de patriarche enbâtonné donne un mystérieux livre à la fille. ils repartent en vociférant, que l'eau et la terre leurs appartient et qu'ils reviendront d'ici peu. Après avoir ingurgiter en bonne partie la pomme de terre chaude habituelle, la fille tente de lire avec peine mais concentration une page du volume offert. il est question de lieux saints et de sacrilèges. Le lendemain, elle découvre que l'eau du puits à disparue, celui-ci étant à sec. Tout est mort, et le vent ne cesse de battre son déchaînement, alors on charge ses maigres affaires, une cruche de Pàlinka, un sac à patates, une paire de chaussure, une vieille photo portrait d'une femme passé, sur la charrette squelettique nouer de lambeaux de tissus. Le pauvre cheval est attelé derrière la carriole tirée de l'avant par la fille et à peine aidé sur le côté par son père. Tous ensemble, ils s'acheminent vers le vieille arbre tourmenté par le souffle de la dévastation ultime. Voila ! Es la fin  de ce film sombre et contemplatif au cadrages hypnotiques d'un matérialisme formel ? Non, les revoilà, comment est-ce possible, cette torture n'en finira donc-t-elle jamais ? C'est l'éternel retour du lassant en route vers la renaissance. Tout ce petit monde, réintègre leur place d'origine, et là, une image sublime, d'une beauté hallucinante jaillit des effets de l'éloignement en rapprochement du plan : le visage de la fille collée à la fenêtre, balayé par le blanc-gris des bourrasques du vent eschatologique, se métamorphose en la figure douce et sévère du crucifié encadré dans son icône, puis en quelques secondes, en une face de lion. Qu'elle merveille ! Ce qui me rappelle un passage du premier discours du Ainsi parlait Zarathoustra :"Créer des valeurs nouvelles, le lion même ne peut pas encore, mais se rendre libre pour la création nouvelle, c'est ce que peut le puissance du lion, se faire libre, opposer une divine négation, même au devoir : telle, mes frères, est la tâche où il est besoin de lion." Au 5ème jour, le monde enténébré se désagrège de son soleil. Dehors, la clarté grisée à laisser place à une mélasse obscure constellée de feuilles mortes à peines visibles, emportées par les rafales du vent enragé. La pesanteur en est harcelée. Un événement déterminant va témoigner l'esprit. Le père à l'oeil louche et sa fille palote toute résignée, se pointent dans l'étable où règne en silence sur ses quatre fers, le vieux cheval indigné, sage comme une image respectable, néanmoins plus fort que la vie. Le robuste fermier enlève le licou de l'auguste animal qui marque, soudain, par sa présence, tout l'espace présent.Tout son être, son regard, sont d'une puissance inimaginable. Lui, il est vivant ! Les portes massives de l'étable se referment sur le mammifère sacré. Le soir est une nuit achevé qui n'en finiras jamais. Dans la demeure éclairée par le fourreau incandescent, la fille essaye de rallumée la mèche de la lampe à huile pourtant remplie, qui s'éteint sans explication. Elle brandit de ses mains une branche de bois enflammée pour renouveler l'expérience. Rien. Elle lâche dans un juron :"c'est quoi cette histoire ?" Même les braises du feu, ce dernier dieu, s'éteignent. Le sixième matin est crépusculaire. Le père et la fille sont assis à table, face-à-face. Lui, croque une pomme de la terre crue. Elle, maintien son regard rivé en elle même, sa tête penchée. Une lueur fantomatique les enveloppes. C'est la fin. Vraiment ? A Torinói Ió (2011) est donc un film radical et exigent émotionnellement, d'une grande simplicité à la lenteur irréprochable, d'un noir et blanc atmosphérique de 146 min réalisé en 48 jours, co-production Hongroise avec la France, l'Allemagne et la Suisse, par l'emblématique et visionnaire Béla TARR (le tango du diable (1994), les harmonies werckmeister (2000), l'homme de londres (2007). Le cheval de turin est et sera son dernier film, son ultime chef-d'oeuvre cinématographique aux larges plans séquences de plus 8 minutes en contre-jour. Une poétique du réel. Bouleversant. Un adieu.

 

le cheval de turin

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 16:23

Catherine Labouré

 

RUE DU BAC

 

La vie des femmes mystiques nous semblent obscures, mais ô combien sont-elles extraordinaires. En entrant par curiosité à l'intérieur d'une chapelle très spacieuse alimentée d'un afflux constant d'une foule de gens de toutes origines, je me suis dirigé à droite de l'autel dominé par une statue somptueuse faite d'un marbre blanc représentant le vierge catholique illuminée par sa couronne, les paumes de ses mains ouvertes d'où émanes des rayons lumineux qui éclaires le globe qu'elle foule de ses pieds divins, à cette droite, au-dessus d'une autre figure de la Dame blanche tenant cette fois-ci entre ses mains une boule crucifère, foulant un serpent de son pied droit, en avant d'une très belle mosaïque, se tient en diagonale une grande boite vitrée, une châsse, un cercueil-reliquaire au bâti ciseler de bronze doré, occupé par la dépouille allongée d'une femme en habit religieux, les mains jointes en prière enlacées d'un grand chapelet, une sorte de bonnet sur la tête, une cornette blanche avec de larges ailes, c'est le corps incorrompu et intact de Catherine Labouré (1806-1876), Sainte et voyante de la rue du bac. En s'approchant au plus près du mystérieux cadavre imputréfié, on distingue plusieurs petites tâches sombres et nécrotiques sur sa peau au demeurant très lisse. Elle semble dormir de tout son soûl, plongée dans une quiétude infinie. Avant de devenir une Sainte "officielle" (canonisé en 1947 par Pie XII), cette Côte-d'orienne (21) d'origine, entre à l'âge de 24 ans au séminaire pour noviciat des filles de la charité de Paris en 1830 après une enfance paysanne pleines de richesses. C'était une femme discrète, extrêmement dévouée envers les malades de toutes conditions sociales confondues et des personnes âgées, ceci pendant plus de quarante années. Lors des grandes fêtes du transfert des reliques de Saint-Vincent de Paul (1581-1660), le grand prêtre catholique aux 5 vertus charitables, l'ami des enfants abandonnés, elle eu vision du coeur flamboyant du Saint homme (le 25 avril et 2 mai 1830), puis vint les trois apparitions de la très sainte vierge Marie, mère du sauveur de l'univers. Le 18 juillet à 23h28 du soir (nuit), un petit enfant tout brillant au fin sourire, vêtu de blanc, se présentant comme son ange gardien et protecteur, conduisit Catherine à la rencontre de la Dame du ciel qui tenait entre ses mains la planète terre en s'embrasant de rayons lumineux, ces rais éclatants semblent tombés de ses douces mains remplies de 15 anneaux en diamants bruts. Alors que l'étrange et Sainte maîtresse écrase sans pitié un serpent verdâtre rempli de tâches jaunes, une voix retentit de son coeur et ordonne à Catherined'accomplir une mission plutôt déconcertante : frapper une médaille à l'effigie de la Reine (le 27 novembre à 17h35) avec pour devise inscrite sur un tableau ovale, : "ô marie conçu sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous" et à son revers, la lettre M (l'initiale du prénom de la mère de Yéshoua) entrelacerà la croix chrétienne possédant une barre à sa base, emblème de l'autel du sacrifice de l'agneau, surplombant le coeur de son fils enflammé et ceinturé d'une couronne d'épines à côté de son propre coeur saignant et  transpercé d'un poignard, le tout encerclé de douze étoiles, représentant les douze apôtres fondateurs de son église (Apocalypse XII,1), qui sont les douze perles lumineuses de la couronne cosmique (Corona Stellarum Duo Decim) de Marie, puissante reine des anges et de la paix rassemblant les douze tribus d'Israël vers la révélation totale. Catherine très réservée, fit part de sa mission divine en vain à son confesseur, le père Aladel (son directeur de conscience) qui resta incrédule. Le 27 décembre au soir, la très sainte vierge mère des mondes apparut à catherine en colère et pour la dernière fois dans la chapelle, lui fournit plusieurs messages prophétiques (des malheurs), puis de répandre le témoignage de son immaculée conception par la diffusion et le port de la dite médaille sur la terre entière. Après deux ans d'investigations sur la personnalité de catherine, Mgr Quélen(1778-1839), archevêque de Paris, ordonna la fabrication de l'énigmatique médaille qui devint rapidement miraculeuse, sources de guérisons inexpliquées en plein milieu de l'épidémie de choléra qui sévissait dans le plein Paris (1832), de nombreuses conversions sont opérer. En 1839, plus de quinze millions d'exemplaires de la médaille miraculeuse furent produits. L'église garda le silence sur les apparitions et la véritable origine du morceau de métal idéogrammatique. Catherine travailla dans la charité (Sanctorum Communio) des autres à l'ombre d'un hospice pour vieillards en gardant le secret de ses conversations avec la reine du ciel. Elle les révéleras qu'à la veille de sa mort le 31 décembre 1876. Elle avait soixante-dix ans et fut enterrée à un mètre cinquante sous terre. Son corps fut exhumé en 1933 et retrouvé intact dans son cercueil, une bière en sapin emboîtée dans une caisse de plomb. On a pu constater en présence d'experts médicaux par examination, l'imputrescence de ses viscères en ouvrant sa cage thoracique (thoracotomie) que recouvrait une peau indemne sur des muscles en parfait état de fonctionnements extrêmement flexibles, ses yeux gris-bleus comme si ils étaient d'hier. Une huile qui dégageait un parfum suave et florale (odeur de sainteté) en baignait son corps (myroblytes), résultat de son état de grâce, et témoignage de sa perfection spirituelle. Cette année-là, catherine labouré est béatifiée et reconnue sainte le 27 juillet 1947. Le Pape pie IX (pieux) proclame en 1854 le dogme de l'immaculé conception, affirmant selon laquelle marie, la nouvelle Ève, est née protégée et soustraite de toute atteinte de faute originel (consile d'Ephèse, 431) par la grâce et le privilège spécial du D. très haut. À la droite du sarcophage sacré, se tient sur l'autel des apparitions, un reliquaire en métal doré contenant le coeur fructueux et encore frais (momifié) de Vincent de Paul reconnue comme saint le 16 juin 1737 et dont le corps (sauf son nez et ses yeux) fut lui aussi incorruptible, pendant 52 ans, puis réduit en état de squelette. il en conserva malgré tout sa fraîcheur depuis, en reposant dans une châsse vitrée visible depuis 1830, en la chapelle de la maison mère des Lazaristes, sa congrégation de mission, qu'il crée en 1625 avant de fonder la société de vie apostolique des filles de la charité (soeurs de Saint Vincent de Paul) en 1633, dont Louise de Marillac(1591-1660) en devient la première supérieure. Cette Sainte de l'église (canonisée le 11 mars 1934) se donneras sans compter pour soigner et réconforter les pauvres malades de tous bords, encouragée par une vision mystique, pratiquant un jeûne intensif. Elle est le deuxième corps incorruptible se trouvant à l'intérieur de la chapelle notre dame de la médaille miraculeuse, situer à gauche de la grande vierge médiatrice aux rayons, mère de l'église, après l'autel dédié à Saint joseph. Louise repose dans son cercueil-reliquaire cristallin encadré de 2 séraphins en prières. La sainte semble faire une sieste, son visage souriant (recouvert d'une fine pellicule de cire) aux pèlerins pleins d'inquiétudes. La communauté des filles de la charité est présente dans le monde entier, ses membres travaillant pour et à côté des gens qui souffrent. Quels incroyables destins ! Mais pour noûs, le corps est une prison : "Ce que j'affirme, frères, c'est que ni la chair ni le sang ne peuvent hériter le royaume de D., et que la corruption n'héritera pas l'incorruptibilité." (1 Corinthiens 15-50) Puisse ces corps mystiques êtres sauvés pour l'éternité. Allons vers le bien, voir l'Un. Voici les 12 fêtes liturgiques consacrées à Marie : 1)er janvier, sainte marie mère de dieu.2) février, présentation du seigneur de l'univers au temple. 3) 25 mars, annonciation du petit seigneur par l'archange Gabriel à Marie vierge. 4) 31 mai, fête de la visitation de vierge Marie. 5) 3ème samedi après la pentecôte, le coeur immaculé de Sainte marie. 6) 15 août, solennité de l'assomption. 7) le 22, Marie vierge et reine. 8) septembre, la nativité de Marie. 9) le 15, notre-dame des douleurs et son coeur flamboyant percée de 7 poignards. 10) 7 octobre, mémoire de notre-dame du rosaire. 11) le 21 octobre, présentation de la bienheureuse vierge Marie au temple. 12) 8 décembre, immaculée conception de la vierge Marie. puis les 12 noms des 12 apôtres de l'Agneau : 1) Pierre (céphas) 2) André son frère (disciple de jean-le-baptiste) 3) Jacques (le majeur) fils de Zébédée 4) Jean l'évangéliste, frère de jacques 5) Philippe (disciple de jean-le-baptiste) 6) Barthelemy (nathanaël) 7) Matthieu, lévi le publicain 8) Thomas (didyme) 9) Jacques (le mineur) fils d'alphée 10) Jude (thadee) son frère 11) Simon le zélote 12) Judas l'iscariote (remplacé par Matthias, martyr d'éthiopie).

 

Louise de Marillac

 

Sainte Louise de Marillac 

 

réf : La chapelle Notre-Dame-de-la-médaille-miraculeuse, 140 Rue du Bac, 7ème Arrondissement de Paris. Métro Sèvre-Babylone ligne 12 ou 10, et Saint-Placide ligne 4, ou Rue du Bac ligne 12.  Le corps de Saint Vincent de Paul est visible au 95 Rue de sèvres, 6ème Arrondissement de Paris (chapelle des lazaristes) Métro Vaneau, ligne 10.  Un autre corps incorruptible est visible à Paris, celui de Sainte Madeleine-Sophie Barat (1779-1865) fondatrice (1800) de la société du Sacré-Coeur de jésus (les Dames), en la chapelle du sacré-coeur de l'église Saint-François-Xavier au 12 Place du Président-Mithouard, 7ème Arrondissement, Métro Saint-François-Xavier ligne 13. livre : Vie de catherine Labouré, voyante de la rue du Bac et servante des pauvres. Tome 2 (preuves) 666 pages de R. Laurentin. édition Desclée de Brouwer 1980.

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:28

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L'AMBIVALENCE

 

En longeant le trottoir de la rue Réaumur côté impair (75-77) située dans le deuxième arrondissement de Paris, je suis tombé sur un bec (imprévu) en tournant mon regard soudain attiré par un étrange Bas-relief débordant (dont il en est la clef) au-dessus d'une entrée un ancien passage de cocher) d'immeuble en travaux de rénovation.Ladite curiosité, sculptée en façade, une bestiole à plumes au long cou, serait après renseignement, un cygne, seule description disponible sur l'arrêté du 06/11/1997 du registre des immeubles protégés au titre des monuments historiques, rien n'indique quel en est son auteur, ni sa signification. L'immeuble d'où elle en dépend, à été bâti vers la deuxième moitié du 17ème siècle par un maître-maçon du nom de Jean LAROUSSE, propriété d'un artiste et sculpteur francisé connu (l'inventeur ?), MrMartin DESJARDIN (1637-1694). il est tout de même emblématique, cet oiseau qui semble avoir perdu son bec. Une vouivre déguisée ou un serpent ailé au regard rieur semble se subtilisé au volatil gracieux. L'animal palmé est reconnue traditionnellement comme symbole de fidélité en amour (il est monogame), de pureté par sa robe d'une blancheur immaculée. Pourtant, cet oiseau androgyne passe le plus clair de son temps dans les mythologies les plus diverses, à se métamorphosé en une forme qu'il n'est pas. il est bien souvent le serpent de la duperie. Le dieu Zeus-Jupiter, pour posséder le corps de Léda (Némésis) femme du roi de Sparte, se déguisa en un cygne élégant et plein de grâce, au bord du lac d'Eurotas (nord-ouest de la Grèce antique) ou elle avait l'habitude de s'y tremper les pieds. Il lui fit violence sans retenues, plusieurs fois, agitant avec déchaînement passionnel ses deux grandes ailes, pinçant avec son bec les seins laiteux de la noble dame. Après ce drame, plutôt agréable selon certains auteurs, Léa devenue grosse, n'accoucha pas, mais pondit deux oeufs, d'où sortirent après l'éclosion d'une première couvée, non pas des cygneaux (bébés) mais des héros (Ashvîns), les gémeaux zodiacales, Castor brillant comme le soleil et son frère jumeaux Pollux à l'aspect lunaire, puis du deuxième oeuf, Clytemnestre la grosse et la petite dernière, Hélene (de Troie). Selon certains, Pollux fut faux jumeaux et Hélene sa soeur d'un même jaune (d'oeuf). les apparences sont donc trompeuses. En dessous du plumage blanc de l'oiseau aquatique, se cache une peau noire, d'une viande qui était autrefois forte appréciées des inquisiteurs et brûleurs de sorcières. Celle-ci est enrobée d'une couche de graisse qui à la vertu d'entretenir la beauté des visages, effaçant les rides et autres disgracieuses crevasses parsemées d'odieux furoncles. Le cygne est aussi le Mercure des philosophes, qui apparaît lors de son évaporations pendant la perte de ces gaz mensongers, à travers les vapeurs blanchâtres de la fin opérationnelle du grand-oeuvre, habiller de la sincérité de l'étoile. La pureté de la réalité est née d'un bec de gaz à col de cygne. En Inde, le cygnus migrateur est Hamsa (Hîntar) la grande lumière, et véhicule (Vâhana) de Brahmâ, son souffle (Âme), le pneuma-prâna. Le cygne suprême (Parâmahâmsa) d'avec son bec sépare le lait de l'eau, l'irréel du réel, pour la plus haute réalisation, la fin de l'oeuvre, le Moksha du grand Nirvâna. Son chant n'est-il pas la dernière production la plus remarquable réalisée par l'artiste. il est aussi synonyme de douleur, son plus beau chant de fin de journée, il le réserve dans sa perfection, avant de mourir. Le cygne expire en musique, par un cri semblable au son d'une trompette dès plus harmonieuse. La lyre, cet instrument de musique oublié est l'invention d'Hermès (volatil), qu'il confectionna de sept cordes qui sont les 7 cygnes de Méonie (Asie-Mineur). Apollon, dieu entre autres de la musique et de la poésie, tua à l'aide de ses flèches (Apollôn puthios), le dragon python (fils de Gaiya) qui siégeait dans une caverne du Mont Parnasse (2460 mètres) au pays de pytho. il n'aimait pas les serpents, ennemis du cygne, ce chanteur solaire (Swan) qui tire le char de l'amour de la Vénus Romaine, lui le dieu virile et enflammé (Sûrya) du rig-véda, qui vibre dans le vent. le cygne est la chimère des poètes, leurs amertumes impérissables, cette mélancolie de l'image parfaite et disparue que déclame le rêveur charles Baudelaire (1821-1867) dans ses Fleurs du mal (1857) dédié à victor hugo (1802-1885) le romantique. L'allégorie nostalgique des vieux faubourgs disparus d'un ancien Paris corrompue par l'aménagement du préfet George Eugène Haussmann (1809-1891). Drôle de python-cygne que cette sculpture oubliée, dans la grande capitale du pognon-business, aussi solitaire que le vilain petit-canard (1842) du narrateur danois Hans Christian Andersen, va t-il se modifié en sa vraie nature comme dans le conte folklorique de Wilhem et jacob Grimm, les six frères cygnes (1812), ou atteindre le 7ème ciel dans une mystique purification de son être ? La morsure du Python mène à l'extase (phythie) de la connaissance parfaite où se dissout le dernier chef-d'oeuvre d'art total, sous la forme d'un cygne cosmique, l'oiseau blanc de la constellation (croix du nord). Un cygne de dieu qui illumine cette silhouette ailée ciseler dans la pierre brute, la clef de voûte de l'univers : le corps du seigneur. En passant nous ne voyons que les choses oubliées, en se pressant que celles qui vont mourir. Soyons sur nos gardes, n'aimons pas les choses.

 

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75-77 Rue Réaumur 75002 Paris, Lignes de Métro : Sentier (ligne 3), Réaumur-Sébastopol (lignes 3 et 4), Louvre-Rivoli (ligne 1). Étienne Marcel (ligne 4).

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 14:33

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ANGES OU DÉMONS ?

 

Voici une comparaison singulière entre les noms d'anges et d'archanges recensés à la 15ème lettre de l'alphabet français dans le chapitre VII en pages 871 et 872 du Traité Des 7 Émanations Planétaires (AZTARAX LIBER 1851), et du Registre des 2400 noms ou "Table Alphabétique" établie par Joachim Martinès de Pasqually (1732-1774), fondateur de l'Ordre des Élus Coëns. (104 et 100 noms)

 

AZTARAX : 1) orhzial 2) orsomal 3) orpanial 4) orzon 5) orzonial 6) okpianal 7) oynubaï 8) ornazalim 9) ormvrim 10) olmaziel 11) oypuvrim 12) oblaïm 13) orliabiam 14) orvraïm 15) orvikalïm 16) orvron 17) ormalïmel 18) oudubaï 19) ordhopram 20) ordak' 21) oucaïm 22) orapubrïm 23) orliaklïm 24) ozpakhorm 25) oruvrïmel 26) orparksïm 27) orpuglum 28) orbhuroh 29) orbothur 30) orbraïh 31) orbarïn 32) okuklim 33) oukanimïn 34) oriburnïa' 35) oblahïm 36) obankïael 37) obrafakiel 38) ourouzoth 39) ouriel 40) ourkiel 41) ouborphum 42) ouburkïm 43) ourkariel 44) ouborphum 45) ouburkïm 46) orphakïel 47) oelïam 48) oephakiel 49) oephakiel 50) oephemier 51) ozarhiel 52) ozarhiel 53) ozerphïel 54) ozparikiel 55) ozabraviel 56) oburdak' 57) ogankiel 58) obanavrim 59) oguzalïm 60) oglaïm 61) ogbaphum 62) ogdraïm 63) okiel 64) okiel 65) okliam 66) obuzoth 67) obalial 68) obarzhat 69) obuzïel 70) orazhram 71) orivrahm 72) oquaraz 73) oqorvrahm 74) oqlavraïm 75) oyial 76) oyrahvrïm 77) ozhilam 78) oyaziqel 79) ogliamï oieyim 80) oïvrimaïm 81) oïbazhael 82) obouhvron 83) oïkarmaïm 84) ozianim 85) olionaïm 86) olyel 87) olorzhrïm 88) olakiem 89) olnarkim 90) okiacaïm 91) olanaïmel 92) olquanael 93) olakiamël 94) okiabalial 95) oliaphoh 96) olazariel 97) odiam 98) olazariel 99) odikaël 100) odourmïal 101) odakubaïm 102) obadioh 103) obaquiem 104) oblikïel.

 

REGISTRE : 1) orzal 2) orsaliel 3) orkal 4) opiel 5) odin 6) ofal 7) osmaï 8) ormada 9) orcan 10) orphia 11) orphieli 12) orman 13) odiam 14) obiada 15) odaba 16) odern 17) oean 18) odazazan 19) omin 20) omian 21) ophieïl 22) ofiel 23) olamos 24) oliaba 25) orapiel 26) orphaz 27) oniel 28) onuel 29) opanaz 30) obliak 31) orkiel 32) ozial 33) ofamaz 34) oraniel 35) obinra 36) ocherun 37) okathon 38) ochimias 39) omarem 40) omael 41) odarzel 42) oïam 43) oyiel 44) omariel 45) omiraz 46) obialim 47) ocraphum 48) otraphim 49) otamazal 50) oquiresk 51) olaman 52) oliam 53) oliphaz 54) olial 54) orkok 55) obraffam 56) ocak 57) omarab 58) ovrim 59) oviamas 60) overmos 61) oquiak 62) oquin 63) oquimaz 64) ofarmaz 65) ofalim 66) omifas 67) oror 68) opheum 69) odiam 70) ocliem 71) oclienf 72) omaniel 73) omaniel 74) orkram 75) opuatiel 76) opuel 77) opreum 78) opurim 79) okiel 80) ozamel 81) ouriel 82) ophavum 83) ophaunem 84) opheum 85) obizaï 86) oblian 87) obaphiem 88) obimphun 89) obankiel 90) onariem 91) oneman 92) oprarpiel 93) ogliam 94) ogum 95) orlatiel 96) ogla 97) oglazim 98) ogargaza 99) oelim 100) oïeg.

 

On pourra s'étonner de trouver la présence dans les deux listes, le nom Judéo-Arabe qui désigne une espèce de goule, Obizaï (85), une gardienne infernal de l'esprit des morts ('Obth) de l'ancienne Assyrie, l'Abyzou des sumériens qui prend la forme d'Obuzoth (66), un démon femelle (Obizoth) qui passe par la Grèce-Chrétienne Antique sous son patronyme d'Abizu, une démonesse qui peut être assimilée à Naamah, une des soeurs de Lilith première femme de l'Adam Biblique qui hante l'Alizé des rêves de l'homme. Heureusemnt l'Archange (uriel) Ouriel (39) et (81) des deux listes, veille à détruire cette "petite" erreur de listing. Si l'on est supertitieux (dommage, c'est une perte de temps et de raison), une amulette parmi une des deux ci-dessus portant le nom de l'Archange Raphaël en son cercle, suivie de la phrase écrite : "dehors Obizoth Oiseau Obscur" suffira amplement pour se protéger des influences nocturnes et néfastes sur notre sommeil de cette démone, véritable volatile de malheur qui prend naissance dans l'aube de l'esprit humain. (réf : l'Alphabet de Ben-Sirah, le livre de Raziel, la Havdala de Rabbi 'Akkiba)

 

Et pour finir, les 7 cieux des Ophites, un mouvement Gnostique d'origine Syrienne (150 après J.C) et leurs relations avec les sept métaux, leurs animaux et les 7 Archontes. (Contre Celse (248) d'origène (185-253)

 

7  Or  Michael  Lion

6  Argent  Suriel  Taureau

5  Cuivre Raphaël  Dragon

4  Alliage  Gabriel  Aigle

3  Plomb  Thauthabaoth  Ours

2  Fer  Érathaoth  Chien

1  Verre  Thaphabaoth (Onoël)  Âne 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 18:16

durgâ

 

DEVÎ

 

La célébration (PÛJA) et les prières à la grande Déesse sous la forme de DURGÂ (l'inaccessible), et ses différents rituels et dévotions qui lui sont consacrée dans toute l'Inde, à Calcuta, au Bangladesh mais surtout au Bengale-Occidental, débute le 28 septembre et se termine le 6 octobre 2011 (avant la fête des neuf planètes Nava-Grahas du 15 octobre), en pleine période des moissons, pendant les 9 nuits (Navâratram Devî) et les dix jours qui suivent la nouvelle lune (Soma) d'Âshwin du mois de Puttathi ou Kartik (septembre-octobre), la fête de NAVRATRI bat son plein chez les peuples hindouistes. Durgâ est une déesse emplie de pureté (Suddhâ) et de mauvaise augure (Mangalâ), possédant plus de 1008 noms. Elle est une émanation de MAHA DEVÎ, la mère suprême, sous une forme de PÂRVATÎ (l'éther), la fille des montagnes, épouse (Parèdre) du Dieu SHIVA (Girisha), le Gogî Kaja des yogis, lui même un avatar, (une descente terrestre de VISHNU) qu'elle séduisit pendant son long sommeil méditatif pour l'invention du Monde, le rêve des origines, afin de s'unir à lui (Maithunâ) pour manifestée en toutes choses la Mâya Shakti, et engendrée pour elle même son enfant : Ganesha (Ganavâtha). S'est avant le développement de sa grande connaissance qui amène les Jî Vanmuktas (délivrés) à l'éveil (Buddhi) sur le chemin de la libération (Moksha), la Parèdre (Nârâyana) du seigneur, Pârvatî prit la voie du Tantra noir (Vâmâcâra) au centre du mont Kailash en Himalaya. Durgâ sortie d'elle avant l'illumination souterraine de sa dispersion. Pârvatî devint alors noire de peau, la couleur de la pratique rouge, et prit le nom de Kâlikâ. Alors qu'elle aime Shiva sortie de la pensée, elle devint blanche, nom du Tantra (Daksinâcâra) qu'elle récompense et fut nommée Gaurî. Dans les flots de la mer déchaînées de l'ignorance naquisses les Daityas, des Asuras démoniaques conduits par leurs chef, le démon-buffle : MAHISHA. Après de longues pratiques ascétiques et magiques, ils demandèrent des pouvoirs inimaginables de puissances au Dieu BRAHMÂ, puis saccagèrent la Terre, envahissants l'univers de leurs violentes arrogances. ils voulurent soumettre toutes illusions à leurs images, manger l'inconcevable en personne, la grande sagesse et pourrirent de leurs déchets les trois mondes. Les démons Asuras partirent à la conquête du trône des dieux pour forcer la porte des cieux. Leurs chef pris le nom de Mahesha Mardanî (MAHISHÂSHURA). Les dieux furent expulsés du cosmos. ils se rassemblèrent sur terre et chacun d'eux offrirent une partie de leurs corps à la terre mère, qui s'accoupla de leurs énergies, pour s'unir en une sphère lumineuse enflammée, la fusion des trois monde (terrestre, spirituel, céleste) qui fondit et explosa en prenant une forme féminine resplendissante de mille soleils : CHANDIKÂ la déesse Durgâ aux douze bras, chacun étant une fraction des dieux et des cultes qui leurs sont associés : le trident de Shiva, le disque de Vishnu, la conque de Varuna, la fléchette d'Agni, le bâton d'acier de Yama, l'arc (DHANU) de Vâyu, les flèches de Sûrya, la terrible masse de Kubera, l'éclair d'Indra, la coupe de vin de Brahmâ, l'épée tranchante de Kâla, la lourde hache de Vishvakarman (dans le DEVÎ-MÂHÂTMYA recueil des 700 mantras en son honneur (Candî-Pâtha) inclus dans le Mârkandéya-Purâna, Durga n'a que dix bras). Elle  est montée sur le lion d'Hinavan, son véhicule (Vâhana). Elle est une grande guerrière à la chevelure épaisse, le visage intriguant de beauté, surligné d'un troisième oeil, le lotus bleu (Ninlâ Palang), son corps érotique étincelant d'or, parée de tous les diamants du véritable soldat de la Jnâna-Mârga, prête pour le combat final (Kaivalya) contre l'élimination de la horde mensongère. Les génies Asuras étaient des maîtres aux pouvoirs prodigieux exceptionnels et chaque fois que l'un deux mourrais sous les armes d'Ambikâ Durgâ, ils en renaissaient une centaine de chaque gouttes de leurs sangs. Devant ce terrible affront, Durga se multiplia en sept parties (Sapta-mâtaras) sortant du corps des dieux, les 7 Mères qui sont devenues des divinités populaire : Brahmânî-Brahmâ, Mahèshvarî-Shiva, Vaïshnavî-Vishnu, Aïndrî-Indra, Kaumarî-Guha, Nârasimhî-Nârasimha, Vârâhî-Vâhâra (harî). Chacunes des mères résident dans une des 6 roues (Cakras) du "corps" subtil plus la couronne, la grande roue aux mille pétales, chez certaines écoles secrètes et tantriques. Elles sont aussi les 7 émanations des 7 matrices-voyelles du commencement. Sur la voie (Mârga) du KUNDALINÎ (le serpent femelle lové) YOGA, durga prend naissance au sein de la racine bulbeuse (Kandâ) pour remontée par Mulâdhâra Cakra (colonne vertébrale), purifiée les Chandras Nâdi et leurs 72000 nâdis attenants, pour enfin couper le quatrième cakra Ânâhata (cardiaque) du dodécagone étoilé reposant dans son sommeil au coeur des 12 lotus aux douze pétales de couleur rouge-sang enveloppés de fumée grise. Chaque lotus est composés d'un Mantra équilibré par l'air (vâyu) insufflé à droite en Pingalâ (nâdi rouge). Le Shrîcakra représente par ses six branches, l'union sexuelle ésotérique de Shiva (connaissance) et de Shakti (amour). L'Anâhata, en qui le seigneur (Isha) à trois yeux est le protecteur, contient les quatre Mahâpîthas dont les adorateurs (Châktas) de la déesse récitent ses mantras (pûm dîm jâm kâm) pour en maîtriser la semence énergétique. Voici un Mantra-semence de l'Anâhata, compréhensible au seul Tantrika initié : "Phat Am Hum Klîm" et celui de la Shakti suprême : "om krîm krîm krîm hûm hûm hrîm hrîm svâhâ". Ces sons ont une réalité inimaginable. L'image Durgâ est résolue par sa BHAKTI (dévotion). Durgâ Candikâ enivrée du vin de la bataille, entra dans une colère noire et engendra de son front sa soeur KÂLI. Toutes les déesse réunies n'en formes q'une seule : DEVÎ, la créatrice du monde, la pure Shakti, la Prakriti, l'Ananda suprême, Devanâgarî, la grande déesse, l'énergie cosmique impersonnelle, Raudrâ, la Mère divine, Bagalamukhi, l'absolu. Les 9 nuits de puja durga fête les 9 manifestations de la déesse en guerre contre les temps obscures du mal, liées à ses neuf états différents, ses 9 qualitées à "effacer" pour détruire la grande illusion. Les 9 Durgâs (Navadurgâs) des 9 nuits des 9 Skaktis sont selon certaines écoles philosophiques (Shâkta, Saura, Vaishnava, Krika, Shaiva, Gânapatya, Nâtha, etc..) : Durga Mâ (la guerre), Kali Mâ (le temps), Jagdamba (l'univers), Anapûrna (l'abondance), Sarvamangala (la joie), Bhairavî (la mort), Chandikâ (la colère), Lalitâ (l'amusement), Bhâvanî (l'amour) et encore : Shailputrî, Brahmâchârini, Chandraghanta, Kushmanda, Skandamata, Katyayanî, Kalratrî, Maha gaurî, Siddhidatrî, et puis : Durgâ, Kumarî, trimurtî, Kalyânî, Mohinî, Kâli-Kâ, Candikâ, Sambhava, Subhâdkâ, ensuite émanées sous sa forme de Candikâ, : Candâ, gracandâ, Pracandâ, Candogrâ, Candanâyikâ, Candavatî, Candarûpâ, Aticandikâ, Rudracandâ, ou alors accompagnées de leurs plantes (navapatrikâ), Durgâ-Haridrâ, Brahâni-Rambhâ, Kâlilâ-Kacvî, Kârttikî-Jayanti, Sivâ(Dûtî)-bel, Raktadantikâ-dâdima, Soktadantikâ-Dâdima, Sokarahitâ-Asoka, Camundâ-Mâna, Laksmî-Dhânya, ect.. La redoutable guerrière au regard transperçant (Jnâna Chakshus, Tika) chavauchant son lion (Simhavahinî), accompagnée de son escadron fulgurant, les soldats divins (Ganas), se met à tournoyée sur elle même, comme une toupie emportée par un tourbillon sidéral. Elle prend alors quatre faces, celles de Iswarî, Sarasvatî, Lakshmi et Kâli. Elle balaye et taille en morceaux les trois premières légions d'Asuras, le génocide est inévitable. Les escadrons des possédés du chaos sont anéantis. A la nouvelle lune, Durga Mata affronte de toute sa puissance, Mahishâ l'embrouillé qui grince des dents devant sa beauté fatidique. A l'aurore il tente de se métamorphosé en buffle cornu et devenir Mahishâshura, mais d'un coup, la déesse bondit sur son dos et le trucide avec une violence extraordinaire, de son trident. L'animal beugle horriblement tout en vomissant son sang impur et de sa gueule sort l'ASURA, dont Dourgâ en tranche avec son sabre, la tête (l'ignorance décapitée). Durga est alors appelée Mahishâsuramardinî, la tueuse de buffle. Cette victoire sur le mal est commémoré le 10ème jours (Vijayâdasâmi) après la neuvième nuit de colère (Râtrî). Ce jour-çi, il est fêté par certaines coutumes les dix grandes sagesses (Dasha-Mahavidyas), les 10 déesses de la sagesses : Târâ, Lâlitâ, Kâli, Bhuvanechvarî, Bhairavi-Tripûrâ (Sundâri), Chinnamastâ, Dhumavatî, Bagalamukhi (Bagalâ), Matangî, Kamalâ. C'est Dusshrâ, la fin d'Ayudha Pooja (Dasara), le grand festival dédié à la terrible déesse. Les réjouissances se terminent par des danses assorties de grands festins aux chants ritualistes. Le tantrikâ qui a réussi à se fixer dans l'oeil de Dourgâ la vierge (Siddha-Râtri) remporte le bonheur sublimé de contempler les Apsaras, émanations des effusions dansantes des 64 Yoginîs entourées des grands mucisiens célestes, les Gandharvas, vibrations phoniques du sifflement mélodieux de la Kundalinî libérée de son armure d'or. Les statues (Hûrtis) en argiles et papiers machés, façonner à l'image de la déesse, habitées réellement de sa conscience descendue sur terre pendant la fête, peinte et habillée de Saris rouge en son honneur, parée de colliers à fleurs d'Hibiscus et de guirlandes de jasmin, sortent de leurs gigantesques temples de cartons, portées par ses dévots, dont les femmes sont maquillées de poudres couleurs safran, sont immergées dans le Gange (Gônga), son corps se dissolvant dans les eaux. L'incarnation du sacrifice est aussi détruite par le feu, dans une fébrilité collective, sous les vols des oiseaux bleus (Pitta Brachyra) libérés de leurs cages, illuminés par les éclats des feux de Bengale dans la nuit éternelle qui arrive : La Kâlî Puja (KALI Maa, la noire) qui va se mêler (26 octobre) avec DIWALI (Dîpâvalî) ou toutes les communautés vont en fêter la lumière. Aum Dum Durgayei Namaha ! Aum ! Ha ! KALI PUJA

 

 

 

Devî-Mâhâtmya (célébration de la grande Déesse) texte sanskrit traduit et annoté par Jean VARENNE (1926-1997) les belles lettres 1975, Tantrik Texts (13 volumes) Arthur AVALON (Sir John Woodroffe (1865-1936) édition Calcutta de 1922 Agamanusandhana Samiti, Shâkta-Upanishad, Kubjikâ-tantra, Mâdukya-Upanishad, Karpurâdistotram, Shanktisangama-tantra, Shatchakranirûpana, Tripurarâhasya la doctrine secrète de la Déesse Tripurâ traduction de Michel HULIN Fayard 1979, le film de Satyajit Ray "Devi" 1960, Textes et sources privées (Tantrayâna)    

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:37

le livre mystérieux 2

 

L'ÉCRITURE MAGIQUE

 

Après avoir tenté d'expliquer les significations des énigmatiques figures reproduites au chapitre XIV du livre mystérieux sans titre, nous allons tenter la description de deux autres vignettes contenues dans la section suivante (pages 398 et 401) qui se démarque du précédent par une absence complète de texte d'apparence lisible, d'introduction ou de titre. Ce chapitre XV est constitué d'une série de trente-quatre pages à deux faces, où sont apposés en lignes horizontales, des sortes de cryptogrammes ésotériques aux styles bouletés, dont la compréhension nous est inconnue, bordant plusieurs dessins encadrés qui jaillissent de ce fourmillement manuscriptique. Les deux illustrations à éclaircir sont définies en ordre par une bordure carré et rectangulaire. La première est d'un fond d'une teinte orangé, sur lequel s'inscrit une sorte d'équerre à 90° d'ouverture, peinte en rose, ou bien, la majuscule en capitale (latin) "L", transpercée par deux flèches dont les pointes rectangulaires s'élèvent vers le haut, la plus grande est colorée de rouge Garance, leurs pics respectifs en marron. Le côté droit du plus grand projectile est occupé par trois grandes voyelles, des A(s), disposées verticalement, les unes sur les autres, dont les deux dernières ont leurs sommets opposées qui assemblés forment un X, puis deux triangles superposés avec leurs bases se terminant par un trait où s'accrochent un cercle et un Angle. A gauche du grand Él, un pentacle chargé de couleurs vives se hisse à sa tête, une de ses branches, cinq A enlacés, se termine par un S (esse) où une queue boulée semble vouloir se placée sur un empilement de fourches à trois dents, ou alors, quatre demi-cercles empalés sur une tige, le chiffre quatre étant inscrit sur son bord suivi d'un Zéro. Une grande fantaisie anime ce petit dessin qui constitue un sceau magique (pas très Catholique) pour des interventions secrètes et hermétiques. Une images semblable est située en haut de la page 522 du chapitre XXI. Une en-tête d'un court texte écrit en minuscules, dont voici la transcription la plus convenable : " Au nom de l'Archiprêtre d'Opélia et de son frère l'ARCANON compagnon Élu et chef des principautés Astrales, nous déposons sur l'Autel très saint du sanctuaire de l'APRACA Numirius +Gloria-Mer-Hagla+, les sceaux authentiques des 4800 Anges du commendeur aux quatre-faces, l'ARGONTUS des neuf sphères-soeurs divines, pour instructions et opérations aux fidèles de la ROSA+MINA "d'El Roca", l'Athanor-Onoel des trois Ânes, prolongées des 6 signatures dit "de quatre T" des protecteurs A.A.L. De part ces signes nous conférons toutes puissances au nom de D. et sa parfaite gloire lumineuse émanée des six Mondes qu'il forma par ses six lettres pour le rétablissement de toutes choses. Hoé, Horé, Amen, HA !" Puis en marge de ces lignes obscures, l'introduction du chapitre XXI, dont l'écrit est d'une encre rouge presque effacée : "Procédé secret et admirable pour la fabrication chymique de l'ombre du sel de Mercure appelé soleil de sang" suivie de "Les 13 recettes pour cuire l'homoculus par l'eau des philosophes",  A LYON 1781 libraire du Roy vert. Poursuivons en mettant de biais cette curieuse petite vignette pour nous intéresser à la deuxième image, qui a l'avantage de nous situer dans un univers familier, moins fréquentable, peut-être, mais tout aussi riche de surprise. Sur un arrière-plan bleuté, un oeuf remplit de blanc cassé au contour souligné de rouge, dispose d'un oeil frontal grand ouvert, en dessous d'un point noir d'où semble s'échapper des rayons lumineux à deux nuances. Le germe se détache du centre de deux serpents aux corps dressés qui se font faces, la gueule ouverte. L'un à gauche est complètement noir, l'autre à sa droite est jauni et pourvu d'une pupille. La partie inférieure de l'oeuf est piquée d'un hexagrammequi lui sert de corps (son centre est dominé par un S) dont chacun des trois derniers membres se terminent par une croix. En-dessous de la queue du serpent noir, on y retrouve les trois mystérieux A(s), le zéro et l'arbre à fourches, puis la treizième lettre de l'alphabet latin, le M majuscule rempli d'orangé, surmonté lui aussi d'un oeil à sourcils. Ce M est dans son édifice, relié par des points, ensuite, deux S sont couchés sous ses deux pieds. Sur sa droite un symbole ésotérique, composé d'un cercle d'où émerge deux cornes (des traits), à son sommet est fixée une double croix à branches horizontales de longueurs différentes : l'Archiépiscopale. A suivre.....

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:47

les cadenas d'amour

 

L'AMOUR SOUS CLEF

 

Sur le pont de l'ARCHEVÊCHÉ (Métro, Maubert-Mutualité) qui relie le quai de la Tournelle au square Jean XXIII à l'Île de la cité, traversant la Seine et fournissant une très belle vue panoramique sur Notre-Dame de PARIS, sont attachés un Millier et demi de cadenas, à sa première rambarde côté cathédrale, la deuxième n'étant que juste clairsemée d'une bonnes centaines. Depuis quelques Années (1980) dans les villes des grandes capitales du Monde, les amoureux ont décidés de cadenassés comme pour un pacte d'amour éternel, accrochant leurs coeurs enflammés scellés par une serrure, sur les grilles des balustrades des ponts qui enjambent les fleuves et les rivières, ou des arbres "métalliques" installés pour cet usage (MOSCOU), des lampadaires et grilles des parcs publics, de la CHINE à ROME en passant par BRUXELLES. Les clefs qui servent à souder cette alliance fidèle des amants enfiévrés sont lancées et jetées dans les cours d'eaux qui coulent sous les ponts et autres passerelles élues. Les amoureux se jurent un amour partagé, honnête et sincère. Un défi incroyable au sein de notre Monde d'aujourd'hui, l'ère Mondiale du jetable et de l'artifice consumériste. Ces tas de cadenas en toutes tailles, parfois en forme de coeur, gravés aux Noms et Prénoms ou initiales datées des prétendants au bonheur sentimental de l'union impérissable, sont bien souvent voués à la destruction, cisaillés par les agents municipaux ou des opérateurs priver, sur l'ordre des autorités locales des villes concernées. Les bracelets aux serrures d'amours suspendus, marquent le temps témoigné des modes d'accumulation démonstratives, mettant à l'ombre les coeurs fléchés, initialisés et incrustés des arbres et autres murs historiques naturels. Au temps de l'amour courtois (le Fin'amor) du XIème siècle, la Dame courtisée offrait un Anneau à son amant, afin de lui jurer sa fidélité. il servait à cadenassé son allégeance par une promesse inviolable, celle de l'amour garantie. Les ceintures de chasteté à verrous ou serrures mobiles n'apparaissent qu'a l'époque de la Renaissance italienne (XIVème siècle). En notre temps, les LOVELOCKS et LUCHETTIS D'AMORE, ligateurs et symboliques, dont certains sont à verrous numériques (code), s'amoncellent sur les lieux de passage, formant une chaîne magique, à travers toute la planète, entourant son coeur en fusion, pour invoquer l'égrégor du Cupidon excursionniste, le Dieu des touristes hédonistes et romantiques. Sur le pont de l'Archevêché, on y a accrocher des chiffons de tissus noués sur des prénoms marqués au feutre indélébile, voir des sacs poubelles. On y demande par ces rituels modernes, la santé et le bonheur, mais surtout de l'argent, ou l'acquisition d'appareils et de matériels électroniques en plus de certaines drogues. Certaines inscriptions sont des dates d'anniversaires de mariage, d'autres des hymnes à l'amour de soi, et à des animaux de compagnie. Plusieurs d'entre eux possèdent des signes et emblèmes superstitieux, des actes écrits d'emprisonnements et de sortilèges afin de tuer son ennemi (coeur clouté), d'envoûter par force et magie, la vigueur cardiaque de l'être convoité. Principalement, ces cadenas d'amour sont les nouvelles amulettes amoureuses du temps qui passe sous l'étreinte spontanée et attachante des tourtereaux et promeneurs, et font le bonheur financier des vendeurs a la sauvette, un amusement positif qui profite à tout le Monde.

 

les cadenas d'amour et Notre-Dame-de-Paris

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