Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 13:59

Rochelle©tous droits réservés 2012

 

DE LA DESCRIPTION EN ART

 

Regardons de plus près cette œuvre photographiée porteuse de sens. À première vue, il s'agit d'un espace d'Art-Clôs (pratique de la perception esthétique définie dans un champs limité) dont la superficie est revêtue d'une nuance rougeâtre-orangée dominante, parsemée de longues et grandes traînées verticales d'une tonalité gris-bleutée découlant de certains points d'où sont fixés des bâtonnets en fer d'acier. À la gauche de l'observateur (vous) se positionne à l'horizontal un trapèze isocèle aux angles arrondis tandis qu'à sa droite, on peut y discernée des inscriptions abécédaires marquées à la craie. L'ensemble de la composition structurelle est attaqué par l'usure du temps, ce qui lui confère son éclat si coloré, production du résultat de l'émergence par l'éclatement de sa surface métallique : L'oxydation. C'est donc une œuvre métallo-clôvée aux allures corrosives que nous regardons et qui peut être rangée dans la partie des créations de l'art Post-Industrielle, son ancienneté érosive étant dépassée et dématérialisée par l'interprétation intellectuelle concepto-formaliste que l'artiste pseudo-contemporain s'en fait en pleine période de désindustrialisation compétitive des repères géo-techniques de certaines fondations picturales. Pourtant sa forme générale représente une unité de l'ancienne base des principes de construction industrielle de l'avant-siècle dernier, les grandes structures métalliques des sites urbains dominés par l'usine cathédrale. C'est que cette ancienne base du souvenir historique sert de véhicule progressif à l'après-temps qui ce discerne face à elle, annonçant le dépassement spatial de ses attributs propulsés par l'accélération conceptuelle de la mobilité spontanée : L'hyper-nouveauté. L'actuel créateur (artiste instantané) sublime ce soubassement rétrograde du jugement esthétique par le faire de la reproduction immédiate et unique, l'œuvre d'art réelle, cette fixation du temps délocalisé dans l'idée, abandonnant son usure. On peut alors désigner cette facture oxydée comme l'expérience révolutionnaire d'un art Post-Séculaire vu que seule son esprit est présente par le geste photographique de l'artiste créateur tandis que son corps est voué à l'ancienneté dans le regard contemplatif du spectateur-musée. Mais revenons à quelque chose de plus simple et laissons ce bavardage un peut abscons à ceux qui s'inquiètent de la non-réalité métaphysique et déménageante de la création artistique contemporaine. cette plaque d'acier rectangulaire rouillée en sa surface où est insérées plusieurs barres d'un même métal ainsi qu'une petite construction de ferraillage en forme de quadrilatère arrondit constitué d'un fil de fer de torsion (recuit) coudé sur dix tiges reliées en paire par des crochets courbés (épingles), établie un ensemble authentique d'une plate-forme destinée à être recouverte de béton-armé servant de fondation d'un édifice ou d'un bâtiment d'architecture métropolitaine, demeurait abandonné sur un chantier en cessation de travaux, seule, rongée par l'impact des cordes de pluie convulsives qui s'abattaient dans un bouillonnement acide sur son devant devenue inutile, sa masse imposante, invisible au regard des rares passants aux yeux rougis par le brouillard polluant de leurs infamies, dominait face à un tas de détritus déposé en bordure d'une voie de chemin de fer délabrée non loin du trafic fourmillant des véhicules assassins qui brondissent sur des larges et noires artères urbaines. L'artiste instantané, lui, l'a vu, cette chose concrète, cette silhouette rectangulaire et membrée, sur son étendue de branches sectionnées, cette petite carcasse de treillis en fer décharnés aux segments encerclés, l'armature du désenchantement moderne. Cet objet esthétique présente ainsi sa face sclérosée toute généreuse d'éclosion abstraite à l'amateur d'images qu'il sanctifie sur les ruines du monde réel. Là voici, étant tantôt dans la direction héréditaire de sa finalité pratique, puis en dessèchement vital de sa localisation inachevée. Elle semble perdue et pourtant triomphante sur le terrain vague de sa fin historique. Sa présence spectralo-expectative s'apparente aux blocs de structures d'acier préfabriqués qui bourgeonnent au sein des grandes villes fantômes d'Espagne (El Quiñon et Seseña (sud) ou Ciudad Valdeluz (centre) véritables squelettes de béton inachevés, ces grandes giga-bornes d'immeubles désertées aux énormes ambiances apocalyptiques accouchées pendant la crise financière de l'hyper-inflationnisme de la bulle immobilière des années 2000. Elle est ce déchet perdus du futur, un post-édifice battu par le vandalisme spatial du néo-globalisme mercantile avec sa superstructure graduellement rongée par le virus entaché du néo-capitalisme. Pris immédiatement dans le cadre de sa reproduction (photo), C'est son âme fonctionnelle conservatrice qui est saisie pour l'éternité visible de l'art. Les quatre lettres tatouées sur son plat en donnent le déchiffrage : A = enchâssement  B = immersion C = fondation D = recouvrement, qui sont les quatre cycles néo-réaliste de son existence technique, tout du moins, en son essence objective signalée dans l'hypophyse du conducteur des performances réelles de l'ouvrier-constructeur-assembleur de la société post-moderne. Notre sculpture métallo-clôvée sans nom, son arrière nous étant inconnue, se transforme à l'instant-même du faîte de son abandon, en une chose subjective, débarrassée de sa destinée. L'Art-Clôs est ainsi donner en Art-Essentiel pour le bien-être de la libération du discours en Art-Out court. Merci de votre attention.

 

virus du néo-capitalisme

 

Le virus entaché du néo-capitalisme.

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 16:54

henry darger-copie-1

 

POSSESSION

 

Deuxième partie : En solitaire pendant la période (1932 à 1971) de sa pauvre existence, Henry DARGER accumule une grande quantité de journaux sur les modes enfantines, des revues illustrée, y découpes et duplique en série les photos ou les images, qu'il dispose en collage tout en modifiant leurs formats pour les agrandires par décalque sur de grande plaque de papier en réchampissent leurs fonds et détails au moyen de peinture à gouache, de crayon de couleurs, d'aquarelle, de stylos. Des centaines d'images, qui peuvent atteindre jusqu'à 3 mètres de longueur, sont ainsi crées, élaborant par assemblage de feuilles collées entre elles, de grands dessins panoramiques recto-verso en triptyque dont certains sont griffonnés de petites légendes explicatives. il semble que de son vivant, seul un ami aussi marginal que lui, Whilliam ("whillie") SCHLOEDER, ait pu apercevoir sa mystérieuse production en décalcomanie bardée de couleurs volatiles. Henry le taciturne s'inspire pour la création de ces petites héroïnes, d'albums d'enfants à colorier et principalement de Little Annie ROONEY (la petite Annie), la jeune orpheline brune et protagoniste d'un comic-strip Américain publié de 1927 à 1966, une émanation d'un autre personnage dessiné : Little Orphan Annie (1924). Quant aux Vivian Girls, véritables clones, elles ressemblent à s'y méprendre à une petite fille blonde, l'effigie de la marque américaine Coppertone, une crème solaire pour bambins, ou sous d'autres aspects, éventuellement à Shirley TEMPLE (1934), l'enfant-star aux bouclettes dorées. Les nombreuses scènes de batailles et de bombardements représentés dans The Realms Of The Unreal rappelle ceux de la première guerre d'indépendance (1775-1783) et sa suite (1812-1815). Les uniformes des méchants Gladéliniens aux soldats de l'époque victorienne (1832-1901) du royaume-uni ou à ceux des troupes confédérées américaines. Henry le silencieux fit lui-même un bref passage au service militaire (1917). Les nombreux paysages champêtres aux ambiances bucoliques transpercés d'éclairs vertigineux qu'il peint magnifiquement sembles inspirés de l'environnement de Heidi (adélaïde), la petite montagnarde inventée par l'écrivain Suisse-Allemande, Johanna SPYRIN (heusser) 1827-1901. Des panoramas clairsemés pour l'occasion de fleurs géantes ou de palmiers exotiques dont les nuances chatoyantes marquées par des phénomènes atmosphériques qui les accompagnes ne sont pas sans rappeler ceux du monde féerique du magicien d'Oz (The Wonderful Wizard Of Oz) où est emportée la jeune Dorothy pendant le passage d'une tornade sur sa ferme du Mid-Ouest (kansas) dans le conte pour enfants du réalisateur américain Lyman Frank BAUM (1856-1919). Mais le monde rêvé de DARGER (fort maladroit en dessin) est unique et toute ressemblance avec des personnages imaginés par d'autres serait bien sûr fortuite. il apparaît, tout au contraire, que la base qui sert à toute cette réalisation de spectacle coloré et halluciné soit réelle et éprouvée, de provenance directement pulsionnelle de la constitution personnelle même de l'artiste. Ainsi, comprendre cette oeuvre plus que déroutante nous est malaisé, n'étant pas destinée à l'exposition calculée de nos regards inquisiteurs de petits curieux. Conjointement aux royaumes de l'irréel, Henry DARGER compose sur plus de 11.000 pages, un nouveau récit onirique : "Crazy House. Further Adventures At Chicago" (la maison folle : nouvelles aventures à chicago (1939). À l'intérieur d'une maison hanté située sur la région d'Adams et d'Halsted Street, survie un groupe d'enfant en pleine détresse, affamés par le dénuement le plus noir. ils seront assassinés violemment par des sortes d'esprits malfaisants débordant de perversions des plus insidieuses. Les rares survivants font alors appels pour leurs protections aux 7 soeurs Vivian et leurs frères jumeaux qui après de maintes aventures éprouvantes réussiront à anéantirent les fantômes vicieux par de bizarres rituels d'exorcismes et de leurs constantes présences spirituelles pendant les service dominicaux en l'église Saint-Patrick. En 1959, meurt Schloeder, l'ami lointain, fidèle correspondant de Darger. Le peintre des petiotes en fleurs continue ses étranges illustrations et prend sa retraite cinq années après. Entre deux messes, il rédige en partie son autobiographie manuscrite en 8 volumes sur 5084 pages à l'âge de 76 ans (1968) en le signant du pseudo "Dargarius in Brazilian". C'est The History Of My Life (l'histoire de ma vie, 206 pages) avec des comptes-rendus météorologiques (incendie, cyclone). Les trois-quarts des volumes écrits (4878 pages) sont consacrés à la description méticuleuse d'une énorme tornade qu'il nomme Sweeti-Pie, certainement en témoignage de celle du 25 novembre 1908 qui détruisit le village de Tampico dans l'illinois. il resta marqué toute sa vie par la colère du ciel, fasciné par la foudre de l'orage. C'est un vieil homme effacé et usé par une vie de tourments qui se fait renverser au pied de son immeuble par une voiture (1969). il ne marchera plus comme avant, sa condition physique douloureuse étant altérée. En novembre 72, le petit écrivain modeste devenue infirme est transporté à l'hospice de la mission catholique des petites soeurs des pauvres de Saint-Augustin où soixante-dix ans plus tôt son père y est décédé. L'artiste de l'irréel meurt inconnu de tous le 13 avril 1973 à l'âge de 81 ans. il est alors inhumé dans la fosse commune de la ville des Plaines (illinois). C'est en déblayant la misérable chambre (2ème étages) de l'ermite illustrateur, encombrée d'images pieuses et de détritus, que le propriétaire de l'immeuble, le photographe et désigner industriel, Nathan LERNER (1913-1997), en compagnie de sa femme Kiyoko, découvrit sous des piles de feuilles carbone entassées et de vieux journaux en tous genres qui s'élevait à coté d'une antique machine à écrire, les précieux volumes aux récits oniriques. En fouillant parmi les cartons d'emballages publicitaires recouverts de matériels à dessiner, les futurs légataires trouvèrent, bien assemblés en rouleaux, les terribles et stupéfiants collages poétiques aux perspectives subversives du vieux henry. Sa petite chambre-atelier à été miraculeusement recrée en l'an 2000 avec son fouillis d'origine (très correctement rangée) au centre d'art intuitif et naïf de Chicago, vaste ensemble de salles éducatives et de galeries consacrées à l'expression d'esthétisme autodidacte contemporaine : l'Intuit, The Center For Intuitive An Outsider Art situé au 756 Milwaukee Avenue dans la même ville. Darger le visionnaire, adorait crayonné les petites fées (du latin : fatum (fata): destinée), qu'il démembrait sur le papier dans l'obscurité de son antre solitaire, sont maintenant exposées en pleine lumière dans les musées du monde entier, répandant de part leurs minois affolés, une aura embarrassante sur les représentations obsessionnelles qui les assailles de plein fouet, décontenançant le spectateur-visiteur de sentiments singuliers et de perplexités. Un de ces décalques-dessins rehaussé de belles aquarelles et baptisé "Strorm Brewing" (l'orage se prépare. ce que la petite fille tient dans sa main n'est pas une fraise) est visible au musée de l'Art Brut situé à l'ouest de la Suisse (lausanne). L'Américan Folk Art Muséum (manhattan) continue d'explorer son œuvre tandis qu'une ribambelle d'esthètes "professionnels" de la scène contemporaine emprunte son "style" ou comme certains, le copie directement en inventant si possible tout un boniment explicatif sur l'intention psycho-criminelle du bonhomme coloriste et comble de l'ironie, lui le misérable qui fouinait dans les poubelles de son quartier en arpentant le bitume blême des rues sous un ciel hyper-parallèle bombardé d'éclairs fabuleux, les yeux pleins d'éclats violents, prospectant quelques vieux journaux pour continuer son puzzle teinté de rêves empoisonnés, il est aujourd'hui bien "vendu" au monde. Un seul de ses dessins vaut de 45.000 jusqu'à 70.000 dollars (christie's). Son oeuvre reste un mystère confié pour l'éternité en la très curieuse inscription (récente?) gravée sur sa pierre tombale au cimetière All Saint de la Ville des Plaines (illinois) : "Artiste, Protecteur Des Enfants". Mais lui, il s'en fiche. Le vieil Henry frissonnait sur un autre monde aux rythmes des insurrections de petites filles, expiant sur terre tel un possédé dédoublé, les yeux écarquillés d'un souvenir crucifié, la gigantesque violence du massacre des innocents sur un parterre de fleurs acidulées, parole hantée d'une enfance perdue. Inclassable. LES 7 SŒURS IMMORTELLES

 

henry darger (2)

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 13:18

darger1

 

LA FÉE ÉTRANGLÉE

 

Première partie : Cette image ci-dessus est extraite de l'œuvre majeur et ambiguë de l'écrivain et peintre auto-didacte américain, Henry DARGER (1892-1973), un des rois de l'Art-Outsider yankee. On y voit trois créatures juvéniles entièrement nues déployant leurs ailes de papillons composées de figures géométriques aux motifs délicatement colorés, gambadant en pleine nature parmi un groupe de petites gamines aux minois agités dont les corps posent des attitudes singulières et craintives. Une des fillettes dévêtues, détient une sorte de récipient en forme de seau dans chaque main, le visage imprégné d'un regard fixé par une angoisse qui l'a paralyse de toute son âme. La totalité de la composition (24 x108 centimètres) est coloriée harmonieusement par des tons pastels ou d'une gouache peut prononcée. Les 3 êtres ailés portent un nom : BLENGINS. Cette variété de "fée" fait partie des héroïnes mystérieuses d'une épopée littéraire incroyable et gigantesque qui s'étend sur 15145 pages dactylographiés, composée de plus de 9 millions de mots connus, agencée dans 15 gros volumes bien massif et accompagnée de 300 aquarelles, dont le titre est : "L'histoire des vivian girls, épisode de ce qui est connu sous le nom des royaumes de l'irréel, de la violente guerre gladéco-angélinienne, causée par la révolte des enfants esclaves". Cette saga à certainement été écrite presque entièrement de 1910 à 1921 par son étrange créateur. Elle raconte l'histoire déroutante d'un combat manichéen sans-merci entre un peuple de petites filles et une armée sanguinaire de soldats sudistes. C'est la guerre Glandéco-Angélinienne du nom des deux pays ennemis qui s'affronte sur une planète colossale dont la terre y est devenue satellite naturel. Les régions géographiques de cette planète inquiétante portent des noms comme : "Domporia, Tribongonlia, Concentinia, Morammia, Calverinia" et sont partiellement dévastées par de puissants cataclysmes naturels oû règne parmi des jardins à la végétation paradisiaque garnis d'une multitude de fleurs et de fruits succulents, d'horribles massacres d'enfants. Tout à commencer par l'assassinat d'une certaine Annie ARONBURG, lardée à coups de rasoir, chef des enfants (angélinians) réduits à la servitude au royaume de Glandelia gouverné par le despote-sadique John (johnston) Jacken MANLEY, général des armées païennes exterminatrices de mioches, un étrangleur de première à la main facile. La révolte des gamines est amorcée par l'intervention épique des 7 princesses vaillantes et immortelles du royaume apostolique et catholique d'Abbieannie. Les 7 blondinettes sont représentées pourvues d'un sex de petit garçon comme une bonne partie des gamines de cette étrange histoire. Elles ne sont guère des polissonnes mais des guerrières insoumises aux adultes. De temps à autre, on note la présence de très jeunes boy-scouts en pantalon de salopette avec armes à la main. Les 7 filles du général Robert VIVIAN (ardent) sont baptisées par tous : "Les Vivian Girls". Ces petites pléiades blondes de Girls Scouts Ranger (Daisy, Jennie, Angeline, Catherine, Hettie, Joice, Violet) aussi nommées les "Viviannites" sont aidées dans leurs batailles désespérées contre les Gladéliniens par d'autres escadrons d'enfants provenant de nations différentes comme celle d'Angélinia, mais plus particulièrement par des monstres fantastiques originaires des îles lointaines de Blengigomeneans, une espèce de gigantesque dragon qui se métamorphose pour la cause en des créatures thérianthopiques ailées, mi-enfant mi-animal, possédant des cornes recourbées et spiralées sur le front ou la tête comme des mouflons sauvages, leurs corps juvéniles qui disposent au dos d'une grande paire d'aile de papillon ou de rapace, se terminant par une longue queue recouverte d'écailles de dragon aboutissant à un dard venimeux ou une variété de fleurs en forme de champignon multicolore, bien qu'ils se manifestent fréquemment en mouflette cornue, géante et nue, parée d'une rose dans la coiffure, ce sont les fameux BLENGINS, protecteurs des enfants, sentinelles des moutards. il leur faudra de la ténacité pour assisté et assuré la survie de tous ces petites filles en fleurs ensanglantées au milieu des centaines de carnages et de batailles les plus terrifiantes. Les pauvres petiotes hermaphrodites seront torturées d'effroyable manière. La brutalité sophistiquée des supplices infligées aux petites pré-pubères par les affreux soldats à la toque (calot) universitaire vissée sur la tête, engoncés de leurs sinistres uniformes gris, y est décrite avec une horreur compatissante. Mais le tout, formidablement rehaussé à la gouache, servant de très belles couleurs, admirablement construit dans l'espace, adoucit l'esthétique du crime et fait de nous sa complice. Les petites coquettes toujours déshabillées sont tour à tour cruellement trucidées au sabre ou percées par des baïonnettes sous des explosions de mortiers, paniquées par des forêts incendiées, affolées sue des voies ferrées pour y êtres écrasées par un train, piétinées sous les bottes ennemies, crucifiées avec des méthodes odieuses, pendues via les pieds de façon scélérate en agonisantes étouffées par le sang qui jaillit de leurs petites bouches convulsées, éventrées et dépecées avec leurs petits organes internes mis en avant du regard, le cou enserré au lasso lors de leurs captures par des cow-boys vicieux avant d'être égorgées sur de belles prairies. L'infanticide le plus prisé et dessiné par cet artiste gênant est la strangulation à main-nues. Un petit visage enfantin enflé de douleur à la langue pendante dont les yeux exorbités semblent se concentrés dans l'agitation la plus effroyable sur les deux grosses mains qui l'étrangle jusqu'à la mort. Selon l'histoire des royaumes de l'iréel, les enfants après mille aventures éprouvantes seront libérés de l'esclavage par les 7 blondes immortelles qui réussiront leur coup d'éclat contre l'ignoble sadique John MANLEY et ses armées. Les petites mortes, érigées en martyres messianiques contraindront le royaume de Glandelia à vivre une paix perpétuelle. L'amour chrétien des petites chéries étendue à l'ensemble des mondes universels. Son auteur semble exorcisé de façon obsessionnelle par la beauté lyrique se qu'il à vu ou commit de lui-même. À moins que.. Henry (joseph) DARGER prend naissance le 12 avril 1892 à CHICAGO aux États-Unis, y perd sa mère (Rosa Ronalds) à l'âge de 4 ans qui meurt (1896) en donnant au monde une petite soeur confiée aussitôt à l'adoption qu'il ne verra jamais. Après le décès de son père d'une maladie dégénérative en 1905 dans un hospice de la mission catholique de Saint-Augustin, il est interné pour cause d'onanisme en public et de rébellion contre l'autorité du système scolaire dans un institut pour enfants abandonnés à Lincoln dans L'Illinois réputé pour son régime carcéral et ses traitements inhumains hyper-violents infligés aux enfants internés. Pendant 7 années, il subira de terribles punitions corporelles et la rééducation par le travail forcé. Après une tentative d'évasion en 1908, Henry DARGER s'échappe de cet enfer à l'âge de 17 ans, le 29 juillet 1909, et regagne à pieds sur une période de 2 mois, sa ville natale. il occupe alors diverses postes de subalternes dans les Hôpitaux de la région (zone du near north side). Définitivement employé au nettoyage hospitalier, un an après la grande dépression économique (crise de 1929), il s'installe dans une chambre (2ème étage) louée au 851 avenue Webster (espace communautaire de Lincoln park) oû il y restera en solitaire jusqu'à sa mort, assistant régulièrement aux divers offices religieux de l'église (Saint-Vincent) du quartier tout en cherchant dans les poubelles des rues, le matériel nécessaire pour l'élaboration de son oeuvre littéraire et graphique commencé en 1910 qui ne regardait que lui-même. UN AUTRE MONDE

 

henry darger (3)

Henry Darger (1950), Sans titre (extrait du 17,25 X 47,25) exposé jusqu'au 9 Février 2013 à la Ricco Maresca Gallery (Kiyoko Kerner) 529 West 20th Street, New-York. 

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:01

halle saint pierre

 

La sélection

 

Il ne vous reste plus que 15 semaines (jusqu'au 6 Janvier 2013) pour courir et allez admirer la déroutante et première exposition française "Banditi Dell'Arte" consacrée à l'art hors norme italien et de ses singulières productions installées au Musée spécialisé dans l'Art Brut à PARIS, la Halle Saint-Pierre. Les oeuvres (300) esthétiques des virtuoses de la liberté sont réparties sur 1000 M² par deux étages. Un premier, le rez-de-chaussée, présente dans une demi-pénombre inquiétante, les collections carcérales et psychiatriques du Musée d'anthropologie criminelle de Cesare (Ezechia Marco) LOMBROSO (1835-1909), un terrifiant médecin racialiste qui pensait (à tort ?) repérer dans les anomalies physiques et anatomiques du corps humain, la marque héréditaire biologique du crime. Ce grand collectionneur de crânes et de squelettes de "délinquants-nées", adepte de la doctrine Spirite et croyant à l'existence scientifique de la vie après la mort, à emmagasiné en priver, une foule d'objets incroyables, fabriqués ou découlants de prisonniers de droit commun (bandits Piémontais pendant la campagne d'Italie, 1859-60), de prostitués, de nécrophiles et autres pensionnaires d'asiles d'aliénés mentaux (ex : les poteries et céramiques). Pour le docteur des épileptiques criminels ("criminaloid"), le génie artistique n'était pour lui et d'autres, qu'une tare irrécupérable, une forme de folie furieuse, qu'il nommait : "L'Art de l'insensé". Cette divagation démente s'exprimerait à travers les dégénérés de toutes sortes (qu'aurait' il observé face à une partie de la création contemporaine ?). Les collections du docteur anthropométrique, le pourfendeur de brigands, côtoient ceux du Musée d'Anthropologie et d'Ethnographie de Turin et de l'hôpital San Lazzaro de la province de Reggio Emilia, ainsi que des différent ateliers italiens d'expression libre (art-thérapie) de la loi 180 (1978). À l'autre étage, le premier, employer à mettre en lumière les oeuvres des représentants de l'art populaire contemporain (sic), les insiders indépendants (autodidactes), ceux qui créent hors système, loin du rituel officiel des écoles de réalisations bienséantes (Beaux-Arts). il est clair que selon les différentes biographies mises à la disposition des visiteurs, que ces marginaux de l'art ont parfois eu des vies décharnées extrêmement violentes et nombreux de ses bandits ont fini perdus dans une atroce réclusion, de la prison à l'internement, rejetés de la société. Mais, ils sont moins criminels, ces outsiders populaires de l'Art Brut, qui ont choisi comme leurs confrères, des matériaux les plus éclectiques, pour donner corps aux visions internes de leurs univers : du papier, des cartons, vêtements, bois, de la pierre, des jouets, tissus, déchets, chiffons, même des murs "d'habitations", des tas de choses qui sont ensuite transformées, peinturées, gravées, attachées, sculptées, pour un ensemble de techniques mixtes. Sue les deux étages de l'exposition, curieux et amateurs pourront rencontrés les différentes couleurs très hermétiques de l'âme ces inventeurs en se posant la question fatal : "Qu'ont-ils voulu (nous) dire ?". On admirera entre d'autres : les fresques et dessins de Giovanni BOSCO (1948-2009) et de Gaetano GAMBINO (1924-1987), les inscriptions à caractères énigmatiques gravées sur le mur (60 mètres de long) de l'hôpital psychiatrique de Voltena du "Colonel Astral" : Fernando NANNETTI (1927-1994) puis d'autres graffitis muraux, ceux de Federico SARACENI (1830-1903), la salle à manger de Giovanni PODESTA (1895-1976) composées de meubles peints à messages mystiques, Francesco TORIS (1863-1918) et son "nouveau monde" entièrement bâti en os de bovins (voir photo içi-dessus), les bonshommes Bavarois troués aux longs nez de Carlo ZINELLI (1916-1974), les bas-reliefs en pierre de Nello PONZI (1897-1984), des peintures très colorées pour Tarcissio MERATI (1934-1995), les statuettes de Salvatore BENTIVEGNA (1923-2002), des voitures et des femmes en peinture pour Pietro GHIZZARDI SPAGNOLA (1906-1986), les pierres sculptées par Filippo BENTIVEGNA (1888-1967), un assortiment de buste humain aux visages effacés (en opposition à ceux du docteur Lombroso) tout en bois signé de Luigi BUFFO (1919-1997) et les incroyables objets dessinés en séries de manière répétitif de Marco RAUGEI (1958-2006). Décidément, la plupart des Musées sont de véritables cimetières. En revanche, bien d'autres virtuoses du bricolage hors-circuit sont encore vivants, comme : Franco BELLUCCI (1945) qui lie des jouets avec des cordons en plastique tel des fagots, ou encore Luigi LINERI (1937) et son amoncellement de galets de rivières. Plus scandaleux, les femmes érotiques aux drôles de postures constamment assaillit par les fusées phalliques de Giovanni GACCI (1955). Tout ce fatras de poésie féroce, vous surprendra par son foisonnement extravagant et hallucinatoire. De cet entêtement mécanique pulsionnel de projeter et sauvegarder ses phantasmes les plus hypnotiques par tous les moyens, tous les supports, y compris l'obsessionnel, celui de l'accumulation. Mais les voyous de l'Art n'en font qu'à leur tête. Comme ça, pour un geste à part entière. À voir : 2, RUE RONSARD 75018 PARIS. Métro ABESSES ou ANVERS ligne 12 et 2.

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:40

dessin abstrait

 

L'ART POSITIONNEUR-ABSTRAIT®

 

L'expression artistique et plastique d'une oeuvre tendant vers l'abstraction, même la plus absolue, est toujours définie par le cadre qui l'expose. Une direction de lecture à son ascendance, en est alors toujours induite, créant une antinomie de son nom. Seule la destruction d'une telle oeuvre par une force inconnue à sa production, un élément perturbateur et révolutionnaire, peut conduire à la non-connaissance de l'intention première de l'artiste inconscient : L'élimination de son nom et de la prétention émergente d'une forme libre. Lorsque celle-ci n'est pas entièrement démolie ou désintégrée par l'agent subversif, le sans-père antithétique des topographies macrostructurales de l'abstrait-con™, une nouvelle composition se forme au chaos. On retrouve le corps de l'artiste, cette surface originale et picturale abîmée qui disparaît du classement pour se transcendée en une nouvelle improvisation sculpturale et désacralisée de son propre fondement, se perdre à jamais. Son déchiffrage par les sensibilités objectives en est alors difficile. Sur cette superficie anti-harmonieuse, les nouveaux protagonistes de l'inquiétude, faces aux masses épurées, tracent le premier trait de la religion instinctive. ils en dénomment l'espace. Mais l'épuration du signe, devient la bâtisse réformée de la norme du jours où plane l'esprit de l'artiste, alors immortel. L'ART-CLÔS

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 16:35

Hélène Smith (1861-1929) paysage ultramartien 1896

 

LA BELLE HÉLÈNE

 

Certaines femmes servies de dons extraordinaires sont vouées à un étrange destin qui les conduisent à révélées des choses cachées de l'esprit humain. C'est le cas de l'artiste et visionnaire Suisse, Hélène SMITH (1861-1929), grande voyageuse sympathique du psychisme interplanétaire. Dès son enfance, Catherine-Élise de son vrai nom de famille, MÜLLER, baptisée Catholique, développe un penchant clair-voyant pour les manifestations spontanées et lumineuses de personnages inconnus, hérité de sa mère (confession Protestante), véritable réceptacle "naturel" des puissances Angéliques. À Genève, elle est encore une petite fille (10 ans) lorsqu'un curieux individu (L.P.D) à l'apparence humaine, habiller d'une longue robe brune à manches longues, lui apparaît en pleine rue, miroitant une grande croix blanche fixée à sa poitrine, pour disparaître dans les airs. Son adolescence sera ponctuée de phénomènes oniriques, matérialisés et non contrôlés. En 1884, elle est devenue une belle jeune femme brune de cheveux comme de regard, pétillante d'énergie, employée de commerce puis chef de rayon (tissu) au sein d'un grand magasin, la Maison Badan, située en suisse. Deux ans plus-tard, elle se sent attirée par la mouvance Spirite, alors à la mode, fondé par le grand guide spirituel : Allan KARDEC (Hippolyte Léo Deniard Rival (1804-1869), auteur du Livre Des Esprits (1857), inventeur du Spiritisme, une doctrine pratique et scientifique pour dialoguer avec les morts. En 1889, elle prend connaissance par la lecture du livre de Léon Denis (1846-1927) intitulé "Après La Mort", du pouvoir médiumnique qu'il l'habite, fréquente assidûment les salons et cercles spirites où l'on fait tourner les tables à toute vitesse pour communiquer avec "nos chers disparus" de la "vie". Pendant le déroulements de ces séances où l'on entend les messages de l'au-delà frappées sur le bois, elle manifeste des phénomènes de télékinésie sur de petits objets. En 1891, après la création de sa propre société de contact avec les âmes d'outre-tombes, Catherine-Élise devient une "médium" réputée pour sa clairvoyance d'une grande précision. Ses admirateurs et auditrices fidèles se compte par centaines. Un ans plus tard, elle est possédée lors d'une transe para-psychique, par l'esprit de l'écrivain Victor HUGO (1802-1885) qui lui servira de mentor parmi les sphères des âmes désincarnées. Vers 1894, un médecin et professeur de psychologie à l'université de Genève, Mr FLOURNOY Théodore (1854-1920) est invité à assisté comme spectateur aux séances organisées de transe-médiumnité de la jeune glossolale (Act 2:4) de 33 ans par un confrère, l'éducateur et professeur de psy-pédagogie, Mr LEMAITRE Auguste-Micaël (1857-1922) dans un appartement de sa propriété, où il rédige depuis quelques mois, avec l'aide du professeur de la société d'études psychiques, Mr Cuendet Henri (1874-1964), des feuillets de procès-verbalistiques, sur ses études observatrices et psychologiques, les démonstrations paranormales de la voyante astral. Théodore Flournoy décide à son tour de rapporté et d'exposé par écrit toutes les séances surnaturelles (six années) de la jeune médium, qu'il rebaptise pour l'occasion du pseudonyme d'Hélène SMITH (éclat du soleil, forgeron). Elles rendront célèbre la jeune femme dans le monde entier, après leurs publications dans un ouvrage fabuleux : Des indes à la planète Mars, étude sur un cas de somnambulisme avec glossolalie (1900). Celle-ci écrit elle même ses récits réincarnationnistes (des romans) pendant ses transes visionnaires que Flournoy divise en plusieurs périodes. Le cycle Hindou (octobre 1894) : devant une assistance très nombreuse, Hélène se transporte en vision par une transe corporelle avec convulsions, un état second d'hémi-somnambulisme (à demi) ou parfois complètement inconsciente et absente face à son entourage, les pupilles dilatées et le sourire persistant, où elle se réincarne dans ses vies antérieurs, hors de son corps physique par l'intermédiaire du Périsprit (pneuma). Par sa voix et son écriture (automatique), elle y décrit les images fantomatiques qui l'assaille. Agrippée sur le guéridon frappeur (trois pieds), sa voix prend une intonation nouvelle, celle de SIMANDINI, une princesse indienne vivante au XV siècle, épouse du prince (rajah) Sivrouka-Nâyaka (djaïn), de la dynastie Ikéry, seigneur (1401) et bâtisseur de la forteresse de Tchandraguiri (montagne de la lune). Cette pauvre femme aurait périe brûler vive sur le bûcher funéraire (satî) de son monarque de mari. La jolie médium (pâtri) écrit aussi ses message en langue sanskrite (sanskritoïde), analysé par le linguiste et structuraliste, Ferdinand de SAUSSURE (1857-1913). On découvrit par la suite, la véracité historique de cette antique mémoire antérieure enfouie (cryptomnésie) dans l'inconscient de la belle voyante au don surnaturel, par un passage de l'Histoire Général de l'inde en 6 volumes (1828) de Jules Lacroix de Marlès (1781-1850). La série indienne, très exotique, durera plus de quarante huit mois. Cette même année, Hélène réalise, grâce au transport de son âme dans une enveloppe d'énergie subtils, à l'exploration de la planète Mars. Arrive en 1895, le cycle Royal presque juxtaposer au premier. Toujours en transe léthargique d'une durée de cent-ving minutes, véhiculée par son corps éthéré, la belle Hélène, étonne les Messieurs psychologues qui se pressent autour d'elle cherchant des explications hyper-rationnelles à son comportement fantastique par la mesure de sa sensibilité kinesthésique à l'aide d'appareils et d'instruments électriques  comme l'Algésiomètre et le Dynamomètre. Elle se réincarne cette fois-ci en une autre princesse impériale devenue Reine de FRANCE : Marie-Antoinette D'AUTRICHE (1755-1793), dont elle revit le destin tragique qui mettra un terme à sa vie sentimental tumultueuse. Le quatre décembre, plongée dans un profond état hypnotique, elle parle soudain d'une voix grave d'un homme d'une quarantaine d'années devant un auditoire effaré, c'est l'italien et amant de la future décapitée, Joseph BALSAMO (giuseppe) dit Comte de CAGLIOSTRO et de Pellegrini (1743-1795), un mystérieux médecin disciple du célèbre Comte de SAINT-GERMAIN (1702-1784) alchimiste et mage, inventeur du rite Misraïm en maçonnerie "égyptienne". S'est cet étrange personnage à la croix brillante qu'elle rencontra petite fille. Le comte de Fénix (Balsamo) deviendra son nouveau directeur et médiateur métaphysique sous un nouveau nom, LÉOPOLD (lilia pedibus destrue) qui manifestera ses écrits par la main gauche. À trente-cinq ans (1896), Hélène débute le troisième cycle de ses romans, Le MARTIEN, en se télé-portant dans l'invisible grâce à l'évaporation fluidique de son corps de femme pour d'incroyables voyages inter-planétaires à la rencontre des habitants de la planète Rouge. Elle en décrit l'environnement fait de petites montagnes aux rochers roses, clairsemés d'une végétation d'un vert foncé, agrémentée d'une multitude de fleurs blanches et pourpres, où domines des arbres rouge-briques et violets, dont certains ont la forme de nuages, bordés de grands lacs verdâtres sous un ciel jaunâtre. Les autochtones de la planète Mars ont une apparence humaine, vetûs de grandes robes, le visage teinté de jaune, consommant pour se nourrirent des bâtonnés bizarres de couleurs rose-blanc-bleus ornés d'une petite fleur, mais aussi une espèce de chat qui cuit au feu de bois et des animaux biscornus. Elle va y rencontrer toutes sortes de personnages étranges, des petits et des grands, et surtout, le sorcier-extraterrestre ASTANÉ (une réincarnation de Kanga, un fakir hindou, fidèle compagnon de la princesse Simandini) volant dans l'espace (1896) avec une sorte de sceptre croisanté qui crache du feu, puis l'astronome (1898) RAMIÉ et son fils Saïné. Tous ces habitants de la planète lointaine écrivent et parlent une langue insolite : Le MARTIEN. Par le bras droit d'Astané, Mlle Hélène, médium interstellaire, retranscrit (août 1897) sur papier, les inquiétants hiéroglyphes en entreprenant un étonnant dialogue verbal avec les Martiens. Se qui donne ce langage baroque : "Mitchma Mitchmu Minimi Tchounimen Mimatchineg Masichinof Mézavi Patelki Abrésinad Navette Naven etc..." Elle les traces au crayon et peint automatiquement au moyen d'une spatule en fer ou directement avec les doigts, ses hallucinations de l'au-delà terrestre, des espèces de tableaux visionnaires projetés au travers de ses rêves éveillés dirigés par les guides de l'espace, sur du papier aquarellé ou de carton. Un Art médiumnique est née. Tout ses "romans" de correspondances somnambuliques seront marqués sur des carnets de notes jusqu'en 1901. Le mystérieux Ramié, invite l'élégante demoiselle syncoptique, à effectuer un autre périple en direction d'un astre proche du sol rouge : L'ULTRA-MARS. Un nouveau cycle original avec des représentations saisissantes. Peut-être un (Phobos) des deux (Déïmos) satellites de Mars. La vie sur cette planète est plutôt primaire. Une surface noire sans aucun herbage, occupée par des êtres aux crânes rasés de 12 centimètres et 20 de larges, fixés par de petits yeux bordés d'une bouches immense, leurs corps atteignent 80 centimètres, des bras abritant de longues (30 centimètres) mains d'une largeur de 8 à 10 cm aux ongles recourbés longs et noirs. Ces Ultramartiens vivent à l'intérieur de masures ne comportant ni fenêtres ni portes, leurs accessibilités se fait uniquement par de petits tunnels de 3 mètres de long, ces cabanes sont abritées d'un toit plat érigé de gros tuyaux. C'est cette vision exotique d'un autre monde, qu'Hélène SMITH, la routarde de l'espace, à peint (ici-dessus) lors d'un ultime voyage en terre inconnue (pour nous) en 1896 : Un paysage Ultramartien aquarellé sur papier (collection privée, montré au Musée d'art Moderne et Contemporain de la Ville de STRASBOURG (67) le 12 février 2012 pendant l'exposition : "L'Europe des esprits ou la fascination de l'occulte (1750-1950)". Ces petites créatures ont une écriture (idéographique) et un langage : L'ULTRA-MARTIEN. Les voici révélés, soit par des dialogues entre les différentes personnalités réintégrées en communication avec l'âme à la conscience modifiée de l'Hélène magique ou en réponse aux questionnements des assistants lors des réunions psycho-spirituelles et extatiques pleines de glossolalies cosmique. Exemples, ASTANÉ : "Simandini, Lé Lami, Mêné! Kizé pavi ! Kiz Atimi", Simandini, me voici, amie ! qu'elle joie ! quel bonheur ! (14 mars 1897). Ramié: "Iche Manir, Sé Dé Évenir Tové Chi Amiché Zé Forimé Ti Viche Tarviné", Approche, ne crains pas. Bientot tu pourras tracer notre écriture, et tu posséderas dans tes mains les marques de notre langage (23 mai 1897). ASTANÉ : "Dé Véchi Kéti Éfi Mervé Eni". Tu vois que des choses superbes ici. (23 août 1898). "Ana Évaï Maniké É Bétiné Mis Tié Attanâ Kâ Di Médinié. Bétinié Tès Tapié Ni Bée Atèv Kavivé Danda Anâ". Maintenant sois attentive à regarder un des mondes qui t'entourent. Regarde ce "tapié" et ses êtres étranges. Silence maintenant. (2 novembre 1898). Suite à la publication du livre de FLOURNOY en 1900 et l'explication pré-Freudienne, en passant par la subliminologie imaginal, ou encore, la fraude érotique d'une hystérique hallucinée, puis les théories des personnalités multiples à l'inconscient mythopoïetique et psychopathologique, ou alors, la folie d'une femme naïve et excentrique, enfin aux explications dites "rationnelles" de cette nouvelle religion savante qui était la métapsycologie, Hélène, la médium courageuse face à une élite médicale et masculine dominante, se sentant trahis par tous ces docteurs du nouvel ordre, mit un terme à toutes ses relations hypocrites et intéréssés. Elle se sépara du corps scientifique. Certain comme le Dr LEMAÎTRE, pensait qu'Hélène était une réincarnation du peintre italien RAPHAËL (Raffaello Sanzio (1483-1520). Une riche militante des milieux spirites Américain, Mrs JACKSON, boulversée par sa puissance visionnaire, lui offre une rente à vie. La divine Hélène ne perd pas courage et entame un cycle Lunaire (1901) et Uranien avec son vocabulaire spécifique : "Palagato Litonalibo To Nana Totazo Ma Oto Dô", agrémenté de nombreuses productions picturals. En 1903, elle quitte les réunions spirites et débute un cycle dit "Christique" où elle  entreprend une discusion imprésionnante avec son ange gardien, continue à peindre des tableaux naïfs à l'état de sommeil, prend des cours d'art graphique. Quatre ans plus tard, Catherine-Élise peint avec ses trois doits du millieu de sa main, un christ en croix (L.P.D ?) sur un immense panneau de bois, après l'appel d'une vision religieuse, qu'elle finit en 1908. Publie d'elle même, une importante brochure artitisque au titre de "JUDAS" (1913). Des phénomènes paranormaux se manifestent lors de l'éxécution de la fresque dédié à l'apôtre déchu : Des lumières éblouissantes d'une très grande intensité se fixent sur des plaques photographiques devant une quarantaine de témoins. Deux ans après, elle cesse difinitivement son cycle religieux. Après une vie entière consacrée à l'étude graphique des mondes antérieurs et à la communication avec les habitants de l'éther, Catherine-Élise MÜLLER s'éteint à l'âge de 68 ans en plein Genève (1929). Elle est allée rejoindre ses amis extra-terrestres dans leurs mondes supra-sensibles, la où elle est Reine, loin des moqueries de l'humain ultra-matérialiste. Sur la planète Terre, cette année sera marquée par le Krach boursier de New-York, la plus grande crise économique et financière du XXème siècle.

 

écriture martienne d'Hélène Smith

 

Écriture martienne de la main d'Hélène Smith (22 août 1897).

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 15:16

Henri UGHETTO oeuf et gouttes de sang

 

LES QUATRE DISQUES

 

Trouver sur le couvercle d'une poubelle (vers 22h18) le soir du réveillon pour le nouvel An 2012, ce coffret de quatre DVDs-R ne comportant aucunes rayures est une heureuse découverte. Celle de quatre films intrigants : Sur ce qu'il faut savoir pour comprendre l'art brut et l'art hors les normes (titre sur le boîtier délaissé) gravé par les éditions Mémoire des Arts (2007). Le premier d'une durée de 62 minutes, intitulé : L'histoire de l'art brut et de l'art hors les normes, est réalisé à la Fabuloserie, un musée dédié aux artistes bizarroïdes et autres bidouilleurs non-conventionnels, inventer en 1983 par l'architecte Alain Bourbonnais (1925-1988) à Dicy (89) un petit village dans L'Yonne en Bourgogne, avec un entretien de son ami de toujours, le vendéen Anti-marxiste et anarchiste, écrivain pacifiste, professeur à l'école nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD), Michel Ragon (1924), critique et historien d'art, qui nous fait découvrir des artistes, tels que : Jano Pesset (1936), le magasinier et sculpteur sur bois de lierre, François Montchâtre (1928) et ses drôles de machines animées, Giovanni Battista Podestà (1895-1976), l'ouvrier céramiste et ses bas-reliefs post-néo-moyenâgeux à pancartes, Simone Le Carré-Galimard (1912-1966), la résistante décorée de la croix de fer en pleine accumulation de débris figurinistes (des pantins faits de boites de conserves), Francis Marshall (1946) et son univers diabolique, fait de chiffons et de bas nylon, de la petite Mauricette et ses autres monstres gonflés, Pierre Avezard (1909-1992) dit "Le Petit Pierre" et son incroyable manège, véritable bijou art-Brutique, où il est signalé que les enfants n'ont pas le droit de jouer avec (par mesure de sécurité), puis bien d'autres créateur marginaux sont présents. C'est l'aventure historique de la Fabuloserie. Le deuxième disque est consacré à l'artiste Mario Chichorro (1932) par un entretien (2005) avec Alain Vollerin, critique et historien d'art, co-fondateur des éditions Mémoire des arts. Le virtuose et portugais Chichorro en plein labeur, reçoit le critique au sein de son atelier à Perpignan (66). Cet artiste travaille avec des plaques de bois compressées, de l'agglomérer de liège, qu'il sculpte pour façonner et faire émerger un fourmillement de personnages étranges (des foules) peints de couleurs hypothétiques et vifs. Ouvrier agricole à 31 ans et étudiant à l'École Supérieur des Beaux-Arts de Porto, enseigne en France dans les écoles primaires ou il fait découvrir ses expériences esthétiques aux enfants. Son oeuvre s'inspire apparemment du Baroque Portugais (XVIIIème siècle) et plus particulièrement des carreaux (Azulejos) de faïences émaillées peints à la main, spécialité historique et décorative de son pays natal. il fut remarquer en 1969 par le peintre Claude Massé (1934). La troisième palette (28 minutes) est pour l'inquiétant plasticien lyonnais Henri Ughetto (1941-2011) par une interview datant de 1987, dans l'atmosphère très spécial de son atelier, où il raconte un peut sa vie, ses obsessions, face à la caméra. Cet homme surprenant commence à dessiner à l'âge de quatre ans (1945) sur un mannequin de couturière, puis travaille la peinture à 16 ans et tombe gravement malade à 22 en 1963. il subit alors, une trépanation qui le conduira vers un long coma de plusieurs semaines. il est déclaré par les médecins, mort cliniquement le 11 août. Mais se réveille et s'échappe des bras de la faucheuse en restant amnésique pendant une année (1964) où il peint ses premières tâches de sang; il a 24 ans (1965) et exécute son deuxième mannequin décoré de grosses gouttes sanglantes. une véritable frénésie maniaque et créatrice s'empare de toute son âme. C'est avec un goût raffinée de la composition provocatrice, qu'il peint des gouttes de sang sur des oeufs (une forme parfaite) en plastiques (servant aux raccommodages des chaussettes) greffés sur des mannequins, nommer "imputrescibles". il décrit son obsession viscéral du comptage des gouttes de sangs (400 à 500 par oeufs), qu'il trace de ses pinceaux ensuite réunis en paquets, puis collés à des réveils. Cette nécessité possessif de comptée, le rapproche du Facteur Cheval (joseph Ferdinand 1836-1924), le créateur du palais idéal (26). il fabrique aussi, des sortes de grands monument funéraires, parsemés de milliers de crucifix, des masques zyeutés ou injectés de sang, des mannequins fleurs hérissés de saucisses, de fruits et légumes en plastiques (carottes, citrons etc..), de tétons de seins et de matières non-identifiées. Une production hallucinante, fournit par cinquante année de travail ininterrompu, exposer dans le monde entier. Un univers où la vie s'entremêle d'avec la mort pour l'éternité. Le quatrième et dernier enregistrement est destiné (1987) quand à lui en 27 minutes et trente secondes d'entretien avec l'artiste spontané Marie-Thérèse Bourrat (1938) dans son appartement situé à Lyon. Elle dessine aux crayon de couleurs dès l'âge de 8 ans, rencontre à 16, le peintre Jean Couty (1907-1991) dans son atelier, après avoir déserté l'école. Marie-Thérèse est une singulière et les encadrements institutionnalisées ne sont pas sa tasse de thé. Elle est solitaire et aime travailler seule : "je suis une fille triste " dit elle en riant aux éclats. Un chagrin qu'elle peint très rapidement (1950), représentant des petites filles accablées de malheur, puis des femmes nues, illustre (entre autres) le roman de l'écrivain Jules Renard (1864-1910), Poil De Carotte (1894), réalise de nombreuses affiches et décors de théâtres, confectionnant des cartons à chapeaux et autres objets décorés. Elle invente en 68, un art-thermaliste. En 1969, de retour d'un pèlerinage (rosaire) à Lourdes (65), elle peint les foules de paysans à la croyance "naïve". La vieillesse l'intéresse. Dans son enfance, elle fut déconcertée par l'inutilitées des choses, d'un quotidien sans issus. Son univers familier, sa chambre, devient son sujet de prédilection : des plies d'un lit reflétant l'absence de l'être aimer, au lit-cage, en passant par la lumière des lampes, son oeuvre est emprunt d'une tendresse submergée par la souffrance d'être, d'une femme d'intérieur prisonnière du temps. C'est une grande poétesse de l'absurde beauté. Voila. C'est fou ce que l'on peut trouver d'enrichissant sur le couvercle d'une poubelle.

 

DVD Mémoire des Arts 2007

 

Éditions mémoire des arts : BP 4553, 69244 Lyon Cedex 04. Tel : 04 74 01 05 45

La Fabuloserie : 1, rue des canes 89120 Dicy. Tel : 03 86 63 64 21

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 16:28

Art Gribouilli

 

LA FARFOUILLE CONTEMPORAINE

 

Voici exposés ici, deux gribouillis contemporain, dont l'un est plus Ancient, que le deuxième avantageusement présent, dans ces temps de tentatives destructrices des expressions Moderne. 1) Au dedans de ce tourbillon aux traits posés et déliés, qui forment l'énergie par petites touches, de cette illustration abstraite à la disposition bariolée, que peut on y voir ? L'identification de motifs-sujet connus, semble apparaître à nos sens alertés de cette mise en scène biscornue d'un "esthétisme" malveillant, dont on nous rétorque souvent : "amusement d'enfant veut rien dire" puis qu'est n'importe quoi. Oui bien sûr, c'est certain ! C'est pas beau, au Pot-Pot ! Qu'il est malaisé de plonger aux milieux des brumes spéculatives et pulsionnelles du libre motif. 2) Cet espèce de lapin androgyne (ci-dessous), L'ART-NAQUE®, qui semble tressaillir du cadre bienveillant et conventionnel où il s'affiche d'un bâton probablement Berger enfilé à têtes de bonhomme bidules, se tiraillant d'une sorte de chat-masque à la chair confuse, n'est-il pas l'incarnation de L'ART-BÉTA®, l'exposition cynique du paraître "tout bout de champ", le branché performeur People, la peluche-Provoque® des grands dominateurs intellos de la Farce-Attrape, la Mafia des copains-coquins pistonnés et auto-subventionnés de l'État Fashion-Attitude, se roulent dans la Peinture-shopping sale, débitent des sornettes en courageuse d'ART-Trip(e)s® au chic agité du devenir paillette blanchisseuse de roules-Pognons, attentat des dé-raisons conceptuelles aux tendances institutionnelles des poubelles et spectacles déchets, venimeuses comme les projections dansantes des aisselles du Lapin-Hein ? C'est l'ART-CONSO® au rayon des shoppings-cimetières, l'ART-ifice du porno-claque-provoc' à l'odeur des spirales pyramidaux du Dieu marketing, Maître absolue de la circulation spectral-euro-dollars de la planète du peuple Actuel, toujours fouinant la grande nouveauté des entrailles de l'œuvre-au-truie. L'art c'est maintenant du cochon admis, le vide-ordures des industries de la mort. Un anti-vieux à la vitesse hyper-mobilisatrice des super-riches, Le bidon-carotté des ultras-pauvres engraissés de Gadgets high-tech-TV, le grand FUN de l'existence par procuration : la vie rêvée des Fanges. Voilà, c'est le drôle d'ART'icle du néo-réac. L'ART-CLÔS

 

Art contemporain

L'ART-NAQUE®

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 15:14

Adolf Wölfli (1864-1930)

 

SAINT ADOLF II

 

En France, dans le Nord-Pas-De-Calais (59) à VILLENEUVE D'ASCQ (6 km de LILLE) se tient au LAM Lille Métropole Musée d'Art Moderne, d'Art Contemporain et d'ART BRUT, du 9 avril au 3 juillet 2011, l'exposition temporaire ADOLF WÖLFLI UNIVERS. Celle-ci retrace chronologiquement avec près de 150 œuvres (1905 à 1930), le travail artistique incroyable d'un des plus grands noms de l'ART BRUT. Une première et grande rétrospective en FRANCE de cet artiste SUISSE, ADOLF WÖLFLI (1864-1930) né (cadet) dans une famille nombreuse et pauvre, d'un père JAKOB, alcoolique et criminel, tailleur de pierres, d'une mère blanchisseuse, de mauvaise vie, il dut survivre très tôt, lui l'enfant perdu, de travaux agricoles après la mort de sa mère. En passant à la prison, il fut interner à l'Asile d'aliénés, l'hôpital de la WALDAU à BERNE (35 km au nord des ALPES) en SUISSE vers 1895 pour des problèmes d'attentats aux mœurs. il y restera pendant 35 Années, où il travail de façon continue à l'élaboration d'un Monde complexe, hautement original et personnel. Une œuvre artistique protéiformes et monumentale faite de dessins (1500), de collages (1640), de compositions musicales (notations), de peintures ainsi que sa recherche biographique imaginaire, rythmée de vers en prose d'une écriture endiablée, en dialecte Bernois (ALLEMAND), divisée en 45 cahiers d'un total de 2.970 pages manuscrites illustrées de plus de 3000 dessins : LA LÉGENDE DE SAINT ADOLF. C'est à l'intérieur de sa cellule (N°3) d'isolement qu'il développe son stupéfiant Univers intérieur, formé d'animaux et de personnages en sainteté évoluant parmi des villes gigantesques aux architectures géométriques démesurées, le tout traversé par des portées musicales. Une partie de sa production empilées, mesurait jusqu'à 1 mètre 80 de hauteur. Dans un de ses cahiers illustrés et coloriés de son Auto-légende, il décrit après sa visite des quatre continents de notre planète, ses voyages cosmique dans l'espace (1868/1869), Extrait : "Fondation des 42 royaumes de SAINT-ADOLF et des continents de saint-adolf (anciennement<sudméridien>). Descriptions des merveilles du monde : Fontaines-géantes-de-pétrole-en-furie-de-saint-Adolf,etc..L'<avant-garde-du-voyage> est conduite par Dieu le père en personne et vole sur les ailes de l'oiseau-Albatros dans le jardin d'Eden.-wölfli dans le lit-de-duvet-du-ciel.-Menaces des serpents et sauvetages par Dieu ou par les Anges. Danse dans les jardins du paradis.-Poursuite du vol de l'avant-garde dans l'univers à bord de cinq petits satellites ou dans la <corbeille-de-transport-géante-de-luxe.> fixée à la queue du <serpent-de-l'éclair-géant> et retour sur la terre." etc...(Cahier géographique n°11, 1912-1913) traduction de isabelle EICHER du catalogue d'exposition "ADOLF WÖLFLI-STIFTUNG KUNSTMUSEUM BERN 1976". C'est donc au centre du LAM, sur un accrochage aéré (Musée qui abrite la plus grande collection d'ART BRUT française (3500 œuvres) celle de L'ARACINE (fondée en 1982 par Madeleine LOMMEL) en partenariat avec la FONDATION WÖLFLI hébergée au Musée des Beaux-Arts de BERNE, que l'on ira sans tarder admiré, lire et écouter, les créations picturales de cet Artiste majeur de l'ART BRUT, dont les interprétations musicales de ses partitions sont jouer par des compositeurs contemporains (dommage !) dans les cinq espaces qui couvre cette exposition sonore et hyper-colorée, ponctuées de documentaires et d'animations admirables. VIVE SAINT ADOLF II.

 

1 Allée du Musée  59650 Villeneuve d'Ascq, FRANCE +33(0)3 20 19 68 88  ou  +33(0)3 20 19 68 68

 

Adolf Wölfli Saint-Adolf porteur de lunettes (1924)

 

SAINT-ADOLF porteur de lunettes.1924 (les quatre portraits qui forment les angles sont ADOLFINA grande déesse)

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article
11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 16:51

Art Brut exposition la halle saint pierre Paris

 

LES SINGULIERS DE L'ART

 

Depuis le 17 janvier et jusqu'au 26 aout 2011 se tient en plein PARIS l'exposition d'œuvres d'Art des plus grands artistes OUTSIDERS : "SOUS LE VENT DE L'ART BRUT" élaborée par MARTINE LUSARDY (grade de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres) directrice du Musée de la halle Saint-Pierre, avec 450 peintures et dessins fixées sur deux niveaux, éclairée astucieusement, provenant des 4000 œuvres réunies par la collectionneuse Allemande CHARLOTTE ZANDER, qui les abrites en son château de BÖNNIGHEM dans le Bade-Wurtemberg au environ du Lac de Constance. Cette collection exeptionnelle rassenble 49 virtuoses de renommée internationales, créateurs autodidactes et marginaux, fous, naïfs, visionnaires, toutes une variété d'artistes géniaux et inclassables, présenté sous le concept d'ART BRUT inventé par le peintre JEAN DUBUFFET (1901-1985) pour désigner leurs productions artistiques et picturales confectionner hors de toutes prétentions culturelles. Quelques noms qui se sont imposés sur la scène de l'Art moderne ont retenu mon intention : ADOLF WÖLFLI (1864-1954) le saint-Adolf, AUGUSTIN LESAGE (1876-1954) peintre spirite Français, SCOTTIE WILSON (1891-1972) collectionnées par PICASSO. Et encore, FLEURY-JOSEPH CRÉPIN (1875-1948) et son don de guérrisseur, AUGUST WALLA (1936-2001) l'homme-femme Autrichien, MADGE GILL (1882-1961) le peintre-médium britannique, WILLIAM TRAYLOR (1854-1947) l'Américain aux constructions déroutantes, et bien d'autres, comme ILIJA BASIČEVIC dit BOSILJ (1895-1972) artiste Serbe incroyable et fabuleux avec ses scènes à caractères mythologiques et sa symbolique indevinable unique dans l'histoire de l'art. Agriculteur, il commence à peindre a l'age de 64 ans jusqu'a sa mort. Son oeuvre compte plus de 2000 tableaux, exposés de son vivant dans une centaine d'expositions à travers le monde. il est pourtant peu connu en France , voir même ignoré. Mais aussi le peintre Borgne, Serbo-Croate SAVA SEKULIĆ (1902-1989) avec son univers imaginaire d'où est tirée l'affiche. Venez visiter toutes ces créations fantastiques  de richesses esthétiques, renversantes et remarquablement colorées, ou l'invention est reine, dans cette belle architecture de type BALTARD (1868) qui domine le quartier des marchands de tissus, qu'est-ce musée dédié à l'ART SINGULIER, brut et naïf, qui dispose aussi d'une librairie, d'un Auditorium et un café, et de nombreuses activités culturelles, au pied du SACRÉ-CŒUR de Paris. Remarquable

 

Adresse : 2, Rue RONSARD 75018 PARIS   Station de Métro : ANVERS  Ligne 2

Repost 0
Published by the visionnaire - dans art
commenter cet article

Présentation

  • : the visionnaire
  •  the visionnaire
  • : Arts et Mystères initiatiques
  • Contact

Recherche